TROISIEME PARTIE
Les accidents hystériques et les troubles nerveux d'ordre réflexe ont été si souvent confondus, et ils le sont si souvent encore, qu'il nous a semblé bon de réunir dans une même partie de ce livre ce qui concerne le diagnostic de ces deux groupes de manifestations nerveuses; les différences qui les séparent apparaîtront ainsi sous un jour encore plus éclatant.
Le premier chapitre sera consacré au diagnostic de l'hystérie et des affections organiques du système nerveux, mais nous n'y aborderons qu'une partie des problèmes relatifs à cette question. Sans doute l'hystérie peut être confondue avec toutes les affections du système nerveux puisqu'elle est susceptible de les imiter toutes. Mais, étant donné les limites qui nous sont imposées, nous nous bornerons à l'étude des problèmes cliniques que soulèvent les divers types de paralysie et de contracture si communément observées en neurologie de guerre. D'ailleurs, nous avons eu déjà l'occasion d'indiquer sur quels signes on peut fonder le diagnostic de crise convulsive (voir p. 47), de mutisme (voir p. 72), de surdité (voir p. 67), de pseudo-sciatique hystériques (voir p. 52), pour ne parler que des accidents pithiatiques les plus fréquemment rencontrés. Dans le deuxième chapitre, nous exposerons le diagnostic différentiel des troubles nerveux d'ordre réflexe et des affections organiques du système nerveux. Nous indiquerons ensuite quels sont les éléments du diagnostic différentiel de l'hystérie et des troubles nerveux réflexes. Enfin nous montrerons comment l'hystérie se
distingue de la simulation; mais auparavant nous nous occuperons de ces associations morbides dont l'importance est si grande en neurologie et notamment en neurologie de guerre.