Ilutojnagus. A" ItiUo. Rouan. Sans aucun nom d'ar
tisto. Plan topopraphiqno , avec des n*** qui renvoient à la léjjende imprimée dans la Tojiofjrapfiia de Zeiller, cdit. de Francfort, IHoo. In-fol. max., en largeur.
Après avoir passé à Grenoble le carnaval de lannee 1G58, Molière vint s'établir à Rouen, avec sa Troupe. « Il y séjourna pendant l'été, dit la Préface de l'édition des Œuvres de 1682, et, après quelques voyages qu'il fil secrettcment à Paris, eut l'avantage de faire agréer ses services et ceux tle ses caniarad«'s a Monsieur, frère unique de Sa Majesté, qui, lui ayant accorde sa protection et le titre lie sa Troupe, le présenta en cette qualité au Koy et à la Reinemère. Ses compagnons, (ju'il avoit lai.sses a Rouen, en partirent aussitost, et le 24 octol)re 1G58 celte Troupe commença de paroitre devant leurs Majestés et toute la Cour. »
M. Kud. Soulie n'a pas trouvé le nom de Molière dans les Archives de la Seine- Inférieure, mais il a reconnu (jue la Troupe des Hejarl donnait ses représentations au Jeu de Paume des Deux Mores, sis au bas de la rue Herbière. {Rapport sur des Hecherches relatives à Molière, en 18G3.) De plus, ilans le Registre des délibérations des administrateurs de l'Holel-Dieu en 1058, il a découvert cet article ijui se rapporte a\ix (^nniédiens de Son Altesse (Gaston d'Orleansi : « Du vemlredy 2Up jour de juin. Receu par les mains de M. Le Marchand, administrateur, la somme de soixaatedix-sept livres (juatre sols six deniers, (jue led. S*" a «lit estre provenu du don fail par les Comédiens à la représentation d une comédie, pour les pauvres dud. Hostel-Dieu. >» On peut induire de cet article que la Troupe de Molière avait donné une représentation u pour le bénéfice des ])auvres malades de l'Iiotel-Dieu », comme c'était l'usage dans toutes les villes qui avaient des hôpitaux.
Hibliogr. moliér., n»» 10G5 et 1105.
Nota. — On* n'a pas encore retrouvé, dans les Archives dé|)artementales et municipales, la vingtième partie des documents qui doivent donner l'histoire des pérégrinations de la Troupe «les liejart, de IGIG à lG58,dan8 les provinces de France. Ces documents existent certainement et seront mis au jour, de» qu'on s'occupera de les rechercher avec soin et intelligence. La Troupe do Molière et des Bejart était la meilleure des douze Troupes ambulantes, qui avaient le privili'ge de parcoiirir les provinc<^s. en donnant <!• ' itions,
«le ville vi\ ville et de chAteau en château. Ce fut p< urnee»
ilramatitjues «juo celte Troupe jouait les farce» «le Molière, ces farces sans «loutc si plaisantes, et, pour nous servir des expressions mêmes de la harangue «le Molière, à la suite «le sa première représentation devant Louis XIV et la Cotir, le 24 ort<»bre l»ir>S, <« ces petits «livertissements qui lui avoient ac(}uis quelque rej>ulation et «lont il regaloit les provinces ». V«>y. la Préface de l'édit. des Œuvres, de 1682.