Bourdery et Lachenaud, p
CEPNPEPRE TROISIÈME
Le portrait de Hanau.
Planche I, b.
I. Renseignements fournis par le peintre Lugardon, César Malan, Ch. Schræœder. — II. Mémoire de M. Weizäcker, Directeur du Musée de Francfort. — III. Conclusion.
E Calvin de Hanau nva été signalé, pour la première fois, par M. le pasteur César Malan fils, qui me conta, — comme il savait conter, — diverses anecdotes à ce sujet. Je lui demandai de résumer nos entretiens en quelques lignes, ce qu’il fit dans le billet suivant, daté du 27 septembre 1894, et que je transcris ici, non sans émotion, comme un précieux
souvenir d’une longue amitié :
« Bien cher, vous me demandez de vous dire la visite de M. Lugardon ! (père) à Hanau, à propos du portrait de Calvin, que je lui disais avoir souvent admiré dans la salle du Consistoire, lorsque j'étais pasteur de l'Eglise française, de 1847 à 1851. M. Lugardon alla à Hanau le voir. Il me dit, à son retour, tout d’abord qu’il regardait ce portrait comme l’original et celui du Consistoire de lEglise française de Francfort-sur-Mein comme une copie. Il ajouta qu’il croyait, comme on me l'avait dit, que ce portrait était l’œuvre du Titien, lorsqu'il s'était rencontré avec Calvin chez Renée de Ferrare. Du reste, il ne pouvait s’en inspirer pour un tableau auquel il travaillait alors, ce jeune Calvin-là étant trop différent du Calvin traditionnel, provenu de la tête de la Bibliothèque de Genève, peinte d’après le masque du Calvin mort, ce dit-on. — Voilà tout ce dont ie me souviens à ce propos ?. »
La légende sur la rencontre du Titien et de Calvin à Ferrare n’est plus admise par personne. (Voir plus loin.) — La légende selon laquelle le portrait de la Bibliothèque de Genève a été fait d’après un masque de Calvin mort, n’a pas plus de fondement. Mais elle trahit l’impression que donne le dit portrait.
Quant à déterminer où est la copie et où est l'original du portrait en question, il n’est pas