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Het Leeven van Hai Ebn Yokdhan, in het Arabisch beschreeven door Abu Jaaphar Ebn Tophail, en uit de Latynsche Overzettinge van Eduard Pocock A. M. in het Nederduitsch vertaald [la seconde édition ajoute : « door S. D. B. »; le traducteur ne nous est connu que par ces initiales] waarin getoond wordt, hoe iemand buiten eenige ommegang met Menschen, ofte onderwyzinge kan komen tot de kennisse van sich zelven, en van God. — t’Amsterdam, 1672.
La seconde édition, de 1701, contient, de plus que la première, quelques gravures médiocres, un index des noms propres et des termes philosophiques ou autres.
6° Un quart de siècle plus tard paraissait une première traduction allemande, faite sur le latin de Pococke (1) par J. Georg Pritius et publiée sous ce titre : Der von sich selbst gelehrte Weltweise. Franckfurt, 1726.
7e Une traduction allemande de J. G. Eichhorn qui porte ce titre: Der Naturmensch, oder Geschichte des Hai Ebn Joktan. Berlin, 1783, petit in-8°. Cette version, moins servilement littérale que celle de Pococke, est généralement assez fidèle, bien qu’elle n'échappe pas non plus à toute critique (2). Ce
8 En Espagne, il a paru, en même temps que notre édition avec traduction française, une traduction en langue castillane, œuvre posthume de M. Pons Boigues. Elle fait partie de la Collection de Estudios Arabes (N° V), et a pour ütre : El filüsofo autodidacto de Abentofail, novela psicolégica traducida directamente del ärabe por D. Francisco Pons Boigues, con un prélogo de Menendez y Pelayo, Zaragoza, 1900. Elle est suivie d’une traduction, en castillan, par le même, de l’Allégorie mystique d’Avicenne intitulée
(1) Eichhorn dit dans sa préface, p. 20 (voir 7e traduction) que la version de Pritius a été faite sur la traduction anglaise de S. Ockley.
(2) Voir L. Gauthier, Hayy ben Yaqgdhän, p. 1x, av.-dern, 1., à p. xu, 120%
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Hayy ben Yagdhän (1). Cette traduction, généralement exacte, marque un progrès sur les précédentes.
9 Enfin la traduction française jointe à notre édition du texte arabe (édition n° 9).
Antérieurement à toutes ces versions européennes, Moïse de Narbonne (2) avait écrit, en hébreu, l'an 1349 de notre ère, une traduction du #ayy ben Yagdhän d'Ibn Thofaïl, accompagnée d'un commentaire (3) que Munk qualifie de très savant (4). « Ce travail, très utile, nous dit Munk, pour l'intelligence du texte d’Ibn Tofail, nous fournit en même temps des renseignements très précieux sur les doctrines de divers philosophes arabes (5). »
D'un examen malheureusement incomplet et superficiel de ce commentaire (6), il me semble résulter que s'il fournit en effet certains renseignements historiques, mis à profit par Munk, on ne doit pas en attendre de bien vives lumières en ce qui concerne soit la vie et les œuvres d'Ibn Thofail, soit le texte et la doctrine de son Hayy ben
(1) Voir plus loin, pp. 69 à 71.
(2) Sur Moïse ben Josué de Narbonne, voir Munk, Mel. de philos. juive et ar., pp. 502 à 506.
(3) La Bibliothèque Nationale en possède quatre exemplaires manuscrits, sous les n° 913, 914, 915, 916. Seuls les manuscrits 913 et 916 sont complets. Il y a une lacune d’un feuillet dans le 915. Le commencement et la fin du 114 manquent, — Le titre hébreu Yehi’el ben ‘Ouriel « Le vivant fils du Vigilant » traduit exactement le titre arabe Hayy ben Yaqdhän. — Si nous en croyons Wolf (Bibl. Hebr., P. 1, p. 14 sqq.), cité par Brucker (vol, VIT, p. 96), d'autres auteurs juifs, suivant l'exemple de Moïse de Narbonne, auraient consacré des travaux au Aayy ben Yaqdhän d’'Ibn Thofaïl.
(4) Munk, Mél, de philos. juive et ar., p. 47, 1. 24.
(5) Zbid., p. 504, n. s.
(6) Ne sachant pas assez d’hébreu pour me hasarder à utiliser seul le commentaire de Moïse de Narbonne, j'ai tenu cependant à prendre, autrement que par le témoignage de Munk, une idée de sa valeur. Un de mes élèves, M. Bécache, a bien voulu mettre à ma disposition sa connaissance de l'hébreu rabbinique ; nous en avons traduit ensemble quelques pages. Des circonstances indépendantes de notre volonté nous ont ensuite obligés d’ajourner sine die, mais non point peut-être à jamais, l'achèvement de cette étude.