II. — FIXATION DES LIGAMENTS LARGES
Sous ce nom nous devons ranger et décrire en quelques mots le procédé qu'employa Von Winiwarter, car il diffère un peu de ceux que nous avons signalés jusqu'ici.
Procédé de Von Winiwarter.
Le procédé de Von Winiwarter, d'après Fraipont qui l'a fait connaître, « serait plus sûr que celui employé par Muller' puisqu'il produit le contact de tout le fond de la matrice avec le péritoine de la paroi abdominale et que ce contact peut être prolongé pendant une vingtaine de jours, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'une adhe'sion solide se soit produite ». Ce qui ne nous paraît pas très exact; mais passons, car là n'est point la question.
Voici le mode de suspension de l'utérus qu'employa Von Winiwarter et que Fraipont recommanda alors.
Manuel opératoire. — « On passe l'anse du fil fixateur à travers le ligament large, au-dessous de l'ouverture de la
* Allusion aux prcmiiîi'csIJysléropexicsfailcs par Mullcrpourreinéiiicr à des prolapsus utérins (voir Llièse de Duniorel) et qui ne sont que des liysléreclomies supravaginalcs avec pédicule cxlerne.
trompe dans l'utérus et le fixe aux bords de la plaie abdominale Si ce n'est pas possible, dit Fraiponl, il faut lui faire traverser le tissu utérin près des angles du fond de l'organe'. » On peut comprendre (Byford) ou non le ligament rond dans cette ligature.
C'est en somme la méthode employée par Hacker et Wœlller pour fixer le pédicule utérin après Fliystérectomie abdominale; elle se rapproche, d'ailleurs, beaucoup delà façon dont' certains chirurgiens font l'hysléropexie à l'aide des annexes de l'utérus, (Sœnger entre autres).
Appréciation. — Quant à savoir si cette façon de faire est aussi bonne ou même préférable aux procédés classiques, c'est une question que nous n'essayerons pas de trancher auourd'hui, faute de faits. Strong, qui une fois a opéré d'une façon analogue, a eu un insuccès; mais, à la lecture de son observation, on ne s'en étonnera pas. Le cas de Stauda (Obs. 9, T. I), assez semblable, est plus favorable. De même celui de Byford; mais ces chirurgiens n'employèrent ce procédé que d'un côté.
Nous croyons cependant qu'en ce qui concerne les rétrodéviations utérines, point n'est besoin d'être exclusif et la fixation de l'utérus par les ligaments larges peut à la rigueur se défendre, comme celle de cet organe lui-même ou celle des cornes utérines. Tout doit dépendre de l'état des ligaments larges, car, s'ils sont raccourcis et atrophiés, la Oxation est difficile à faire. 11 serait peut-être bon, au point de vue expérimental au moins, d'employer encore parfois, un tel mode de fixation. Sinon, nous ne saurons jamais à quoi nous en tenir sur ce point.
En résumé, tous les procédés que nous venons de citer ne constituent que des variantes sans grande importance pratique et la division en fixation des ligaments larges et fixation des cornes utérines est plus schématique que réellement utile à retenir.
' Cfillc manière de faire ne consLiliierail pas en roaliLô une li (les liKamcnls larges, mais une lixalion des cornes ulénues elrcn dans les procédés précédenls.