‹ HystérotomieChapitre 9 sur 58 · RÉSULTATS FOURNIS JUSQU'A CE JOUR · texte numérisé non relu

RÉSULTATS FOURNIS JUSQU'A CE JOUR

100 de guérisons ne saurait servir de base pour le pronostic de cette opération, mais que celui de h 5, 8 3 en représente bien plus exactement la gravité.

Prenons ce chiffre, et comparons-le à ceux que nous fournissent les statistiques des grands traumatismes chirurgicaux, en particulier des opérations d'ovariotomie.

D'après Imman et Phillips, la ligature des grandes artères aurait donné sur un total de 370 cas, 2A7 guérisons et 123 décès, soit une proportion de guérisons égale à 66,75 pour 100.

D'après Malgaigne, sur 852 amputations des membres, il y saurait eu 332 décès et 520 guérisons, ou 61 pour 100.

D'après Imman, la ligature de la sous-clavière, compreinant A0 cas, aurait donné 22 guérisons, ou 55 pour 100.

D'après Cooper et Imman, l'herniotomie, pratiquée 622 ! fois, aurait donné 326 guérisons, soit 52,Z|1 pour 100.

Pour la désarticulation du coude (Legouest), la proportion ide succès est de 52 ; elle n'est que de 40,50 pour celle de l'épaule.

Pour l'amputation de la cuisse (Malgaigne), la proportion est de 39; de 25 pour la désarticulation coxo-fémorale (Gox), ît même de 12 d'après Legouest. Celle du genou serait seulement de 13 au dire du même auteur (1).

MM. Cooper et Holmes ont publié, dans le Médical Times and Gazette (avril 1861), une statistique comprenant toutes tes opérations pratiquées à Saint-George1 s Hospital pendant une période de sept années. Voici encore quelques chiffres i.irés du tableau dressé par ces auteurs:

Proportion do morts Guérisons. Morts. sur 100 cas.

Amputations de cuisse 76 51 25 32,3

— de jambe 40 27 13 32,5

— de bras 22 19 3 13,7

— d'avant-bras.... 11 11 » »

(1) Thèse t|è M. Négroni, Aperçu sur l'ovariotofflie. PaVis, {'866,

?.2 l»F. I.'AHI.ATION OF. L'UTÉRUS PAR l,A OASTROTOMIE.

On remarquera que la proportion des guérisons est sensiblement la môme, qu'il s'agisse d'une amputation de cuisse ou d'une amputation de jambe. Ce résultat est assez remarquable pour que nous le signalions en passant.

Toutes ces opérations ont été faites dans la pratique civile et pour des cas bien différents, chez des malades qui se trouvaient dans les circonstances et dans les situations les plus opposées. Aussi ces chiffres bruts, donnés sans plus de détails, ne sauraient être acceptés comme l'expression fidèle de la vérité. Il est bien évident, en effet, que pour chacune de ces opérations on aurait dû tenir compte des conditions où se trouvait le malade ; s'il était épuisé par une longue suppuration, par exemple, ou bien au contraire, si l'opération avail été faite à la suite d'un traumatisme qui l'aurait surpris en pleine santé. Ces réserves une fois admises, nous voyons que l'amputation de l'utérus aurait à peu près la gravité d'une imputation de cuisse du d'une désarticulation d'épaule.

C'est bien autre chose encore si nous comparons les résultats fournis par les statistiques militaires. Dans le beau travail de M. Chenu relatif à la guerre d'Orient, nous trouvons que les amputations de bras (1173 cas) ont donné l\h pour 100 de guérisons, chiffre sensiblement égal à celui qui est fourni par les amputations de l'utérus. Pour les autres opérations on trouve :

Guérisons. Morts.

Proportion de guérisons sur 100 cas.

Amputations de cuisse

— de jambe

— d'avant-bras

Désarticulation coxo- fémorale .

du genou

du pied

de l'épaule . . .

Les résultats généraux obtenus dans la dernière guerre n'ont pas été publiés; un travail d'ensemble sur ce point

Page 1