Le même portrait, gravé h Teau-forte. Pet. in
Publié en tête d'une réimi)ression de la Fntnruse Comédienne (Paris, Barraud, 1870, pet. in-81. On a fait différents tirages sur des papiers de luxe.
Une note manuscrite de Trallage, qui était instruit de beaucoup de particularités secrètes par ses rapports de famille 'avec le lieutenant de police La Reynie, semble confirmer en partie les désordres que le pamphlet de la Ffwicuse Comédicnjic impute à la femme de Molière :
« Les principaux (comédiens) débauchez ont esté ou sont encore :
« Le sieur Baron, jrrand joueur et satyre ordinaire des jolies femmes.
« La femme de Molière, entretenue à diverses fois par des gens de qualité, et séparée de son mary.
« Le sieur Champmeslé et sa femme, séparez l'un de l'autre par leur débauche : la femme étoit grosse de son galant, et sa servante étoit grosse du sieur Champmeslé, en mesme temps. Il y auroit de quoy faire un gros livre de leurs aventures amoureuses. »
Selon l'auteur anonyme de la Fameuse CouiédiennCy Armande Béjart, mariée à Molière, avait des bontés pour l'abbé de Richelieu, (jui lui donnait 4 pistoles par jour, « sans compter les habits et les régals qui etoient le par-dessus. » Tons les biographes ont crié à la calomnie. Il y a pourtant, dans le Registre de La Grange, un chiffre assez comi)romettant pour M"^ Molière. Chaque visite de la Troupe du Palais-Royal chez un prince ou un seigneur était payée 330 ou 320 livres, y;r/.c fait. Le G décembre IGGl : » Joué, chez M. l'abbé de Richelieu, VEscuUc des mnris, lioO livres. » Molière n'était pas encore à cette Ecole-là.
liifjliogr. ?nolici\, n» 1177.
279. PoiiTRAiT-Mi.nAiLLON , 011 bustc , d'Armandc Bcjart. Grave à l'cau-forle, par Launay ; gravé sur acier par Rebcl. Pcl. in-S.
Ce portrait, ([ui tigurc sur le titre d'une réimpression de la Fnmeuse Comédienne {VM'is,hi\rra\u\,iS10, pet. in-S , a ete fait d'après une miniature, qui avait appartenu à M. P. de C ***, conseiller à la Cour impériale et descendant d'une ancienne famille de Nimes. lia éle tire à part sur dill'orentes sortes de papier de luxe.
A l;i fin de la Fameuse Comédienne, on lit un ({uatrain qui prouve que la veuve de Molière était encore très-seduisante en 1G77, à repo([ue de son second mariage avec Guerin d'Ktriché :
Los GrAces et les Ris régnent .sur son visage ; Kllf a l'air t«)Ut charmant et l'esprit j'U-in do feu. Kilo avoit un mari d'esprit, qu'elle aiinoit peu ; £llc en prend un de chair, qu'elle aime davantage.
MOLIERESQUE. 95