LE SPLEEN
J'en ai fait arriver d'autres i la lumière,
Et sitôt qu'ils ont vu dominer leurs autels,
A leur tour j'ai brisé ces nouveaux immortels.
Ici-bas, rien ne peut ra'airaclier la victoire;
Je suis la fin de tout, le terme à toute gloire,
Le vautour déchirant le cceur des nations,
La main qui fait jouer les révolutions;
Je change constamment les besoins de la foule.
Et partant le grand Ut OÙ le fleuve humain coule, i
n'est pas d'aujourd'hui Qjxe tu passes cher nous et qu'on te nomme Ennui; Prince des scorpions, fléau de l'Angletenel Au sein de nos cités, fantôme solitaire, Jour et nuit l'on te voit, maigre et décoloré. Courir on ne sait 06 comme un chien égaré.
Qlte de fois, faiigué de mâcher du gingembre. Dans ton mois le plus cher, dans ton mois de novembre, A d'horribles cordons tu suspends nos enfants. Ou leur ouvres le crâne avec des plombs brûlants! Arriére tes lacets et la poudre maudite.
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LE SPLEEH
Avec tes instruments va-t'en rendre \
Aux malheureux chargés de travaux
O sanplant médeciol va voir les gueux tout nus
Qjie la vie embairssse, et qui, sur chaque voie,
Présentent à la mon une facile proie.
Les mille souflreteux qui, sur leurs noirs grabats,
Se plaignent d'être mal et de n'en finir pas;
Prends-les, monstre, et d'un coup termine leurs nùsires.
Mais ne t'avance pas sur nos parcs et nos terres;
Respecte les ridiards, et ne traîne jamais
Ton spectre maigre et jaune autour de nos palais.
« Ehl que me font à moi les souds et les plaintes, Et les gémissements de vos races éteintes I n Eaut bien que, jouant mon râle de bouireau. Je remette partout les hommes de niveau.
corrompusl ô vous que mon haleine enivre Et qui ne savez plus comment faire pour vivre, Qiù sans cesse flottant, voguant de mers en mers. Sur vos plMiches de bob arpentez l'univers; Cherchez au Icûn le vin et le libertinage.