ATTRIBUTS CAHACTÉRISTIQUES DU PERE ETERNEL
Avant le xf siècle, on reconnaît Dieu le père à cette main qui sort des nuages , qui est bénissante ou qui tient une couronne; ni Jésus, ni le Saint-Esprit ne sont ainsi représentés.
Au xii^ siècle, quand la figure paraît, on ne peut la définir et l'attribuer avec certitude à Dieu le père qu'autant que le Fils et le Saint-Esprit sont présents. Dans ce cas, les attributs que portent les deux autres personnes servent indirectement à caractériser la première. Si l'une tient une croix et l'autre une colombe, la troisième, qu'elle ait ou n'ait pas d'attribut, est évidemment le Père. Mais on ne doit pas encore s'occuper ici de la distinction des trois personnes réunies dans une même scène ; c'est au chapitre de la Trinité qu'il en sera question.
Le globe, la boule du monde, qui se donne quelquefois aux deux autres personnes, plus rarement au Saint-Esprit et plus souvent au Christ , est presque exclusivement réservé au Père, soit parce que le Père serait considéré comme le principal auteur de la Création , soit parce qu'il aurait la puissance en propriété particulière. Cependant ce caractère n'est pas certain, puisqu'il^ est attribué quelquefois aussi aux deux autres personnes. On lit dans la vie de Jeanne d'Arc, que l'héroïne d'Orléans portait à la main un étendard blanc fleurdelisé, sur lequel était Dieu avec le monde dans ses mains; à droite et à gauche, deux anges tenaient chacun une fleur de lis. Il est fâcheux que l'archéologie ne puisse pas refaire cet étendard
d'une manière certaine et affirmer que ce Dieu était le Père plutôt que le Fils. On doit cependant, malgré la grande douceur du caractère de Jeanne d'Arc, croire que c'était le Père, parce que le Père porte le globe bien plus souvent que le Fils, et parce qu'il est surtout le Dieu des armées et des combats.
Le livre n'est pas non plus un caractère qui puisse faire distinguer le Père, car on le met à peu près indifféremment entre les mains du Père et du Fils, et même, il faut le dire, il se donne bien plus souvent au Verbe divin, qui est venu nous apporter l'Evangile ^
Le nimbe crucifère, la nudité des pieds, conviennent également aux trois personnes et non pas à l'une d'elles plus particulièrement ; mais le nimbe triangulaire ou en losange est ordinairement réservé au Père : il est rare que le Fils, il est plus rare encore que le Saint-Esprit le portent ^.
Jusqu'ici donc, rien que d'assez vague. Vraiment, pendant cette seconde période qui s'étend du xif au xiv^ siècle, lorsque Dieu a été représenté seul et non en trinité, il est à peu près impossible d'affirmer que ce soit le Père plutôt que le Fils. Aux xiv^ xv^ et xvf siècles, au contraire, les caractères se précisent et se multiplient.
L'âge, dans les sujets exécutés avec soin, aide assez bien à définir le Père. Cette personne a la barbe et les cheveux plus longs que les deux autres; la figure accuse cinquante, soixante , quelquefois quatre-vingts ans. La tête est beaucoup plus forte que la tête du Fils et surtout que celle au Saint- Esprit. Ce dernier fait, qui a de fintérêt, n'est pas constant; mais il est assez fréquent néanmoins. Il semble que la tête,
' La gravure 61 offre le Père avec une couronne, le Fils avec un livre et le Saint- Esprit sans attribut.
* Voyez, au chapitre du Nimbe, les pages 36, 87 et 38.
comme le corps, grossisse avec l'âge, même quand, physiologiquement, la tête ni le corps n'augmentent plus, ou plutôt diminuent et se retirent. C'est donc une façon grossière et toute conventionnelle d'indiquer un âge plus avancé. Un dessin tiré d'un manuscrit de la bibliothèque Sainte -Geneviève, de la fin du xv^ siècle, et qui sera placé dans le chapitre de la Trinité, montre ainsi le Père avec une tête double à peu près de celle du Saint-Esprit et plus forte d'un tiers que celle de Jésus-Christ. La planche 61 offre déjà en germe ce fait intéressant.
A la fin du xiv^ siècle, pendant tout le cours du xv% dans les premières années du xvi% on s'ingénia à représenter Dieu d'une manière digne de lui. Impuissant qu'on était à traduire, par le simple jeu de la physionomie et par la seule expression morale, la toute-puissance créatrice et l'autorité souveraine qui gouverne les mondes qu'elle a faits, on chercha dans la société le type qui pouvait exprimer le mieux la puissance suprême, et on en revêtit la Divinité, afin de la rendre sensible à nos yeux. En Italie, le type le plus élevé de la toutepuissance, c'est le pape, qui est infaillible, qui gouverne les consciences, qui tient dans ses mains de roi et de pontife le corps et l'âme des hommes , qui est le représentant de Dieu sur la terre, qui est le maître des empereurs et des rois. Pour les Italiens, le pape est ce grifîbn tout-puissant de Dante, qui tire sans effort et sans remuer les ailes le char de l'Eglise; c'est l'animal énergique, aigle et lion, qui entraîne le monde derrière lui; c'est la double nature de prêtre et de roi, spirituelle comme faigle céleste, et temporelle comme le lion terrestre, à laquelle tout est forcé de céder ^ En Allemagne, c'est
' Purgatoire, chant xxix. Le pape, comme pontife, a des membres d'or dans la portion du corps où il est oiseau; dans l'autre, le quadrupède royal a des membres mêlés
l'empereur, et non plus le pape , qui est le plus puissant des hommes; on y regarde comme une usurpation toute prétention de la papauté à élire, à déposer, à punir et à récompenser les empereurs ; en Allemagne , la puissance impériale est l'expression visible de l'invisible Providence. Chez nous on révère le pape, et l'empereur y est assez honoré; mais le roi était le maître direct et absolu de la France. Donc, en Italie où le pape est tout , Dieu a dû être représenté en pape ; en Allemagne, où c'est l'empereur, c'est en empereur qu'on l'habille; en France, on en a fait volontiers un roi ^ Les autres nations, l'Angleterre et l'Espagne, ont agi de même. En Angleterre, où le pape est mal vu depuis longtemps. Dieu ne pouvait prendre les insignes de la papauté; en Espagne, au contraire , où le pape possède au moins autant d'autorité que la personne royale, Dieu devait se montrer aussi souvent en pape qu'en roi.
C'est ainsi , en eiFet , que Dieu le père nous apparaît ordinairement chez les diverses nations qu'on vient de nommer: ce qui ne veut pas dire qu'un Dieu roi ou empereur ne se montre quelquefois en Italie, un Dieu pape ou roi en Allemagne, un Dieu empereur ou pape en Angleterre et en France; mais ce sont des exceptions qui ne sont réellement pas en trèsgrand nombre. Une représentation de Dieu le père, pure de toute influence étrangère , pure de toute idée mystique commune à l'époque ou personnelle à l'artiste, accuse toujours les différences locales et se teint de la couleur historique qu'on vient de signaler. En France, par exemple, on voit quelque-
de blanc et de vermeil. Ce triomphe allégorique du Christ et de l'église , décrit si richement dans le Danle, et peint si splendidement sur un vitrail de Notre-Dame de Brou , n'a pas été compris des traducteurs ou annotateurs de la Divine Comédie. Récemment on a pris ce griffon pour le Christ, et l'on ne s'est pas aperçu qu'en faisant traîner le char de l'Eglise par Jésus on imposait à Dieu un rôle indigne de lui. Plus haut , p. 199 , pi. 59 , on a donné un exemple de Dieu en roi.
fois Dieu en pape; mais c'est dans les couvents atteints d'ultramontanisme, c'est à l'époque où l'on est content du pape régnant, c'est au moment de nos guerres en Italie, c'est quand l'artiste a une dévotion particulière à la papauté. Même alors, et dans toutes ces circonstances, la France proteste assez souvent contre cette idée d'assimiler le Père éternel au pape, qui n'en est que le vicaire, et de n'en faire ainsi qu'un vice-dieu. N'osant ou ne pouvant encore s'élever à un type nouveau , le génie français veut du moins exhausser la Divinité et la placer au-dessus de la papauté. Ainsi la tiare papale est garnie, suivant les époques , d'une, de deux et de trois couronnes, dont le nombre indique le degré ou, comme on dirait en mathématiques, la puissance de la souveraineté. Les Français adoptèrent cette idée et, quand ils figurèrent Dieu en pape, ils lui mirent une tiare sur la tête, et une tiare à trois couronnes, puisque ce nombre indique la plénitude du pouvoir souverain; mais, plus hardis , ils portèrent ces couronnes jusqu'au nombre de quatre et même de cinq, pour déclarer que Dieu était bien au-dessus' du pape lui-niême. Les vitraux de Saint-Martin-ès- Vignes, à Troyes, offrent ces curieux exemples, et le suivant, qu'on a fait graver et qui vient de Saint-Martin , donne ainsi Dieu le père tenant son fils attaché à la croix. Le Père est vêtu d'une aube, d'une tunique, d'une chape et d'une tiare, comme le pape; mais sur la tiare s'étagent, non plus trois couronnes seulement, mais cinq, toutes décorées de fleurons et de fleurs de lis comme celles de nos rois de France ^ En Champagne, Dieu est donc supérieur de deux couronnes au pape.
' On remarquera la chaussure de Dieu dans ce dessin. En iconographie chrétienne, Dieu a les pieds nus presque toujours, comme son fils et les apôtres; ici, pour l'assimiler davantage au pape, on le chausse de ses mules. Un manuscrit de la Bibliothèque royale {Biblia sacra, n° 6829), qui est de la fin du xiv° siècle et tout rempli de miniatures, offre une singulière particularité. Au tableau qui représente Aaron, qu'on
DIEU LE PÈRE EN PAPE, COIFFE D'UNE TIARE À CINQ COURONNES. Vitrail français, fin du x\i° siècle.
Avant que de se montrer en pape, le Père apparaît chez nous sous le costume d'un roi. Ce roi divin porte la couronne royale comme Philippe de Valois , Jean le Bon et Charles V; il tient , comme notre empereur Charlemagne , la boule du monde; il porte la longue robe et le long manteau; seulement
vient de purifier pour qu'il soit un digne prêtre de Dieu , on voit Dieu ayant un pied nu et un pied chaussé d'un brodequin noir. Y a-t-il erreur, y a-t-il intention dans ce fait ? Je ne m'en rends pas compte , mais je croirais volontiers à l'erreur. On remarquera encore l'absence du Saint-Esprit dans cette représentation de la Trinité sur le vitrail de Troyes ; il en sera question dans le chapitre consacré spécialement à la Trinité divine. Les artistes, comme les copistes du moyen âge, se sont assez souvent trompés. Les copistes passaient ou défiguraient un mot ; les sculpteurs ou les peintres oubliaient ou dénaturaient un attribut caractéristique. Dans une série de sujets il n'est pas rare que les artistes en oublient un ou deux.
il a les pieds nus et le nimbe crucifère, parce qu'enfin il est Dieu. C'est à cette couronne royale et à ce globe, réunis à la longue barbe qui témoigne d'un grand âge, qu'on distingue le Père du Fils. Un seul de ces caractères ne suffirait peut-être pas, parce que, ainsi qu'on l'a dit, le globe se donne assez souvent au Fils, et même la couronne royale. Ce dernier insigne est plus rare sur la tête du Fils : car cette tête est nue, ou elle porte une couronne d'épines.
Avec ce Père en roi, on traverse tout le xiv*" siècle, et tout le xv^ avec le Père en pape. Ce pape est ordinairement vêtu de l'aube et de la chape; la chape est souvent absente. Ce pape, il faut le dire , est une figure quelquefois estimable , rtiais vénérable jamais; elle excite plutôt le mépris que la considération. Je n'en citerai pour preuve que ce Père éternel qui ouvre la série des statues dans la clôture du chœur de Notre-Dame, à Chartres. Certes» l'artiste qui a sculpté ces statues d'hommes si austères et de femmes si gracieuses n'était pas impuissant à représenter dignement Dieu le père; et cependant ce Dieu est habillé d'un costume qui n'a pas été fait pour lui, qui est beaucoup trop long , qui a beaucoup trop d'ampleur. Une tiare charge sa vieille tête , une chape couvre ses épaules, une aube emprisonne son corps, uneétole pend sur ses cuisses amaigries; sa figure est sillonnée de rides sèches et sans puissance; ce n'est pas l'expérience ni la plénitude des jours qui ont vieilli cette figure, mais l'amaigrissement des muscles et la décrépitude. Cette face n'est pas vieille; elle est usée. Ces yeux sont petits, éteints et sans force. Dans le dessin qui représente la Trinité, et dont le Saint-Esprit porte sur la tête la colombe symbolique \ le Père, qui est en pape, fait vraiment peine à voir. C'est un vieillard infirme, qui n'a plus la force de tenir sa boule du
Ce dessin est p]us bas , à l'Histoire du Saint-Esprit en homme.
monde, et qui prend la main du Saint-Esprit plutôt pour s'en faire un soutien que pour exprimer l'union qui les rapproche. Sa tête penche sur sa poitrine comme celle d'un vieillard débile; les joues sont creuses et la face allongée. Dans la Cité de Dieu \ le Père, à longue barbe blanche, est chauve et n'a plus sur le front qu'une mèche de cheveux, comme un vieillard décrépit.
C'est un spectacle des plus curieux que de voir comment l'art réfléchit profondément et clairement l'époque qui l'a fait. Quand la société est gouvernée par le clergé, du v® au ix^ siècle, l'art est grave, austère; les physionomies sculptées ou peintes se teignent de la couleur générale. Jamais ces physionomies ne se dérident, même pour sourire. Quand, du ix"" au xm'' siècle, on est sous le régime féodal, les attitudes sont roides; il y a dans la tournure quelque chose d'arrogant, il y a de l'audace dans l'expression. Le courage, mais aussi la dureté, éclate dans tous les traits. Puis, du xm*" au xv% lorsque, dans les communes émancipées, eut germé et pullulé la bourgeoisie , l'art s'assouplit. Alors la roideur des époques précédentes se plia à des mouvements nombreux: la sauvagerie descendit à la familiarité, la noblesse des traits à la vulgarité; l'idéal tomba dans le réel.
Ce fut dans des types vivants que les artistes allèrent chercher leurs modèles pour représenter le Père, et cet anthropomorphisme inférieur remplit nos monuments d'un Dieu changé en homme et animé des passions mesquines de l'humanité. Cependant l'homme de cette époque , c'était le bourgeois voulant imiter la noblesse, à laquelle il aspirait, et par conséquent ayant encore des semblants d'élévation , des velléités de distinction. Mais du xv" au xvf siècle, dans la politique comme dans fart, fit irruption la foule sans nom , le populaire en haillons , troué aux habits, appauvri de formes et de costumes,
' Manuscrit de la bibliothèque Sainte-Geneviève, lo', 1 1' et 21' miniatures.
porteur d'une physionomie toujours commune et d'une âme souvent grossière. Cette foule troubla l'esthétique, et donna sa physionomie épaisse à l'idéal le plus élevé, même à la vierge Marie; Marie ne se montra plus que sous les traits d'une grosse femme vulgaire, ainsi qu'elle nous apparaît dans tous les monuments de cette époque.
11 fallait que les grands artistes italiens de la renaissance, le Pérugin, Raphaël et Michel-Ange, vinssent au monde pour créer cette admirable figure de fEternel , de Jéhovah , de ce Vieillard divin qui fait trembler la terre, mieux que le Jupiter antique, d'un froncement de ses sourcils. Donc, avec la renaissance, et il était temps, renaquit l'idéal ancien. La renaissance remonta à la source de toutes choses, aux origines du christianisme aussi bien que du paganisme, et la source est toujours plus limpide que l'embouchure. Elle clarifia le courant esthétique que les deux périodes précédentes avaient troublé de leur bourgeoisie vulgaire ; elle rajeunit Dieu le père, ou plutôt elle le transforma, comme tous les autres types du christianisme. La renaissance dépouilla Jéhovah de la tiare, qui l'assimilait à un pape, et qui en faisait un vicaire de Dieu plutôt qu'un dieu ; elle fit retomber de sa tête sur ses épaules une chevelure blanche et puissante à la fois. Quand on regarde ces images de Dieu le père, peintes ou sculptées par les artistes de la renaissance, on sent comme Job un frisson qui vous agite : on est sous le charme imposant , quelquefois terrible , qu'on éprouve à l'aspect d'un homme de génie qu'on voit pour la première fois. Cette belle divinité, ce magnifique vieillard si serein et si puissant , c'est bien réellement l'Ancien des jours, le HolAolioç tccv ri/mépav des Grecs.
La renaissance est donc l'époque où Dieu le père triompha de l'oubli, des injures, des hérésies, des grossièretés, des
vulgarités des époques antérieures. Ce soleil divin eut enfin la force de percer toutes les couches de nuages jaloux ou vulgaires que les époques chronologiques avaient amoncelés autour de lui. Depuis trois cents ans, à peu près, la première personne de la Trinité est en possession du rang le plus élevé. Cette réhabilitation, quoique tardive \ a produit d'assez bons monuments. Ici, comme on ne doit pas dépasser le xvi*" siècle ni la renaissance proprement dite , il suffira de donner les indications qui précèdent. La Dispute du saint Sacrement, entre autres tableaux de Raphaël, offre un Père éternel d'une grande beauté. Ce Jéhovah, que Raphaël nous a montré créant les grands luminaires de notre globe , et lançant d'une main le soleil dans l'espace tandis que de f autre il y jette la lune, est une admirable création. Le peintre Martin a surpassé Raphaël lui-même, dans la cosmogonie qu'il a dessinée d'après le Paradis perdu de Milton; je regrette que les limites imposées à mon travail ne m'aient pas permis de reproduire cette gravure.
Dès lors on ne s'inquiète plus de la théologie. On ignore que Dieu le père ne doit pas être figuré, puisqu'en parlant rigoureusement on ne fa pas vu ; on ne sait pas ou Ton oublie que Jésus étant le Verbe , la parole de Dieu , il serait convenable de représenter le Fils toutes les fois que Dieu parle. On s'en tient à la réalité historique, et Ton représente Dieu le père dans toutes les scènes de TAncien Testament , à la Création, comme au mont Sinaï , comme à l'élection des juges et des rois, comme à la vocation des prophètes. Quant aux scènes
' En Italie, où l'art est plus hâtif, la réhabilitation avait déjà été tentée au xiv" siècle. Ainsi une sculpture sur bois, qui date de cette époque et dont on donnera le dessin plus bas , montre le Père sortant du ciel à mi-corps pour bénir son fils que saint Jean baptise dans le Jourdain. Dieu le père est déjà un assez beau vieillard et fait pressentir les admirables représentations des grands artistes italiens du xv' et du xvi' siècle.
du Nouveau Testament , on fait assister Dieu le père au baptême, à l'agonie, à la mort et à l'ascension de son fds.
Enfin, au xvi^ siècle, on représenta la divinité par son nom seul et une figure géométrique. Le triangle , avons-nous dit au chapitre du nimbe, est la formule linéaire de Dieu et de la Trinité divine. Dans ce triangle on écrivit en lettres hébraïques le nom de Dieu, de Jéhovah, et l'on plaça le mot et la figure au centre d'un cercle rayonnant qui représentait l'éternité.