GONELLE
. STYLÉPHORE, . Tricaiure.
ÿ. STROMATÉE, . Raouse.
. PsETTE.
Hérénosome.
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t. I, p. 17, pl vi) a été reproduite dans l'Zchthyologie générate,
pl. 553.
C’est aussi un poisson qui, abstraction faite de l’absence de catopes, pourrait être rapporté, comme nous l’avons indiqué, à la famille des Pogonophores, près du genre Loche ou Cobitis. Il s'y trouve,
en effet, décrit aussi sous le n° 2.
IL. ASTROBLÈPE. C’est encore une espèce décrite et figurée par M. de Humboldt (Observations de Zoologie, t. 1, p. 19, pl. vnt, Cuv.-Val., t. XV, p.347). Ce poisson paraît se rapprocher des Siluroïdes, parmi lesquels nous l’avons placé sous le n° 12, quoiqu'il n’ait pas de catopes; mais le premier rayon de ses pleuropes est ici véritablement épineux et prolongé en pointe, comme dans plusieurs silures, et en particulier chez le Trichomyctère, que nous avons décrit sous le n° x de la famille des Pogonophores, genre compris dans l’ordre des Opisthopodes, quoique ce dernier, comme on le voit sur la planche 552 de l’ZcAthyologie géné-
rale, ait de véritables catopes abdominaux.
III. ANARRHIQUE. C’est l’un des genres dont les formes sont les plus embarrassantes, Si l’on ne considérait que l’absence des catopes, comme l'ont fait la plupart des auteurs, il resterait avec les Apodes, mais il n’aurait aucun rapport avec la plupart des Pantoptères. Toute son organisation, et surtout ses enveloppes, semblent devoir le rapprocher des Blennoïdes, qui sont des Propodes ; aussi l’avons-nous décrit, dans
cette famille, sous le n° 13.
IV. COMÉPHORE. C’est un poisson du lac Baïkal, décrit d’abord par Pallas. Quoique privé de catopes, il se rapproche beaucoup, par la forme générale, des Callionymes, genre de la tribu des Sténopes, parmi les Propodes; aussi l’y avons-nous placé sous le n° 2. MM. Cuvier et Valenciennes en ont donné une bonne figure sur la planche 361. Ses caractères ont été analysés sous le n° 2 de la famille des Trachinoïdes,
V. XIPHIAS ou ESPADON. Véritable Apode systématiquement, mais naturellement très-voisin des Voiliers, famille des Lophionotes, et de plusieurs autres genres de la famille des poissons osseux Fusiformes ou Atractosomes, et appartenant au groupe de ceux qui sont privés de pinnules et qui ont deux épiptères bien séparées. Il est surtout remar-
quable par le prolongement de son museau en une lame osseuse, Nous n'avons donc pas hésité à l’y laisser inscrit, et il y est caractérisé sous len° 14, quoiqu'il manque de nageoires paires inférieures.
VI. GEMPILE. C'est une espèce unique de cette même famille des Atracto-
somes , dont le dessus de la queue est, en arrière, garni de pinnules comme dans nos Maquereaux; elle n’a pas non plus de crêtes saillantes sur les côtés ; les catopes semblent manquer, mais on reconnait qu'ils sont remplacés par des épines. Nous l’avons inscrit sous le n° 17. On l'avait décrit sous le nom de Scombre-Serpent, parce qu’il a le corps excessivement allongé. A
VII. NOTOPTÈRE, C’est encore un genre tout à fait anomal, dont la forme
générale est celle des Clupéides à ventre tranchant, garni d’épines ; mais, d’une part, il manque de catopes, et par conséquent il n’est point Opisthopode, et, de plus, sa tête, et surtout ses opercules, sont recouverts d’écailles; il n’est donc pas Gymnopome. Si l’on n’a pas égard à l’absence des catopes, il doit être placé systématiquement parmi les Lépidopomes ; nous l’avons, en effet, compris dans cette famille, sous le n° 6, et il a quelque analogie avec le genre Pristigastre, inscrit ici parmi les anomaux sous le n° 9.
VIII. ORESTIAS. Ce genre est dans le même cas que le précédent. Ses formes
le rapprocheraient de la tribu des Gymnopomes, mais ses opercules ne sont pas dépourvus d’écailles, et, de plus, les espèces connues, dont Cuvier a donné des figures, pl. 564, sont privées de nageoires paires inférieures. Nous les avons caractérisés, sous le n° 5, parmi les Lépidopomes.
IX. PRISTIGASTRE. On trouve dans ce poisson l'apparence d’un véritable
Clupéide, mais il manque de nageoires abdominales ou de catopes; d’ailleurs son ventre est tranchant et dentelé. Sa véritable place, dans la méthode naturelle, était donc près des Clupées, et nous l’y avons
fait connaître, ainsi que les quatre espèces qu’il comprend, sous le D:
X. ODONTOGNATHE. C’est une espèce bizarre de Clupéide, dont les os des
mâchoires supérieures sont très-longs, très-mobiles, et élargis dans leur région moyenne. Ce poisson manque de catopes, mais en cela
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seulement il se sépare des Clupéides, avec lesquels nous l'avons laissé
et décrit sous le n° 14.
XI. LÉPIDOPE. Ce poisson, ainsi que son nom peut l'indiquer, quoique privé en apparence de nageoires paires inférieures ou de catopes, en porte réellement les vestiges, qui y sont représentés par de petites écailles. Comme son corps est très-plat et que ces apparences de catopes sont situées au-dessous des pleuropes, ce sont des Hémisopodes; et puisque son corps est très-long relativement à sa hauteur et qu'il est très-comprimé en lame mince, nous l’avons placé parmi les Pétalosomes, sous le n° 1.
XII. GONELLE où MURÉNOIÏDE. Ce sont des poissons qui ont beaucoup de rapports avec les Blennies; cependant ils ne sont pas Jugulaires ou Propodes, puisqu'ils manquent de catopes; ils sont à peu près dans le même cas que les Lépidopes, car on voit sous leur gorge de petites épines qui semblent être l’indice ou tenir lieu des catopes. Nous les avons inscrits parmi les Blennoïdes, sous le n° 11.
XIII. STYLÉPHORE. C’est un véritable Pétalosome hémisopode, famille dans laquelle nous avons dû l’inscrire sous le n° 7, quoiqu'il soit privé de catopes ; mais il a le plus grand rapport avec les Gymnètres, chez lesquels un seul rayon représente cette nageoire paire inférieure, et qui sont, comme lui, privés de la nageoire anale ou hypoptère. De plus, la ligne latérale n’est pas garnie de petits écussons comme dans les Trachyptères.
XIV. TRICHIURE. Ce genre comprend aussi trois espèces qui appartiennent véritablement, par leur forme allongée, aplatie en lame d'épée, à la famille des Pétalosomes, sous le n° 5, quoique ces poissons soient complétement privés de catopes. Chez eux la nageoire anale ou l'hypoptère est remplacée en entier par une série de petites épines, et la queue, privée de nageoïre, se termine tout à fait en pointe.
XV. STROMATÉE. Ce genre et les deux qui suivent ont le corps très-comprimé, ovale. Ce sont des Leptosomes minces, mais à corps très-éleve, privés de nageoires paires inférieures. Nous avons inscrit celui-ci, sous le n° 19, parmi les Microdontés. Cuvier a cru reconnaître des vestiges de catopes dans un bourrelet charnu qui se voit au-dessous des plen-
228 ICHTHYOLOGIE ANAJYTIQUE.
ropes, mais cette saillie n'est pas indiquée dans la figure qu’il en a donnée sous le n° 272.
XVI. RHOMBE. Les cinq espèces américaines qui sont rapportées à ce genre ont, en effet, entre la membrane branchistecte et l'hypoptere, de petites épines qui simuleraient la présence de catopes; leur nageoire de la queue est fourchue, particularité qui les distingue des espèces du genre suivant. On trouvera inscrit le genre Rhombe sous le n° 17 de la famille des Microdontés, parmi les Leptosomes, de la tribu des Omalotes.
XVII. PSETTE. Ce genre, auquel on a rapporté trois espèces, réunit, en effet, des poissons à corps très-comprimé, beaucoup plus élevé qu’il n’est long, et dont les catopes sont réellement remplacés par de petites épines. Ces poissons ressemblent tout à fait à des Chétodons, près desquels on les a aussi placés, parce que leurs nageoires impaires sont recouvertes d’écailles ; mais leurs dents sont celles des Microdontes, parmi lesquels nous les avons inscrits, sous le n° 18.
X VIIL. La plupart des HÉTÉROSOMES, dont le nom indique leur étrangeté parmi les animaux vertébrés, en raison du défaut de symétrie du corps, manquent presque tous de catopes; cependant quelques-uns en conservent les rudiments, quelquefois réunis entre eux de manière à se confondre avec l’hypoptère. Tout en les supposant Apodes, il est facile de les classer avec les Pleuronectes ou Hétérosomes, et de les rapporter à l’un des sept genres établis dans de groupe des Leptosomes de la tribu des Omalotes, compris dans l’ordre nombreux des Hémisopodes.
Nota. On voit, par les détails dans lesquels nous avons cru devoir entrer, que les dix-huit genres qui, d’après le défaut de nageoires paires inférieures, font nécessairement partie du sous-ordre des Apodes pantoptères, d’après l’arrangement systématique auquel nous nous sommes subordonné, nous permettent cependant de rétablir la série naturelle ou le rapprochement des poissons d’après leurs affinités. Nous avons pu, en effet, à l’aide du double emploi que nous avons eu soin de rappeler ci-dessus pour chaque genre, les laisser dans une division incertaine. C’est la seule difficulté qui se soit présentée à la suite de nos études, en y joignant celle que nous a offerte le genre de la Zépidosirère où Lépidochondre.
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