EXPLICATION DE LA PLANCHE VII
En haut. — Contracture des fléchisseurs de la main avec surextension des trois derniers doigts, consécutive à une blessure par balle de V avant-bras à l'union du tiers moyen et du tiers inférieur avec fracture du radius (décembre 191k). L'impotence motrice n'est pas complète, le malade a toujours pu exécuter quelques légers mouvements d'abduction et de flexion des doigts, mais dès qu'il ne fait plus d'effort pour les maintenir la main reprend l'altitude habituelle. Vétat ne s'est pas modifié notablement depuis un an (novembre 1916). Troubles vaso-moteurs et hypothermie très accusés. Main d'aspect succulent. Sur excitabilité mécanique des petits muscles avec lenteur de la secousse musculaire.
Au milieu. — Contracture des fléchisseurs de la main avec surextension des deux premières phalanges et flexion des dernières, consécutive à une blessure par éclat d'obus du dos de la main au niveau de la deuxième articulation mélacarpo-phalangienne (mars 1915) suivie d'une longue suppuration. La contracture des fléchisseurs de la main s'est progressivement accentuée, cinq ou six mois après la blessure.
L'impotence motrice n'est pas complète : l'extension du poignet, l'abduction et l'adduction des doigts, la flexion des dernières phalanges demeurent possibles, mais ces mouvements s'exécutent sans force. La motililé du pouce est indemne (mai 1916). L'hypothermie et les troubles vaso-moteurs sont très marqués; à l'avant-bras l'amplitude des oscillations est plus faible du côté malade que du côté sain. Légère surexcitabilité mécanique des muscles de la main et de l'avant-bras s'accentuant notablement à la suite d'une courte réfrigération artificielle qui ne modifie pas l'excitabilité musculaire de l'autre bras. La déformation des doigts en bec de corbin rappelle celle que l'on observe dans la déformation dite en main d'accoucheur et au cours du rhumaisme chronique.
En bas. — Contracture des fléchisseurs de la main avec surextension des doigts, consécutive à une plaie de l'épaule avec fracture de la tête humérale (le bras a été immobilisé par une écharpe pendant un mois). A la contracture en flexion de la main s'associe une contracture de l'avant-bras qui n'apparut que k mois après la blessure et fut précédée d'un état parétique du bras. L'hypotonie des fléchisseurs des doigts est très marquée, elle permet une subluxation des phalanges (voir Fig. 8, p. 138). On note de l'atrophie globale des doigts et de la surexcitabilité mécanique des petits muscles de la main (juin 1916).
TROUBLES' NERVEUX D'ORDRE REFLEXE