‹ Hystérie - pithiatisme et troubles nerveuxChapitre 33 sur 61 · EXPLICATION DE LA PLANCHE V · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE LA PLANCHE V

En haut. — Contracture des petits orteils en extension avec parésie flasque du gros orteil, consécutive à une blessure par balle de la cheville gauche, sans fracture (septembre 19M). A la contracture des orteils s'associe une contracture du pied à angle droit. La contracture du pied et des orteils ne disparaît qu'à une phase avancée de la narcose chloroformique et reparaît en même temps que les réflexes tendineux longtemps avant le retour de la conscience (voir Addenda, p. 251 , Obs. XII). Nous avons eu l'occasion de voir deux autres blessés présentant ce même type de contracture qui paraît d'ailleurs exceptionnel.

Au milieu. — Parésie des fléchisseurs du pied gauche ainsi que des extenseurs et des fléchisseurs des orteils, consécutive à une blessure de la région fessière sans lésion du nerf sciatique. Claudication du même type que celle-donl nous avons donné la cinémalographie (voir PL II, p. 92).

Lorsque le sujet cherche à exécuter un mouvement de flexion dorsale des pieds, il ne relève que le bord interne du pied malade qui se met en varus. Le mouvement d'extension des orteils qui s'associe à la flexion dorsale du pied sain ne se produit pas du côté malade.

Le réflexe rotulien gauche est plus brusque que le droit; le réflexe achilléen droit paraît par contre affaibli; le mouvement est lent et de faible amplitude. L'exercice et le réchauffement artificiel du pied en augmentent quelque peu l'amplitude en même temps qu'ils améliorent l'état de la motilité. Hypothermie et troubles vaso-moteurs marqués. Sarexcitabililé mécanique très manifeste des muscles du pied et du groupe anléro-exlerne de la jambe.

Eu bas. — Parésie des fléchisseurs du pied ainsi que des extenseurs et des fléchisseurs des petits orteils, consécutive à des blessures par shropnell du dos du pied et de la jambe, compliquée d'une fracture du tibia (septembre 1915). La plaie de la jambe a mis cinq mois à se cicatriser et le blessé a porté un appareil de marche pendant trois mois.

En avril 191G, l'impotence motrice n'est pas complète, les mouvements du gros orteil sont conservés, la flexion dorsale du pied s'exécute surtout pour le bord interne, elle s'accompagne d'un mouvement d'adduction du pied qui se met en varus; pendant ce mouvement les derniers orteils restent fléchis. Amyotrophie marquée (5 centimètres à la jambe et 7 centimètres à la cuisse); hypothermie; surexeilabilité mécanique des muscles du pied, de la jambe et du quadriceps; imbrication des orteils rappelant la disposition des doigts qui est si fréquente dans la main d'accouclieur.

En juin 1916, la flexion dorsale du pied s'exécute mieux, les derniers orteils peuvent s'étendre. Le malade a été soumis au traitement suivant : diathermie, mobilisation.

TROUBLES NERVEUX D'ORDRE REFLEXE

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