‹ Iconographie calvinienne :Chapitre 88 sur 221 · Jean Calvin, UE, p. 536. — 2. Lenient, I, p · texte numérisé non relu

Jean Calvin, UE, p. 536. — 2. Lenient, I, p

3. « Advertissement très utile du grand proffit qui reviendroit à la chrestienté, s’il se faisoit inventaire de tous les corps sainctz et reliques, qui sont tant en Italie, qu’en France, Allemaigne, Hespaigne et autres Royaumes et pays, 1543. »

&, Opera Vi pas So 7, P. 420, — 6, Zbid., p. 421, 422. — 7, Ibid., p. 422, — 8. Jbid., P. 428,

on leur eust monstré des crottes de chièvres et qu’on leur eust dit : voilà des patenostres de nostre Dame, ilz les eussent adorées sans contredit !. »

Au nombre des « dernières reliques » de Jésus-Christ, il y a le morceau du poysson rosty que lui présenta S. Pierre » après la résurrection. « Il faut dire qu’il ayt esté bien espicé, ou qu’on

y ait fait un merveilleux saupiquet, qu’il s’est peu garder si longtemps ?. »

Après le Seigneur, Calvin s’occupe de la vierge Marie. Je ne cite que ce détail. « Le reste qu’ilz ont des reliques de nostre Dame est de son baguage. Premièrement, il y en a une chemise à Chartres, de laquelle on fait une idole assés renommée ; et à Aix, en Allemaigne, une autre. Je laisse là comment c’est qu’ilz les ont peu avoir; car c’est chose certaine que les apostres et les vrays chrestiens de leur temps n’ont pas esté si badins que de s’amuser à telles manigances. Mais qu’on regarde seulement la forme, et je quitte le jeu, si on n’aperceoit à l’œil leur impudence. Quand on faict la monstre, à Aix en Allemaigne, de la chemise que nous avons dict estre là, on monstre, au bout d’une perche comme une longue aulbe de prestre. Quand la Vierge Marie auroit esté une géante, à grand peine eust-elle porté une si grande chemise. Et pour luy donner meilleur lustre, on porte quant et quant [en même temps] les chaussettes de sainct Joseph, qui seroyent pour un petit enfant ou un nain. Le proverbe dit : Qu’un menteur doit avoir bonne mémoire, de peur de se coupper par oubly. Ilz ont mal gardé ceste reigle, quand ilz n’ont pensé

de faire meilleure proportion entre les chausses du mary et la chemise de la femme ?. »

2. Les adorateurs de reliques se trouvaient dans l’ancienne église; les « Nicodémites » se trouvaient dans la nouvelle. En effet, une des plus délicates questions de pratique, qui se posait continuellement, était celle-ci : « Que doit faire un homme fidèle, cognoissant la vérité de l’'Evangile, quand il est entre les papistes ? » Ne lui est-il pas permis, pour éviter des persécutions, de s’accommoder un peu au culte régnant, et jusqu'où? Déjà Calvin avait traité ce sujet en 1537, dans son Éfiître à Duchemin *. En 1543, il publia un traité spécial, ayant pour titre même la question que nous venons de poser. Et à ce traité fut jointe une lettre à un ami, datant du 12 septembre

Ce traité, aussi modéré que précis, est d’une logique pressante, irréfutable. — Calvin reconnait que c’est « chose fascheuse que de se mettre en danger de perdre corps et bien; » que d’être obligé de « s’en aller en païs estrange comme à l’esgarée 5. » — Il distingue entre dissimuler et simuler. « Dissimulation se commet en cachant ce qu’on a dedans le cueur : simulation est plus, c’est de faire semblant et feindre ce qui n’est point 5. » Ainsi, dans le langage du seizième siècle, il y a entre dissimuler et simuler à peu près autant de différence qu’entre se taire et mentir. Calvin permet que dans certaines occasions on se taise. — Il distinguera même entre les cérémonies : « Il y en a aucunes procédées de légière erreur, ou bien qui sont venues de bonne origine, et, après, ont esté aucunement dépravées, » par exemple l’usage des cierges et chandelles. Le chrétien peut «les observer sans offense ». Les autres ont été introduites par le diable : de

celles-là seulement il doit s’abstenir à tout prix 7. | Le traité de Calvin n’en souleva pas moins des protestations. Cette parole est dure, cria-t-on

1. Opera VI, p. 429. — 2. Jbid. — 3. Ibid., p. 433. — 4. Opera V, p. 239. — 5. Opera VI, p. 542. — 6, Jbid., p. 546. — 7, Jbid., p. 581, 58z,

de toutes parts. Et alors Calvin publia son « Excuse à messieurs les Nicodémites, sur la complaincte qu’ilz font de sa trop grand’ rigueur ! » (1544).

M. Lenient trouve que ce nouveau pamphlet « du genre tempéré, moins célèbre que le précédent, est peut-être supérieur en finesse et en malice. — Jamais sa plume n’a été plus légère ni plus incisive. Moraliste et peintre à la façon de La Bruyère, il s’amuse à crayonner tous ces profils de chrétiens efféminés avec leurs lâchetés, leurs compromis de conscience, leurs calculs d’égoisme et de tiédeur indifférente ?. »

Plume fine, malicieuse, légère, soit, mais plume du seizième siècle. Preuve en soit le portrait général qu’il fait des Nicodémites, de leur espèce, dirais-je :

« Pour bien exprimer quelz ilz sont, je ne saurois user de comparaison plus propre qu’en les accouplant avec les cureurs de retretz. Car comme un maistre Fifi, après avoir longtemps exercé le mestier de remuer l’ordure, ne sent plus la mauvaise odeur, pour ce qu’il est devenu tout punetz [punaïsie, puanteur, puiais, puant, fétide], et se moque de ceux qui bouchent leur nez, pareillement ceux-cy, s’estans par accoustumance endurcis à demeurer en leur ordure, pensent estre entre des roses, et se moquent de ceux qui sont offensez de la puanteur, laquelle ilz ne sentent pas. Et afin de mener la comparaison tout outre, comme les maistres Fifz, avec force aulx et oignons s’arment de contrepoison, afin de repoulser une puanteur par l’autre, semblablement ceux-cy, afin de ne point flairer la mauvaise odeur de leur idolätrie, s’abbreuvent de mauvaises excuses, et perverses, comme de viandes puantes et si fortes qu’elles les empeschent de tout autre | sentiment. Mais c’est une povre et malheureuse provision, quand on se rend stupide, pour ne point sentir son mal ?. »

Suivent quatre portraits de Nicodémites, et ceux-ci méritent les éloges de M. Lenient :

« Les premiers sont ceux qui, pour entrer en crédit, font profession de prescher l'Evangile, et en donnent quelque goust au peuple, pour l’amieller. Car voyans qu’une grande partie du monde est faschée de l’asnerie des caffartz et se moque de leur sotte façon d’enseigner, ilz ne voyent point de meilleur moyen d’acquérir bruit et réputation, que d’user de ceste amorse, pour attirer les gens à eux #... Voilà donc la première espèce de ceux qui se mescontentent de moy: assavoir les prescheurs, qui, au lieu de s’exposer à la mort, pour relever le vray service de Dieu, en abolissant toutes idolâtries, veulent faire Jésus-Christ leur cuisinier pour leur apprester à bien ‘diner $. »

« Une seconde secte : Ce sont les prothonotaires délicatz, qui sont bien contens d’avoir PEvangile, et d’en deviser joyeusement et par esbat avec les dames, moyennant que cela ne les empesche point de vivre à leur plaisir. Je mettray en un mesme ranc les mignons de court, et les dames qui n’ont jamais apprins que d’estre mignardées, et pourtant ne savent que c’est d’ouyr qu’on parle un peu rudement à leur bonne grâce... Un prothonotaire se pourra bien moquer du crucifix, aux dépens duquel il meine joyeuse vie, en banquetz, en jeux, en danses et toute braveté. Car ce n’est qu’un marmoset. Mais Dieu ne se laisse pas moquer en ceste façon. — Un courtisant peut bien parler en risée et moquerie de toutes les basteleries ausquelles s’amuse le monde pour servir Dieu... Mais quand on nous parle des sainctz commandemens de Dieu, il n’est pas question de faire le niquet. — Üne dame peut bien faire la figue [se moquer de] à un

1. Opera NI. Prol., p. XXX-XXXIV. — 2. Lenient, p. 180, 181. — 3. Opera NI, p. 595. — 4. Ibid., p. 597. — 5. Ibid., p. 598,

messire Jean [à un petit prêtre] qu’elle craingnoït auparavant comme foudre, pour ce qu’il falloit, bon gré mal gré, pour le moins une fois l’an, venir à luy, et luy révéler tous ses menuz secretz. Car elle sait que Dieu ne lastraint pas à cela. Mais cependant il faut venir à jubé [à compte, se soumettre par contrainte] devant Dieu. Ceste confession intérieure de noz consciences ne s’abolist point par l'Evangile !. »

« La troisième espèce » est « ceux qui convertissent à demy la chrestienté en philosophie... Une partie d’eux imaginent des idées platoniques en leurs testes, touchant la façon de servir Dieu, et ainsi excusent la pluspart des folles superstitions qui sont en la papauté.... Ceste bende est quasi toute de gens de lettres. Toutesfois je les prie : si ce sont advocatz, qu’ilz ne prenent point une cause si ruineuse à défendre, de laquelle ilz ne puissent avoir autre fin, que d’en tomber en confusion. Si ce sont médecins, qu’ilz n’appliquent point d’emplastres superflues et de nul profit pour cacher le mal, etc. 2... »

« Enfin la quastriesme espèce [ce sont] les marchans et le commun peuple, lesquelz se trouvant bien en leur mesnage se faschent qu’on les viene inquiéter... Combien que de ceux-cy il y en a moins que des autres, d’autant qu’ilz ont plus de simplicité et de rondeur, que ceux que j’ay récitez cy-dessus ?. »

Une question particulière et délicate se posait, était posée toujours de nouveau. Calvin prèchait la fermeté. Mais il était à Genève, en sûreté. Le sermon lui était facile. Calvin avait déjà répondu dans son premier traité :

« Je sçay qu’il y en a quelques-uns, qui se pensent bien justifier, en disant qu’il m’est bien facile de parler ainsi, quand je suis loing du dangier, mais que si j’estoye en leur lieu, je ne feroye pas tant du vaillant, mais que j’en feroye comme eux. Je respons que je ne dis autre chose, sinon ce que ma conscience me presse de dire : et que si je vouloye autrement parler, je blasphémeroye meschamment la vérité. Parquoy si j'estoye en lieu où je ne peusse point fuyr l’idolitrie sans dangier, je prieroye nostre Seigneur, qu’il me confermast, et qu’il me donnast ceste constance de préférer, comme la raison le veut, sa gloire à ma propre vie, et espère qu’il ne me délaisseroit point. Toutesfois laissons là ce que je feroie. Car je ne me vante point : mais seulement je monstre ce que tant moy qu’un chascun devroit faire. Et pourtant quiconque feroit autrement, fust moy ou un autre, il seroit coupable #. »

Calvin revient sur le même sujet dans son Excuse aux Nicodémites :

« Puisque Calvin faict tant du vaillant, que ne vient-il icy, pour voir comment il s’y portera ? Il faict comme les capitaines qui poulsent les souldars * à la brèche pour recevoir les coups, ce pendant demeurent loing du danger. Par ce moyen les anciens fidèles se fussent mocquez de toutes les exhortations des Apostres.. Car ilz eussent peu dire : Venez-y vous-mesmes, et montrez-nous le chemin... Quant est de moy, je ne me vanteray pas d’avoir beaucoup enduré. Mais je puis bien dire qu’il n’a pas tenu quelque fois [à moi] à m’exposer au danger. Et puis qu’ilz m’accomparent à un capitaine, pourquoy sont-ilz si malings et inhumains, de ne se contenter que je face autant en ceste bataille spirituelle que nous avons contre le règne de Sathan, qu’on pour-

roit demander d’un bon et fidèle capitaine, qui servira à un prinçe terrien ? Combien qu’ilz s’abu-

1. Opera NI, p. 598, 599. — 2. Zbid., p. 600, 601. — 3. Jbid., p. 6or. — 4. Jbid., p. 573. 5. Souldars de l'édition de 1544 devient sow/dats dans l'édition de 1566, et so/dats dans celle de 161r. Opera VI, p. 607, n. 1.

sent en ce qu’ilz me mettent si loing des dangers. Car encor que la persécution ne soit pas aujourd’huy prochaine et éminente [imminente] sur moy, je ne sçay ce qui me pourroit demain avenir. Tant y a que je serois bien beste, si dès ceste heure je ne m’y préparoye, pour n’estre pas surprins. Quand il faudra là venir j'espère bien en mon Dieu qu’il me fera la grâce de glorifier son nom par mon sang, aussi bien que je faiz maintenant avec la langue et la plume, et sans me

feindre non plus !. »

Et enfin, près de vingt ans plus tard (1561), répondant une fois de plus à la même accusation, Calvin réplique encore à un Hollandais :

« Faisant du facétieux, il demande pourquoy nous ne sortons de nos tanières pour marcher les premiers au feu. Prenons le cas que moy qui incite les autres, je fusse froid et lasche à faire mon devoir : ma faute emportera-elle préjudice à la doctrine ? Mais Dieu mercy j’ay prattiqué ce que j'enseigne aux autres, et ne me suis pas caché en l’ombre et seureté, comme ce rustre gazouille. Qui plus est, je puis bien protester en vérité devant Dieu et ses anges, que j'ay plus souhaité d’estre compagnon de ceux qu’on persécutoit, que de jouir de nulles délices et honneurs du monde. Et y a bons tesmoins qui savent qu’il n’a pas tenu à moy que je ne me soye exposé, quand besoin estoit, à la rage des ennemis. Car combien que je soye de nature autant timide que nul autre, Dieu m’avoit enhardy jusques-là : Cependant, il luy a plu me conserver jusques icy ?. »

On remarquera la prudence avec laquelle le Réformateur s'exprime, l’aveu qu’il fait de sa timidité naturelle. On remarquera aussi la netteté avec laquelle il affirme que, par la grâce de Dieu, il a su s’exposer au danger, quand le devoir parlait. Comment penser que Calvin se soit

vanté à tort, devant ses amis, devant cette multitude de témoins qui le connaissaient si bien ?

A la fin de son traité, Calvin revient à Nicodème, — d’où les Nicodémites tirent leur nom, sous prétexte qu’étant venu voir Jésus de nuit, Nicodème peut bien être le patron des timides, sinon des lâches. |

« Il leur semble avis qu’ilz se peuvent cacher soubz la robbe de Nicodème, laquelle ilz font semblable au manteau de nostre Dame des Carmes de Paris. Car il me souvient qu’il y a là une légion de moines, comme poulsins soubz les ailes de leur mère. En ceste manière ceux-cy estendent si loing le manteau du bon Nicodème qu’ilz en sont tous couvers. Au moins ilz le pensent. Car à la vérité quand chacun en a voulu tirer un pan à soy, ilz l’ont tant tiré çà et là, qu’ilz l'ont tout deschiré, non seulement par pièces, mais par filletz. Comment donc est-ce qu’ilz s’y cachent, dira quelcun. Il leur advient comme aux perdris : lesquelles pensent estre bien mussées [cachées],

quand elles peuvent trouver un trou pour fourrer la teste $. »

En réalité, ils imitent Nicodème avant sa conversion : et ils font le contraire de ce qu'il fit après. Alors «il ne craint point la honte et l’opprobre. Il ne craint point la haine... Voilà Nicodemiser, si nous prenons Nicodème chrestien…. Mais quoy ? Ceux-cy veulent ensuyvre ce qu’a

faict Nicodème du temps de son infidélité #.... » — « Possible qu’en un poinct on leur pourroit

1. Opera, NI, p. 607, 608. — 2. « Response à un certain Holandois, lequel, sous ombre de faire les chrestiens tout spirituels, leur permet de polluer leur corps en toutes idolâtries, 1562.» Opera IX, p. 620. — 3, Ibid. NI, p. 608. — 4. Jbid., p. 600.

accorder qu’ilz ressemblent à Nicodème. C’est qu’ilz ensevelissent maintenant Jésus-Christ, comme il a faict une fois... » — « Mais il y 4 grande différence entre les deux sépultures. Car Nicodème a seulement ensevely le corps et l’a embaumé, afin que l’odeur en fust bonne et prétieuse. Ceux-cy ensevelissent corps et âme, humanité et divinité ; et le tout sans honeur. Nicodème l’a ensevely pendant qu’il estoit mort. Ceux-cy le veulent enterrer après qu’il est ressuscité. Ainsi qu’ilz se desportent doresnavant de faire un bouclier de Nicodème,.. veu que Nicodème a monstré cent fois plus de constance en la mort de Jésus-Christ, qu’ilz ne font tous ensemble après sa résurrection !. »

IT

1. Après la satire contre les erreurs, la satire contre certaines personnes. Mais c’est ici qu’il faut multiplier les précautions pour arriver à un jugement équitable. M. Lenient va nous y aider par quelques pages très remarquables.

Au premier abord, l'Eglise catholico-romaine fut surprise et n’eut pas de défenseurs à opposer à l’armée des attaquants.

« Au jargon pédantesque et hérissé de l’école, les Réformateurs substituaient la prose courante d’Erasme, les libres fantaisies du latin macaronique, ou mieux encore l’idiome vulgaire, qui associait la foule à la lecture de la Bible et aux disputes théologiques. Contre toutes ces séductions de l'esprit et des oreilles, que pouvait l’antique Sorbonne avec ses lourdes armes d’un autre âge ? »

Cependant, la nécessité aidant, les défenseurs de la vieille Eglise essayèrent de marcher sur les traces des Réformateurs. Leurs hésitations, leurs maladresses sont ici singulièrement instructives. — Une simple question littéraire devient une importante question de croyance et de foi. |

« Un prédicateur à la mode, Pierre Doré, le maitre Doribus, auquel Rabelais fait expliquer si plaisamment en chaire l’origine de la rivière des Gobelins, sacrifiait aux Grâces en composant les Allumetles du feu divin et la Tourterelle de viduité.… Mais Pierre Doré ne s’en tient pas là. Il alla droit au chef de l’hérésie et lança contre lui l’Anti-Calvin à limitation de l’Anti-Luther, publié par Josse Clichtow, chanoine de Chartres, quelques années auparavant. Soit timidité, soit prudence, Pierre Doré l’écrivit en latin. Craignit-il d’initier la foule à ces débats ? On serait tenté de le supposer, à voir les scrupules et les hésitations d’un autre fougueux théologien, Claude de Saintes, publiant en français sa Déclaration d'aucuns athéismes de Calvin et Bèze (1563). « Sire, dit-il au roi Charles IX, je crains qu’on ne trouve mauvais que j'aie recherché la doctrine » des Calvinistes jusques aux premières pierres fondamentales du christianisme, et que je l'aie » mise en français et proposée au peuple, qui pour la plupart n’est capable de telles difficultés. » Ici nous avons le nœud et l’explication de cette infériorité qui pèse sur les théologiens catholiques ; ils se défient du peuple ; la Réforme au contraire l'appelle... Claude de Saintes revint à la charge et sur le maître et sur le disciple, dans sa Réponse à l'apologie de Théodore de Bèze,.. il reprit sa plume de latiniste. Le latin seul était capable de ces crudités élégantes où le français ne pouvait atteindre alors sans tomber dans le style des halles et des cabarets. »

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