L. Tobias Stimmer. — II. De Bry. — III. Conrad Meyer
Tobias Stimmer.
AGLER, dans son Xänstler-Lexikon, signale cinq éditions d’une collection de portraits publiés par Reusner.
La première est allemande: Contrafacturbuch, durch Christophorum Reusnerum, Strassburge 1587, bei B. Jobin. Elle contient 103 gravures sur
bois. Puis vinrent quatre éditions latines : 1° Jones, sive Imagines virorum
litleris 1llustrium, 1587, avec 103 portraits ! ; 2° 1589, avec 91 portraits ?; 3° 1590, avec 100 portraits * et 4° 1719, avec 89 {.
La troisième édition latine (que nous avons eue sous les yeux) * débute par la reproduction de lépitre dédicatoire (de la première édition) de Nicolas Reusner « Juris C. consiliarius saxonicus » (conseiller en droit canonique) à Frédéric II, roi de Danemark, Norwège, etc. Reusner déclare que l’ouvrage le plus digne d’éloges, c’est les Icones de Bèze, paru « il y a peu d’années ». Il espère que le présent ouvrage se rapprochera du précédent. Il est dû, dit-il, à Bernard Jobin, citoyen et imprimeur à Strasbourg, qui l’a illustré (adornatum) avec beaucoup de soin et de frais. Les personnages ont été pris un peu partout, « surtout en Allemagne », et, pour le dessin, on s’est surtout adressé au peintre Tobias Stimmer, un des plus éminents et des plus parfaits artistes parmi les premiers de son temps (in quo delineando imprimis pictore usus fuit Thobia Stimmero,
inter primos suæ ælatis summo atque perfectissimo). Lui, Reusner, a composé les distiques et les
41. Icones sive Imagines virorum litteris illustrium, quorum fide et doctrina relig. et bon. lit. studia nostra patrumque memoria, in Germania præsertim, in integra sunt restituta. C. elogiis, recensenti Nicolao Reusnero, Cur. B. Jobino Argentorati, 1587, mit 103 Blatten 8°.
2, Icones. mit o1 Bildnissen. Basel, Waldkirch, 1589, 8°.
3. Icones. ex secunda recognicione N. Reusneri. Cur. B. Jobino, mit 100 Holzschnitten, Arg., 1590, 8.
4. Icones. olim a T. Stimmero pict. ad. viv. expressæ, etc. Iterum recensae et impensis C. À. Z. mit 89 Bildnissen. Francof. ad. M. 1719, 8° (Xünstler-Lexikon von Nagler).
5, Bibliothèque de Genève.
biographies. Cette lettre est datée de Stras- IOANNES CALVIN VS bourg, calendis aprilis, anno MD XIIIC
Theologus.
mare C’est donc bien à T. Stimmer qu'il faut, semble-t-il, attribuer les portraits
ainsi publiés.
Tobias Stimmer, peintre et graveur, né à Schaffhouse en 1539, mort en 1582 au service du margrave de Bade, à Strasbourg, a été un des artistes allemands qui, dans la seconde moitié du seizième siècle, ont eu le plus de talent et ont déployé le plus d'activité. Rubens a déclaré qu’il avait beaucoup appris de lui!.
Notre gravure, — quoique le bois reste le même, — se présente sous différents états.
Le premier, avec un seul cadre, porte au-dessous, en assez grosses lettres alle-
mandes gothiques, Johannes Calvinus der
Gallia merecipit doétore & Scotia Chriflum: b. Schrifft Lebrer, 60.
Paftorem fepelir culta Geneua fuum. Nyon in Frankreich mein Geburstatt
M. D. LXIV. Paris und Burgeiss mich gleich hat Zum Lehrer, Genff, wie offenbar
In Schulen und Kirchen macht vil Jahr.
Le Tobias Stimmer. Sturb im Jahr 1564 *.
C’est sans doute l’état de la première édition, en allemand à.
Un second présente un double cadre, seulement en haut et en bas. En haut, Johannes Calvinus theologus. En bas, au-dessous de deux vers latins, Gallia me recipit. MDLXIV et, à côté du distique, un R (H. 0,101, L. 0,079). On sait que les distiques sont de Reusner. — C’est cette pravure que nous reproduisons f.
Un troisième a un double cadre tout autour. Il porte en haut le n° 267, les mots Jones Calvinus theologus, et en bas, au-dessous de deux vers latins, Gallia me recipit, etc. MDEXIIT (IT au lieu de IV). C’est ainsi que la gravure se trouve dans l'édition de 1590 °. |
Un autre n’a pas de cadre, sauf un peu des deux côtés.
Enfin une reproduction postérieure dans un cadre bien riche d’ornements Renaissance, avec
1. Die Monogrammisten, von Dr G. K. Nagler, fortgesetzt von D' Andresen et C. Clauss, vol. V. 2. « Noyon en France est mon lieu de naissance. Paris et Bourges m'ont eu également. — Genève, on le sait, m'a fait enseigner dans les écoles et les églises pendant beaucoup d'années. Mourut en 1564. »
3. Bibliothèque de Zurich. — Bibliothèque nationale (Estampes), Paris.