‹ Hystéropexie abdominale antérieure et opérations sus-pubiennes dans les rétrodéviations de l'utérus [electronic resource]Chapitre 8 sur 112 · Opérations analogues à l'Hystéropexie · texte numérisé non relu

Opérations analogues à l'Hystéropexie

Nous avons Tintention de ne nous occuper dans ce travail, nous le répétons, que des opérations — dirigées contre les rétrodéviations utérines graves — qui s'exécutent par la voie sus-pubienne, tout en laissant de côté, pour des raisons que nousdévelopperons'plus loin, l'ope'ration d'Alquié-Alexander ; car, à notre avis, elle ne peut s'appliquer aux faits que nous envisageons ici, les rétrodéviations de l'utérus adhérentes ou graves. Nous venons de définir ce' qu'on entend par Ilystéropexie et en particulier par Ilysléropexie sus-pubienne ^ ; il ne nous reste plus dès lors à mentionner que deux autres procédés opératoires, si nous ne voulons pas nous égarer à nouveau dans l'étude des innombrables opérations vaginales

* C'est encore là un motif pour lequel nous préférons le terme é'Hysiéropexie abdominale ù celui de Laparohysléropexie. En elTel la constitution même de ce dernier mol semble indifjuer plutôt qu'il faut faire une laparotomie pour pratiquer une hystéropexie, que désigner une simple fixation ( pexie) de l'utérus h la paroi abdominale (laparo, /.«iiafa, flanc). Or, s'il en est réellement ainsi, le terme de laparohystéropexie ne peut plus convenir pour les cas d'hystéropexie extra-péritonéale, puisqu'il n'y a pas laparotomie. Il nous semble donc que nous avons eu raison de chercher un mot qui pût s'appliquer aux deux principaux procédés de fixation vraie de l'utérus.

* Nous avons déjà vu ce qu'il faut exactement entendre par Hystéropexie vaginale ; répétons qu'on connaît au moins deux opérations qui doivent porter ce nom : l" l'Hystéropexie vaginale «n^em-itre (opéralion de SchiicUing) ; 2" l'Hystéropexie vaginale postérieure (opération de Freunil). A coté de ces deux modes d'intervention, il ne faut pas placer, on le sait, l'opération de Nicolctis. car c'est une Ti-ac/iélopexie vayinale postérieure après amputation partielle du col, quoi qu'on en aitdit.

proposées dans ces dernières années pour corriger les déplacemenls do l'utérus en arrière, opérations impuissantes d'ailleurs à remédier aux lésions très sérieuses dont nous nous occupons exclusivement. Les interventions auxquelles nous faisons allusion portent les nom?, Raccourcissement intraahdominaldes Ligaments Utérins et de Redressement intraabdominal de Vutérus.

Ces deux méthodes opératoires n'ont en réalité rien d'analogue avec les deux variétés d'iiystéropexie que nous venons de citer; niais elles ont un point commun, la destruction préalable 21 ar la laparotomie des adhérences périulérines.

Parmi les opérations de raccourcissement intra-abdoniinal des ligaments utérins, nous devons citer d'abord le Raccourcissement intra-pelmen des Ligaments Ronds; c'est un intermédiaire très net, une transition très élégante, sinon à nos yeux très sûre, entre l'opération d'Alquié-Alexander et celle de Kœberlé. C'est, pour deux de ses modes d'exécution tout au moins, comme nous le verrons plus tard, une sorte d'Alexander poursuivi, si l'on peut s'exprimer ainsi, jusque dans l'intérieur de*la cavité abdominale.

Quant à la seconde méthode opératoire, on le comprend de suite, elle n'est que le premier temps de l'hystéropexie inlra-péritonéale et du raccourcissement intra-abdominal des ligaments utérins ; elle consiste seulement dans la Destruction des adhérences périutéiHnes suivie d\x Redressement de Vorgane. On n'y a recouru de parti pris que dans ces derniers temps. Cette intervention, si simple, n'a pas encore eu jusqu'à aujourd'hui beaucoup de partisans.

Ceci dit, simplement pour mémoire et pour fixer les idées, car nous reviendrons bientôt sur ces procédés opératoires dans les chapitres suivants, on peut déjà dresser le tableau ci-dei-sous des principales opérations pratiquées par la voie sus-pubienne contre les rétrodéviations de l'utérus, si l'on en excepte du moins le simple redressement intra-abdominal de V utérus ' .

' Si nous n'avons pas fail, rentrer ;ï dessein dans ce premier tal;)Ieau le simple redressemoiil de rulériis, c'est que, dans ce procédé opéraratoire, il n'y a pas du tout ùc fimlioa de l'utérus après sa libération.

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