CHIAIA
Les pUeuTs du matin et tes roogeurs du soir, Les coteaux bleus du golfe, et sur ses belles lignes Les barques au col blanc nageant comme des cygnes, Et Pauùlippe en fleurs et Vulcain tout en feux, Et tous mes souvenirs, mon enfance et mes jeui. Rien ne peut animer le sombre de ma vie :
La riante couleur à mes doigts est ravie, Le ton noir et brumeux domine en mes tableaux. Pai brisé ma palette, et, jetant mes pinceaux. Par la campagne ardente et nos pavés de lave. Au. soleil du midi, ferre comme un esclave.
LE PËCHEOK
O frère I je comprends et les toupirs profonds, Et pourquoi comme un fou tu frappes des talons; Pourquoi tes cheveux noirs, hérissant ton visage, Sur ton tnanteau troué répandent leur ombrage; Pourquoi la pMeur siège à ton Ëront soucieux ; Pourquoi, tel qu'un voleur, tu détournes les yeus. Ohl tu n'es pas le seul à baisser la pau[NËre :
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Mon corps, tout bninqull est, n'est pas non plusde pierre,
Et je sens comme toi, sous sa rude épaisseur,
Qjie notre ciel n'a pas de reflet en mon cceur.
Eh ! qui peut aujourd'hui prendre un habit de fête,
De raisins verdoyants se couronner la tétc,
Et, levant par le com un rouge tablier,
Danser la tarentelle à l'hombre du tuilier?
Qui peut, ami, qui peut s'enivrer de musique
Et des beaux jeux fleuris de notre terre antique,
Qjiand la douleur pani»it nous longe comme un ver?
Notre vie ici-bas est un dtton amer
Q]ie ne peut adoudr nulle saveur au monde.
Nous sommes, beaux enfants d'une mère léconde.
Sous le joug attelés comme nos taureaux blancs;
11 &ut tirer du front, et haleter des flancs,
Marcher pleins de sueur, et, pour plus de misère, •
Être souvent battus par la verge étrangÈre.