HYSTEBJE — PITHIATISME
hystérique soit capable d'abolir le réflexe cutané plantaire. Ils conduisent plutôt à établir Le contraire el à montrer qu'il y a là seulement une apparence due à la contracture hystérique, capable, comme la contraction musculaire volontaire, de masquer les mouvements réflexes, »
A ces critiques on peut en joindre une autre qui est fondamentale. Dans la presque totalité des faits sus-mentionnés, autant que Ton peut s'en rendre compte par les renseignements succincts qui nous sont parfois donnés, il s'agit de sujets ayant subi des traumatismes variés : plaie du membre par projectile, contusion, chute, commotion par éclatement d'obus. 11 est fort possible dès lors que les troubles nerveux incriminés ne soient pas de nature hystérique, mais d'ordre réflexe. Les faits de ce genre n'ayant pas encore attiré l'attention au moment de la communication de Dejerine, ce diagnostic n'a même pas ete discuté. Or, dans les parésies et dans les contractures dites réflexes, nous l'avons souvent noté, la réflectivité cutanée plantaire peut être abolie. Celte irréflectivité semble alors liée aux troubles vaso-moteurs et à l'hypothermie. 11 suffit de réchauffer artificiellement le pied et parfois seulement de laisser séjourner le malade dans une chambre chaude pour voir le réflexe reparaître [149]. L'instabilité de ce trouble est importante à souligner et nous saisissons cette occasion pour faire ressortir une fois de plus que la disparition rapide d'un phénomène n'implique pas du tout, comme certains le pensent, l'idée d'hystérie. Elle n'a cette signification que si le trouble a cédé sous l'influence seule de la contre-suggestion.
En résumé, les faits nouveaux dont on s'est servi pour soutenir que l'hystérie est en état d'abolir les réllexes cutanés ne sont rien moins que probants. Nos idées ont été depuis lors confirmées par plusieurs neurologistes (voir p. 143).
Troubles sensoriels.
Troubles visuels hystériques. — Nous avons demandé au D1 Morax de nous faire savoir ce qu'il avait observé relativement aux troubles visuels hystériques depuis le début de la guerre et de nous communiquer son opinion actuelle sur les « stigmates oculaires » de l'Hystérie. Nous nous sommes adressés à lui parce qu'il joint à sa compétence en Ophtalmologie une connaissance spéciale des maladies nerveuses, ayant été attaché