‹ Ibn Thofaïl: Sa vie, ses œuvresChapitre 23 sur 40 · PAR EE · texte numérisé non relu

PAR EE

20 Le manuscrit d'Alger, daté de 1180 (= 1766) (1), mais copié probablement sur un manuscrit très ancien; actuellement à la Bibliothèque Nationale de cette ville (2);

30 Celui du British Museum, à Londres. Nous n'avons sur cet exemplaire aucun renseignement précis (3);

4° Celui de la Bibliothèque Khédiviale du Caire, faussementattribué à Ibn Sab‘ïin (4) par le catalogue arabe de cette bibliothèque, sous un titre (5) qui est le sous-titre du Hayy ben Yagdhän et qui signifie : Secrets de la Philosophie illuminative (6);

5° Un manuscrit qui doit exister en Orient et d’après lequel ont été publiées les éditions orientales. Il est douteux que ce manuscrit se confonde avec le précédent (7).

Ces cinq manuscrits sont complets ;

6° Le manuscrit de l'Escurial, mutilé, gâté par l'humidité, à peu près inutilisable, et qu’on avait pris pour un traité de l’Ame d’Ibn Thofaïl.

Voici maintenant la liste des éditions par ordre chronologique :

{re (avec traduction latine) Philosophus autodidactus, sive Epistola Abi Jaafar (sic) ebn Tophaiïl de Haï ebn Yokdhan, in qua ostenditur, quomodo ex Inferiorum contemplatione ad Superiorum notitiam Ratio humana ascendere possit. Ex Arabicà in Linguam Latinam versa ab Edvardo Pocockio, Oxonii, A. D. 1671, in-4°, 200 pp., plus une préface non paginée, etc.

2e La seconde édition du livre de Pococke (Oxonii A. D. 1700) diffère uniquement de la première par cette men-

(x) Voir L, Gauthier, Huyy ben Yagdhän, p. 119, la fin du manuscrit,

(2) Pour la description de ce manuscrit et l'appréciation de sa valeur, voir L. Gauthier, ibid., pp. xur et xiv.

(3) Voir ibid., le Nota de la p. 191.

(4) Voir plus haut, p. 36, n. 3.

(5) Voir plus haut, p. 36, L. 9 et ro.

(6) Voir plus loin, P-50, > re

(7) Voir plus haut, Pets 7sen tre

tion : Editio secunda priori emendatior. Ce n’est qu'un second tirage, sans aucun changement dans la pagination, avec les mêmes fautes dans la traduction et dans le texte, et la même table d’errata.

Ce texte imprimé offre un avantage précieux : il reproduit fidèlement le manuscrit d'Oxford, y compris les fautes, qu'il rectifie généralement dans la marge, mais non pas toujours.

3° à 8° Six éditions orientales faites sur le manuscrit n° 5, en 1299 (— 1182), dont quatre parues en Égypte : en particulier, au Caire, celle de l’Imprimerie d’Idârat el- Ouathan fen 60 pages), et celle de Ouâdi’n-Nil (en 41 pages), moins bien imprimée que la précédente, moins correcte aussi; et deux autres, publiées à Constantinople (1). Tout porte à croire que ces éditions multiples sont de simples réimpressions et diffèrent extrêmement peu des deux premières éditions orientales, identiques à quelques fautes près. On sait que la contrefacon, en pays d'Orient, est l’âme de l'imprimerie.

Ce grand nombre d'éditions indigènes, parues en une même année, montre du moins quel accueil favorable recut des lecteurs orientaux la publication dans le texte arabe, par des imprimeurs musulmans, du roman philosophique d’'Ibn Thofaïil. Nous savons de bonne source qu’à Alger même, il s’en écoule régulièrement, parmi nos Arabes lettrés, un petit nombre d'exemplaires.

9 (avec traduction francaise) Hayy ben Yagdhän, roman philosophique d'Ibn Thofaïl, publié d'après un nouveau manuscrit (2), avec les variantes des anciens textes, et Traduction française, par Léon Gauthier Alger, 1900.

XVI + 122 + |f[f" pages.

(1) A vrai dire, sur les quatre éditions du Caire, je ne puis garantir l'existence que de celles d’Idârat el-Ouathan et de Ouâdi ’n-Nil : je ne parle des deux autres que sur des renseignements indirects. Même observation pour l’une des deux éditions de Constantinople,

(2) Il s’agit du mss, no » (Mss. d'Alger).

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