RE LEE
Les traductions sont nombreuses : le Hayy ben Yaqdhän a paru digne d’être traduit dans presque toutes les langues de l'Europe, sans parler de l’hébreu et du persan. En voici la liste complète :
1re La traduction latine d’E. Pococke, jointe à son édidition du texte arabe; généralement exacte, mais d'une fidélité poussée jusqu’à la servilité : si bien que, dans les passages difficiles, on ne peut guère comprendre le latin sans recourir à l'arabe. On imagine quelle peut être la latinité d’une transcription aussi littérale (1).
2e et 3° A peine publiée, cette version latine fut mise à la portée du gros public, dans le pays du traducteur, par deux traductions en anglais, l’une d’Ashwell (2), l'autre du quaker Georges Keith, qui la destinait à l'édification de ses compagnons de secte, férus, comme on sait, de mysticisme (3).
Le Simon Ockley, professeur de langue arabe à Cambridge, voulut faire mieux. Sous le titre suivant : The improvement of human reason exhibited in the life of Haï ebn Yokdhan, written by Abu Jaafar ebn Tophail. London, 1708, in-8, il publia une nouvelle traduction anglaise faite directement sur l'original arabe. Il prétendait remédier ainsi aux imperfections des versions à deux degrés d’Ashwell et de Keith. Il n’y réussit qu’en partie : sa traduction est très médiocre. Il en a paru une seconde édition en
5° L'année même qui suivit sa publication, la version latine de Pococke fut traduite en hollandais. Cette traduction hollandaise eut deux éditions sous ce titre :
(x) Au sujet du latin de Pococke et de ses défaillances comme traducteur, voir L. Gauthier, Hayy ben Yaqdhân, p. 1x, L 17, à p. xu, L. 0.
(2) Voir J, Brucker, Historia critica philosophiae, a mundi incunabulis ad nostram usque aetatem deducta, cum appendice accessionum et supplementorum. 6 vol, Lipsiae, 1766-67, se édit., t, ILE, p 96.
(3) 1bid., même page. Brucker ajoute en note : Vide Biblioth. univ., tulle. 7.