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Scènes dramatiques, d'après Fragonard, tirées des

Comédies de Molière. Dessinées par F. S. (Sorieu).

Impr.-lith. de C. Motte, rue Tiquetonne, 18. (H. 115'°'°.

Ces quatre scènes, lithographiées sur une même feuille, se rapportent aux pièces suivantes : Sfjanarelle, YEcole des maris et le Malade imaginaire (2 se). Ce sont des réductions des grandes pièces décrites plus loin sous les n»* 630, 637 et 684.

620. Scènes des Comédies de Molière, composition et dessin de Bertall ; gravures sur bois.

Ces gravures, qui ont paru, en avril et mai 1803, dans le Musée des familles, où elles accompagnent le texte d'un article de Jules Janin, intitulé : la Comédie U7ïiversrllc, se rapportent aux comédies suivantes : le Médecin malgré lui, le Misanthrope, V Avare, le Bnurgeois gentilhomme, et le Tartuffe.

627. Sujets enfantins tirés des Comédies de Molière, par Edouard Lièvre. Imjir. lithofjr. Lemercier. In-S.

Voici les comédies ruixtiuelles l'artiste a emprunté les sujets de ses dessins, publiés successivement chez Martinet, en 1859 : le Misanthrope, le Mariage forcé, les Précieuses ridicules, le liuurgeois gentilhomme, l'Avare, Don Juan, le Malade imaginaire, les Femmes savantes, les Fourberies de Scapiti, M. de Pourceaugnac, et George Dandln.

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r»2S. Les Comédies de Molière représentées par Edouard Lièvre. Paris, Martinet. Suite de 15 pL lithogr. Pet. in-fol. obi.

629. Scènes des Comédies de Molière. A Paris, chez Ch. Sedille. In-3'2.

Nous ne connaissons pas l'édition pour laquelle ces petites pravures ont été faites.

630. La Chiquenaude, ou le l)êpit amoureux; tableau peint par C. Coypel, gravé par Surupue fils.

63! . Le Ih'pit amoureux : lilhopr. de C. Constans, coloriée. (H. IKII'"™. L. t>37.)

632. I^s Précieuses r'idicules, d'après Hég. Vetter, gravé sur bois par E. Hrion. Gr. in-s.

Cette gravure se trouve dans le tome XIX delà Gazette des Beaux- Arts, 18G5.

La tradition thédtrale veut (juo les Prévieitses ridirules aient été. dans l'origine, une des petites farces que Molière composait pour la j)rovinc«î et (jui donneront la vo^'ue aux représentations (le la Troupe des Hcjarl. Le V. Niceron dit. en propres termes, dans ses M évioires }jour servir à l'histoire t/e\- Hotmncs illustres (tome XXIX, p. 174), ijue Vhtonrfii, joué d'abord à Lyon en 1653, reparut i\ Heziers avec le Ih*pit nnioureiw, les Précirtises ridintles et quelques autres « farces, (jui, par leur constitution irréffuliére, méritèrent à peine le nom de comédies ». Les Prcrieiisrs ne furent représentées à Paris, que le 18 novembre 1639. Les Comédiens italiens avaient jotié auparavant, sur le mémo théâtre du Petit-Bourl)on. une autre comédie des Prérifiises. (jue l'abhe de Pure fît exprès pour eux et qui n'était sans doute (ju'une imitation de la farce de Molière.

« Ce furent les Précietises qui mirent Molière en réputation, dit le compilateur du Srtjniisinna ; la pièce ayant eu l'approbation de Paris, on l'envoya à la C<»ur, qui etoit alors n\\ voyage des Pyrénées, où elle fut très-liien reçue. Cela lui enfla le courape. «Je n'ai plus que faire, dit-il, d'étudier Plaute et Térence, ni d'éplucher les frajrments de Menandre : je n'ai {|u'à étutlier le monde. «• Il y avoil néanmoins qu«'lquo chose d'outre : les Précieuses n'etoient pas tout à fait du caractère (ju'il leur avoit donné ; mais ce qu'il avoit imairiné était bon pour la cometlie. ■

MuLlLKliûgUE. 265

633.. La même composition, signée -^e^. Vetter. Gravure sur bois. Pet. in-4.

Publié dans un Album du Salon de I8G0.

63i. Les Précieuses ridicules (se. 10). Lithographie anglaise.

On lit, au bas, à gauche : After an original piciure hy A. E., Chalon esq'^ A. R. ; au milieu : Printed by Engelmann, Graf, Coindel & Co., et à droite : Dvaw}i on Stone by M. Gault esq^^.

Et, plus bas. gravé, au-dessous du madrigal que Mascarille récite aux deux Précieuses : Londoii pub* by Eiigcbnami, Grnf, Cnndel 6G St-Mnrtin Innd strand 7iov^ 1826. Paris^ & Mulhnuscnrd Engclmann & Co. In-4.

635. Les Précieuses ridicules; dessiné par A.-E. Chalon, gravé par Gaucy. (H. 379°^°^. L. 325.)

Il y a des épreuves, avant la lettre, sur papier de Chine.

636. Sganarelle (scène 6) ; dessiné par Fragonard, lithogr. de Leraercier. (H. •106'"°^. L. 311.)

637. L'Ecole des wa/'w; dessiné par Fragonard, lithogr. de Lemercier. (H. 406"^°». L. 31 1 .)

De Visé, dans ses Nouvelles nouvelles, publiées sans nom d'auteur en 16G3, nous a révélé comment Molière, après avoir fait représenter, à Paris, ses anciennes comédies d'intrigue, V Etourdi et le Dépit amoureux, avait tout à coup changé de genre pour s'essayer dans la comédie de mœurs et de caractères. On doit s'étonner ijue les commentateurs de Molière n'aient pas cherché à pénétrer dans le secret des allusions et des analogies satiriques qui remplissent son théâtre :

a Molière apprit (jue les gens de qualité ne vouloient rire qu'à leurs dépens ; qu'ils vouloient (jue l'on fit voir leurs défauts en public ; (pi'ils étoient les plus dociles du monde et (ju'ils auroient été bons, du temps où l'on faisoit pénitence à la porte des temples, puisque, loin de se fâcher de ce (jue l'on publioit leurs sottises, ils s'en glorifioient ; et de fait, après cpie l'on eut joué les Précieuses^ où ils étoient représentés ci bien railles, ils donnèrent eux-mêmes, avec beaucoup d'empressement, à l'.Vuteur dont je vous entretiens, des mémoires de tout ce qui se passoit dans le monde, et des portraits de leurs propres défauts et de ceux de leurs meilleurs amis ; croyant qu'il y avoit de la gloire pour eux, que l'on reconnut leurs

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impertinences dans ses ouvrages, et que l'on dît même qu'il avoit voulu parler d'eux...

« Notre Auteur, après avoir fait cette pièce (le Cocu imaginnirt) , reçut des gens de qualité plus de mémoires que jamais, dont on le pria de .se servir dans celles (ju'il devoit faire ensuite, et je le vis bien embarrassé, un soir, après la Comédie, qui cherchoit partout des tablettes pour écrire ce que lui disoient plusieurs personnes de condition, dont il étoit environné t.dlement, quo l'on peut dire qu'il travailloit sous les gens de qualité, pour leur apprendre après à rire à leurs dépens, et qu'il étoit en ce temps et est encore l)résentenjent leur écolier et leur maître tout ensemble.

« Ces messieurs lui donnent souvent à dîner, pour avoir le temps de l'instruire, en dînant, de tout ce (pi'ils veulent lui faire mettre dans ses pièces ; mais, comme ceux qui croient avoir du mérite ne manquent jamais de vanité, il rend tous les repas qu'il reroit, son esprit le faisant aller de pair avec beaucoup de gens ijui sont beaucoup au-dessus de lui. »

63S. Frontispice d'une Iradnclion hollandaise de l'École des maris, ^vd\é par A. Schoonebcck, en 1730. In-S.

Bibliogr. mulié '., u» G77.

(j'M) L École (les femmes (act. m, se. 2). Gravé i\ lean-forte ; coj)ie réduite et en contre-partie, sans nom d'artiste, (le la gravure de Cars, d'après Boucher, pour l'édition (le 173^. (H. i32'""». L. IhJ.)

Au-dessous du titre, on lit les vers suivants :

Jamais on n'aima par contrainte, Et c'est, Arnolphe, en vain, que tu veux dans la crainte

Tenir cette jeune beauté.

Ce doigt mis sur ton front avec sévérité IVe sert qu'd mieux marquer, aux yeux de l'innocente.

L'endroit justement oïl l'on plante

Le bois que mérite un jaloux.

Et que tu porterais devenant son époux.

Cette spirituelle eau-forte doit faire partie d'une suite fort rare

(peut-être celle qui est citée plus haut. s(.ii> ! i ; .dont nous ne

connaissons qu'une autre pièce, pour !«• .Ma. /innir(\\o\. ciaprès, no 682.

Donneau de Viné, (|ui, d'ennemi bruv.int de Molière. de\iut son oblige et son complaisant, a loue et critique a la fuis {'École dru frmmr.s, au milieu de l'immense vogue que cette comédie obtenait

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à la scène. Molière, plus sensible aux critiques qu'aux éloges, réduisit au silence ce redoutable adversaire, en jouant quelquesunes de ses pièces, qui réussirent peu, mais qui rempêchèrent de troubler le succès des autres. Cette piquante et malicieuse appréciation des qualités et des défauts de VEcole des fcniines, se trouve dans la troisième partie des Nouvelles nouvelles (Paris, Gabriel Quinet, 1GG3, 3 vol. in-12) :

« La comédie de VEcole des femmes a produit des effets tout nouveaux : tout le monde l'a trouvée méchante, et tout le monde y a couru; les dames Vont blâmée et l'ont été voir ; elle a réussi sans avoir plu, et elle a plu à plusieurs qui ne l'ont pas trouvée bonne ; mais, pour vous en dire mon sentiment, c'est le sujet le plus mal conduit qui fut jamais, et je suis prêt de soutenir qu'il n'y a point de scène où l'on ne puisse faire voir une infinité de fautes.

« Je suis toutefois obligé d'avouer, j)our rendre justice à ce que son Auteur a de mérite, que cette pièce est un monstre qui a de l)elles parties, et que jamais Ton ne vit tant de si bonnes et de si méchantes choses ensemble. Il y en a de si naturelles, (ju'il semble que la Nature ait elle-même travaillé à les faire. Il y a des endroits qui sont inimitables et qui sont si bien exprimés, que je manque de termes assez forts et assez significatifs pour vous les bien faire concevoir. Il n'y a personne au monde, qui les put si bien exj)rimer, à moins qu'il n'eût son génie, quand il seroit un siècle à les tourner. Ce sont des portraits de la Nature, qui peuvent passer pour originaux : il semble qu'elle y parle elle-même. Ces endroits ne se rencontrent pas seulement dans ce que joue Agnès, mais dans les rôles de tous ceux qui jouent à cette pièce.

« Jamais comédie ne fut si bien représentée, ni avec tant d'art. Chaque acteur sait combien il y doit faire de pas, et toutes ses œillades sont comptées.

u Après le succès de cette pièce, on peut dire que son Auteur mérite beaucoup de louanges, pour avoir choisi, entre tous les sujets que Straparolle lui fournissoit, celui (jui venoit le mieux au temps ; pour s'être servi à propos des mémoires que l'on lui donne tous les jours ; pour n'en avoir tiré que ce qu'il falloit et l'avoir si bien mis en vers et si bien cousu à son sujet; pour avoir si bien joué son rôle ; pour avoir si bien judicieusement distribué tous les autres et pour avoir enfin pris le soin de faire si bien jouer ses compagnons, ([ue Ion peut dire que tous les acteurs qui jouent dans sa pièce sont dos originaux (jue les plus habiles maîtres de ce bel art pourront difficilement imiter. »

OiO. Les Fâcheux, cnf^ravcd hy H. \V. LieviiM', frum a pictiire, hy J. S. Newton, (il. 13:2'°"'. L. 379.)

Il y a des épreuves, avant la b-itrc, sur jjapier de Chine.

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