‹ Iambes et poèmes (volume 2)Chapitre 53 sur 112 · LÉONARD DE VINCI · texte numérisé non relu

LÉONARD DE VINCI

Salut, grand Florentin adoré du Lombard, Au front majestueux, à la barbe luisante ! Devant toi je m'incline, ô noble Léonard, Plus que devant un prince à l'armure éclatante !

Ah ! que sont les grandeurs que la victoire enfante, 5 A côté des trésors de ton âme, ô vieillard? Que sont les vains lauriers de la guerre sanglante Près des fleurons divins du savoir et de l'art?

Honneur, honneur à toi ! ta sublime nature

Sut à la fantaisie unir la raison pure, 10

Contenir à la fois deux pouvoirs merveilleux ;

Semblable à l'astre d'or, qui, dans la voûte immense Montant et s'abaissant toujours plein de puissance. Fertilise la terre en éclairant les cieux.

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