‹ Ibn Thofaïl: Sa vie, ses œuvresChapitre 19 sur 40 · MN · texte numérisé non relu

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du Caire, et aussi les quatre autres éditions du Caire et de Constantinople, imprimées la même année (1).

Nous avons eu enfin la bonne fortune de découvrir, en 1899, grâce aux bons offices de M. J. D. Luciani, arabisant et auteur de plusieurs ouvrages estimés, alors chefde bureau au Gouvernement général de l’Algérie, aujourd'hui Conseiller de gouvernement, un cinquième manuscrit du

-Hayy ben Yagdhän d'Ibn Thofail (2).

(x) Voir plus loin, p. 45, 3e à 8°, — Au mois d’avril 1909, M. Luciani (voir p- 37, 1. 4), en mission au Caire, a bien voulu, sur ma demande, prendre copie, à la Bibliothèque Khédiviale, de plusieurs pages du manuscrit en question les deux pages du début (verso du premier feuillet et recto du deuxième), et les deux pages du huitième feuillet, recto et verso. Conformément à nos prévisions, ces quatre pages reproduisent exactement, sauf des variantes inévitables, le début de l’Introduction du Hayy ben Yagdhän d'Ibn Thofaïl et le début du roman (dans notre édition : p. #, première ligne, à p. o, [. ro; et p. 1V, 1. 3, à p. 14, 1. 8). Mais les variantes, en bien des cas, s’écartent de celles de nos deux éditions du Caire et coïncident avec celles du Manuscrit d'Alger. Par exemple, dans notre édition : Dites ne 10040 MA 05 1D AO; 0, 02/0. 7,0: 010% Di, Moro DIN, 0.09 (absence de la ligne interpolée par P. E.), n. 5. Autant donc qu'on en puisse juger d'après ces quatre pages, il est douteux que les deux éditions du Caire utilisées dans notre édition aient été faites d’après ce manuscrit; et le manuscrit qu’elles reproduisent resterait encore à‘trouver.

(2) Nous avions entretenu M, Luciani de ce curieux roman et de notre espoir d’en découvrir en Algérie quelque nouveau manuscrit, Peu de jours après, dans un lot de livres arabes que venait de lui prêter un indigène lettré d'Alger, Si El-Hädj Moùcà, Oukil de la mosquée Sidi ‘Abd-er-Rahmân, il remarqua un manuscrit dont quelques lignes, lues au hasard, ne lui parurent pas sans analogie avec le roman dont nous lui avions parlé. Mais le titre n'était pas celui du Hayy ben Yaqgdhän et indiquait comme auteur Ibn Sinà (Voir plus loin, p. 44, 2° et n.2). Trop occupé pour procéder lui-même à un examen plus approfondi de cet opuscule, M. Luciani voulut bien nous le signaler aussitôt. Nous reconnûmes, dès la première ligne, une nouvelle copie du livre d'Ibn Thofail dont nous avions entrepris la traduction. Nous tenons à remercier M. Luciani pour cette découverte. Nous devons aussi des remerciements à Si El-Hädj Moûcà, qui a mis fort obligeamment son manuscrit à notre entière disposition et s’est empressé de l’offrir, sur notre demande, une fois notre travail achevé, à la Bibliothèque Nationale d'Alger, où il se trouve catalogué sous le n° 2023 du fonds arabe. — Notons que ce manuscrit doit avoir passé autrefois sous les yeux de Berbrugger, l’ancien conservateur de la Bibliothèque Nationale d'Alger. Nous avons pu, récemment, nous convaincre qu'il l’avait eu entre les mains en 1844 ou 1845

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