‹ Iambes et poèmesChapitre 61 sur 72 · WESTMINSTER · texte numérisé non relu

WESTMINSTER

Vieille et somN(t abbaye, 6 vaste n Baigna ^lar la lamise et longé Ci Par un sol tout blanchi de tombes délaissées I Tu peux t'enorgueillit de tes tours élancées, De ta chapelle sainte aux splendi des parois. Et de ton seuil battu par la pourpre des rois; Tu peux sur le granit de tes funèbres dalles Étaler fièrement tes pompes sépulcrales, Les sublimes dormeurs de tes tombeaux noird». Tes princes étendus sur leurs coussins durcis, Et tous les morts fameux dont la patrie altière Comerve avec respect l'éclatante poussière; Malgré tant de splendeur et de noms illustrés. Tint de bustes de pierre et de mari^res sacrés,

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WESTMINSTER 3i

Malgré le grand Newton et le divin Shxbspeare, Et le coin adoré des rêveurs de l'empire, O monument rempli de lugubres trésors !

O temple de la gloire, d linceul des grands morts! On entendra toujours des âmes généreuses Venir battre et heurter tes ogives poudreuses. Des âmes rédamant au fond de tes caveaux Une place accordée i leurs nobles rivaux; Ht toujours, vieux Minster, ces âmes immortelles Te frapperont en vain de leurs puissantes ailes, Et leurs cris dédaignés, leurs plaintives clameurs. Dans le vaste univers soulèveront les cceurs.

« Westminster! Westminster! sur cette terre vaine Suis-je toujours en butte aux clameurs de la haineî Avant d'avoir subi le jugement de Dieu, Suis-je aux regards des miens toujours digne du feu } Hélas! mes tristes os languissent solitaires Sur un sol possédé par des mains étrangères.

Et l'on peut voir un jour les autans fijrieus. Enfants désordonnés de l'empire des cieux,

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