‹ Iambes et poèmesChapitre 26 sur 72 · IL PIANTO · texte numérisé non relu

IL PIANTO

Il est triste de voir partout l'œuvre du mal, D'entonner ses chansons sur un rythme infernal, Au ciel le plus vermeil de trouver un nuage.

Une ride chagrine au plus riant visage.

Heureux i qui le ciel a fait la bonne part t Bien heureux qui n'a vu qu'un beau cAté de l'art! Hélas 1 mon cœur le sent, ^ j'avais eu pour muse Une enfant de seize ans, et qu'une fleur amuse. Une fille de mai, blonde comme un épi.

J'aurais, d'un soufBe pur, sur mon front assoupi. Vu flotter doucement les belles rêveries, J'aurais souvent foulé des pelouses fleuries. Et le divin caprice, en de folles ctansons.

Aurait du moins charmé le cours de mes saisons.

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