NOM DE JÉHOVAH INSCRIT DANS UN TRIANGLE RAYONNANT
Sculpture en bois , xvii' siècle.
Dieu le père ou Jéhovah occupe donc le champ de la Trinité, qui est inscrite elle-même dans l'éternité. Cette formule abstraite eut beaucoup de succès, et aujourd'hui, dans une foule d'églises, au centre de ces gloires dont nous avons parlé, ou bien au milieu du maître-autel, ou sur les voiles des calices, ou sur le grémial des évêques, ou sur le chaperon des chapes et le dossier des chasubles brillent en or ces lettres, ce triangle et ce cercle rayonnant. Une belle tapisserie du XVI® siècle , qui se conserve dans le trésor de la cathédrale de Sens , ofFre un des plus brillants exemples de cette représentation; celui que nous donnons est emprunté à l'église de Haut-
2\li ICONOGRAPHIE CHRÉTIENNE.
villers, près de Reims. Dans la chapelle du palais de Versailles , au centre de la gloire qui garnit le fond du sanctuaire, brille un triangle divin et lumineux à peu près semblable.
Après le chapitre sur le nimbe, l'auréole et la gloire, nous n'avons plus rien à dire sur la forme de ces attributs que l'on donne à Dieu le père. Le nimbe de Jéhovah est circulaire et timbré d'une croix ; mais quelquefois Raphaël et les Italiens mettent à leur Père éternel en ancien des jours le nimbe carré, le nimbe en losange, le nimbe triangulaire ou le nimbe rayonnant. D'autres fois, le nimbe disparaît, l'auréole elle-même s'évanouit, et, du corps entier de Dieu, sort une lueur diffuse, ou bien une lumière à rayonnement tantôt droit et tantôt flamboyant ou onduleux. Alors on se rapproche des textes sacrés et de l'idée que les grands poètes, comme Dante, se faisaient de la Divinité. Dans l'Ancien Testament, en effet, Dieu marche constamment environné de feux et de flammes. Quand Ézéchiel entrevoit Jéhovah sous la forme d'un homme, il dit : « J'eus une vision. Quelqu'un me parut comme un feu ardent. Depuis les reins jusqu'en bas ce n'était qu'une flamme; depuis les reins jusqu'en haut c'était comme une splendeur et une apparence d'or mêlé à de l'argent ^ »
Quant à Dante, il fait de la lumière divine , où se plongent les anges et les saints, cette description éblouissante : «Une lumière est là-haut ; elle rend le Créateur visible à la créature qui, à le voir lui seul, sait mettre toute sa paix. Elle s'étend en une figure circulaire si démesurée, que sa circonférence serait pour le soleil une ceinture trop large. Tout ce qui en apparaît n'est qu'un rayon réfléchi sur le sommet du Premier Mobile, qui prend de là sa vie et sa puissance. Et comme dans l'eau qui baigne sa base se mire un coteau pour voir, il
' Ezechiel , cap. vin, v. 2.
semble, sa parure, et combien il est riche et d'herbe et de petites fleurs; ainsi, suspendues tout autour du fleuve lumineux, je vis s'y mirer, sur plus de mille degrés, toutes les âmes qui, de notre monde, sont retournées là-haut. Et si le rang le plus bas concentre en lui tant de lumière , quelle n'est pas la splendeur de cette rose dans ses feuilles les plus hautes.^ Alors, vers le cœur doré de la rose éternelle qui se dilate, s'étage, et qui exhale un parfum de louanges au soleil, cause du printemps sans fin, Béatrice m'entraîna ^ »
C'est dans ce centre , c'est au foyer de cette éternité lumineuse, que resplendit la divinité. Dante a voulu sans doute décrire une de ces rosaces à mille feuilles qui éclairent les portails de nos plus grandes cathédrales^; rosaces contemporaines du poëte florentin , et qu'il avait vues dans son voyage en France. Là, en efîet , au milieu du calice de cette rose en verre coloré, éclate la majesté divine. De tous les degrés de la corolle, disposée en amphithéâtre; de tous les cordons hiérarchiques de la rosace, semblent accourir, pour se mirer dans la source centrale, d'abord les innombrables légions des anges, puis les âmes des patriarches, des juges, des rois et des prophètes; enfin celles des apôtres, des martyrs, des confesseurs et des vierges. .
Si la figure du Père, exposée au mauvais vouloir et même aux injures des hérétiques , à la vulgarité et à l'impuissance des artistes, a souffert pendant toute la durée du moyen âge, il n'en a pas été ainsi de celle du Fils. Jésus est l'auteur
' Divine Comédie, Paradis, chant xxx.
' Particulièrement à Paris, à Reims et à Chartres.
du christianisme ; c'est de lui et non pas de Jéhovah que la religion nouvelle prend son nom. Aussi les chrétiens lui furent-ils reconnaissants comme des enfants envers un père. Dans les sentiments comme dans l'art, qui est le miroir et l'expression matérielle des idées, Jésus-Christ eut un règne glorieux depuis les catacombes jusqu'à nos jours. C'est la personne divine à laquelle l'art a toujours rendu et rend encore les plus grands honneurs.
Le christianisme n'a pas élevé une seule église à Dieu le père en particulier; il en a dressé, au contraire, une quantité considérable à Dieu le fils, sous le nom de Saint-Sauveur \ de Sainte-Croix, de Saint-Sépulcre, de Sainte-Anastasie. La cathédrale d'Aix est dédiée à Saint- Sauveur, celle d'Orléans à Sainte-Croix. La célèbre église de Florence, où reposent Dante, Michel -Ange, Machiavel et Galilée, s'appelle Santa- Croce. Les églises de la Résurrection ou de Sainte-Anastasie abondent en Orient. Les églises du Saint- Sépulcre sont assez communes chez nous, où les chapelles de ce vocable sont extrêmement nombreuses; à Cambridge et à Northampton, en Angleterre, deux églises circulaires s'appellent Saint-Sépulcre. Il paraît même que la Sainte-Sophie de Constantinople aurait été consacrée plutôt à la sagesse divine de Jésus-Christ qu'à celle du Père ou de la Trinité complète. A Paris, l'église du Val-de-Grâce est dédiée à Jésus enfant ^.
* Des églises, des abbayes, des villages, des bourgs et même des villes portent le nom de Saint-Sauveur; un gros village du département du Nord, près de Valenciennes, s'appelle Saint-Saulve. Jeaime d'Arc, dans ses derniers moments et sur le point d'être brûlée à Rouen, demanda une croix; on lui apporta celle de la paroisse Saint-Sauveur, qui était voisine (M. Michelet , Histoire de France ^ V° vol. p. 172). A Redon, il exlsle encore une église de Saint-Sauveur. La France possédait autrefois vingt-trois abbayes de Saint-Sauveur; celle de Redon en faisait partie,
^ Jesu nascenti, comme dit l'inscription tracée sur la frise du portail.
De nos jours encore, dans l'office de l'église, à la fin de chaque psaume, on chante deux versets, une espèce de refrain annonçant que le psaume est terminé et qu'on va commencer l'antienne, qui en est le couronnement. Ces versets sont connus de tous : « Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit; comme au commencement, à présent, toujours et dans tous les siècles des siècles '. » C'est une glorification de la Trinité tout entière; mais, dans le diocèse de Reims, quand on la prononce, le nom du Père passe sans attirer l'attention. A peine, au contraire, la première syllabe de Filio a-t-elle retenti, que les enfants de chœur se lèvent et font une respectueuse révérence en se tournant vers le grand autel; les prêtres et les chantres saluent ce nom adoré en ôtant leur coiffure, et les fidèles s'inclinent pieusement devant ces divines syllabes. On se redresse, on se rassied, on se recoiffe. Puis arrive le nom du Saint-Esprit, et ce nom passe comme a passé celui du Père. Le Gloria Patri nomme le Père avant le Fils ; mais cette préséance est généalogique, et non pas honorifique. Elle exprime la relation des personnes divines entre elles, et non la différence du culte ou de l'honneur qu'on doit leur rendre.
En chaire , quand les prédicateurs nomment le Père ou le Saint-Esprit, on n'aperçoit pas le moindre mouvement parmi les auditeurs; mais que le nom de Jésus-Christ soit prononcé, et sur-le-champ vous verrez les hommes baisser la tête pour saluer, et les femmes se signer de la tête à la poitrine , et d'une épaule à l'autre.
Il fallait être Newton , et l'on cite ce fait comme une particularité curieuse, pourôter son chapeau en entendant prononcer
' Gmllaume Durand [Rationale divin, offic. îib. V, cap, n) dit que les deux versets du Gloria Patri ont été composés par saint Jérôme et envoyés par lui au pape Damase , qui ordonna de les chanter dans les psaumes.
le nom de Dieu. Aujourd'hui personne ne se découvre à ce nom tout seul. Mais , quelque peu religieux que l'on soit, que cela tienne à l'éducation des mères, ou à la tradition, ou à la réflexion, on n'entend pas nommer Jésus-Christ sans être saisi d'un grand respect. C'est involontaire peut-être, mais par cela même ce n'en est que plus puissant. Au nom de Jésus, s'écrie saint Paul , il faut que tout genou fléchisse dans le ciel , sur la terre, aux enfers ^
Il semble que Jésus-Christ résume en lui la divinité tout entière^. La croisure du nimbe, avons-nous dit plus haut,
' « Ut in nomine Jesu omne genu flectatur cœlestium , terrestrium et infernorum. » {Epist. ad Philipp. cap. ii, v. lo. ) — Quand on chante le symbole de Nicée, dit G.Durand [Rat. div. off. lib. IV, cap. xxv, de Symholo), «et cum dicitur ibi : Et homo t'factus est, debemus genua flectere, quia Christum hominem factum et pro nobis cru- « cifixum adoramus. » Encore aujourd'hui, on fléchit les genoux, ou du moins on s'incline profondément. M. l'abbé Gaume , qui veut bien relire les épreuves de mon travail, me fait observer que ces honneurs sont rendus à Jésus, parce qu'il est mort pour nous, et non parce qu'il est la seconde personne divine, le fils de Dieu. Comme seconde personne de la Trinité , le Fils n'est pas plus honoré que le Père et que le Saint- Esprit. C'est uniquement devant le nom de Jésus que l'on se prosterne , parce que ce nom rappelle directement l'auteur de la rédemption. Quand on dit le fils de Dieu, le Verbe et même le Christ, on ne salue pas plus qu'en prononçant le nom du Père et du Saint-Esprit. Dans le diocèse de Reims, si l'on s'incline au Filio du Gloria Patri, c'est une exception; partout ailleurs on ne salue qu'à la fm du Gloria, pour rendre hommage à la Trinité entière, aux trois personnes réunies. M. l'abbé Gaume est persuadé qu'on rend et qu'on a toujours rendu des honneurs égaux à chacune des trois personnes divines ; dans le culte comme dans le dogme , le Fils n'a jamais été plus que le Père et que le Saint-Esprit. Je défère respectueusement à cet avis, et j'aurais corrigé sans peine sur le manuscrit ce que j'ai dit et ce que je vais dire d'opposé à cette conviction; mais il faudrait remanier entièrement plusieurs feuilles d'impression. Ce n'est pas une ou plusieurs phrases que je devrais modifier, mais l'esprit de tout ce chapitre que j'aurais à faire disparaître. Je conserve donc ce qui est imprimé après les explications que je donne et les réserves que je viens de faire.
* Dans le symbole des apôtres, sur douze propositions, une seule en quatre mots concerne le Saint-Esprit [Credo in Spiriium Sanctum), une seule en neuf mots est relative au Père ( Credo in Deum Patrem, omnipolentem, creatorem cœli et terrœ) ; mais il y a cinq propositions entières pour Jésus-Christ, lesquelles font matériellement la plus forte moitié de tout le symbole.
fut le signe qui caractérisa le Fils comme les deux autres personnes; mais cette croix est un insigne qui vient du Christ et dont se parent les deux autres personnes de la Trinité. En outre, la plénitude de l'être , la toute-puissance, ne devrait pas plus appartenir à Jésus-Christ qu'au Père et qu'au Saint-Esprit ; car elle réside dans la Trinité et non pas spécialement dans une seule personne. Si l'une des trois personnes divines devait se l'approprier de préférence, ce serait plutôt Dieu le père assurément ^ Cependant, chez les Grecs surtout , la toutepuissance et la source de l'être sont attribuées très-souvent et presque exclusivement à Jésus-Christ. Ainsi, dans le ciel des grandes coupoles byzantines, brille sur fond d'or la gigantesque ligure du Tout-Puissant, du Pantocrator. Ce mot de Tout-Puissant , qui réveille chez nous l'idée du Père plutôt que du Fils ou du Saint-Esprit, est en opposition avec cette figure qui a trente ans , la barbe fine et courte , les traits doux et jeunes. Cette image pourrait donc être celle du Père sous la figure de son fils, comme la rigueur du dogme théologique semblerait le vouloir ; mais à côté de l'inscription o Ua/joic^lap, on lit celle-ci ; TC X'"C. On ne peut s'y méprendre : c'est Jésus-Christ qui domine l'Église grecque comme il domine le monde. D'ailleurs, dans les croisillons de son nimbe crucifère, on voit o m. Ainsi le Christ est tout à la fois l'être et la puissance par excellence. Les beaux manuscrits grecs que la Bibliothèque royale possède peuvent fournir dans plusieurs de leurs miniatures la vérification de ce fait l
«Credo in Deum patrem, omnipotentem, creatorem cœli et terra;, et in Jesum « Christum, filium ejus unicum, etc. «Le symbole des apôtres attribue donc spécialement la puissance à Dieu le père. Toute la tradition chrétienne est constante à cet égard ; dans le chapitre consacré à la Trinité , nous donnerons un texte de Richard de Saint- Victor, qui est formel sur ce point. — Dante [Divine comédie, chant x du Paradis) dit également que c'est le Père qui crée et ordonne le monde.
Voyez, entre autres, le manuscrit grec 1 128. — Guillaume Durand remarque dans
Jésus-Christ semble donc plus honoré que son père. Le langage usuel en fournit une nouvelle preuve. Dieu le père n^y est pas considéré comme notre souverain, comme notre roi, tandis que nous donnons ce titre à son fils. En tête du nom de Jésus-Christ, on met Notre-Seigneur, comme on dit Notre-Dame en parlant de la vierge Marie. C'est qu'en effet il y a surtout deux personnes qui gouvernent notre cœur, Marie et Jésus , la mère et le fils. Voilà les deux étoiles vivantes qui rayonnent sur la chrétienté.
En iconographie, le Dieu par excellence, c'est Jésus. A toutes les époques et sans interruption , il a été représenté sous toutes les formes par l'art, et l'art est la contreépreuve des croyances. Au temps où le Père ne montrait que la main, Jésus apparaissait en pied et à tout âge, imberbe ou barbu , à dix-huit ou trente ans. Il faut même dire qu'alors. il est très-souvent et presque toujours représenté sous la forme d'un beau, d'un adorable adolescent imberbe, à figure douce, de quinze à dix-huit ans , à longs cheveux abondants et bouclés sur les épaules; il est quelquefois orné d'un diadème ou d'une bandelette au front, comme un jeune prêtre des dieux païens. C'est une figure chérie et que l'art caresse avec amour ^ A une époque opposée, au xv"" siècle , alors que le Père est défiguré par l'art et abaissé à la condition d'un pape usé de vieillesse et
le Rationale (lib. I , cap. m ) que, même dans l'Eglise latine , la toute-puissance est attribuée à Jésus. Il dit ; «Imago Cliristi... picta ut i-esidens in throno, seu in solio excelso, prœ- « sentem indicat majestatem, quasi dicat : Data est ei omnis potestas in cœlo et in terra. » ' Voyez les sarcophages dessinés dans la Roma sotterranea, édition de Rome, i63a , pages 285 , 293 , 2g5. Voyez plusieurs sarcophages trouvés dans les Aliscamps d'Arles et disséminés aujourd'hui dans plusieurs villes du Midi, notamment à Marseille et peut-être à Toulouse. Dans la petite ville de Saint-Maximin , à Tarascon et à Clermont-Ferrand, j'ai vu de ces sarcophages où brille ce Jésus imberbe. Dans un village de l'arrondissement de Reims, dans la cathédrale de Reims même, des sculptures des x" etxiii" siècles montrent le même gracieux adolescent entre les pèlerins d'Emmaûs , après sa passion , et dans
tombé en décrépitude, Jésus conserve toute sa beauté , tout son éclat, toute sa dignité. L'art italien est précoce et devance le nôtre de cent ou même deux cents ans; par conséquent, il a trouvé, il a exécuté, un siècle ou deux avant nous, le portrait de Dieu le père. Cependant BulFamalco , dans la première moitié du xiv*" siècle , peignait encore sur les murs duCampo-Santo de Pise Jésus-Christ, et non pas Dieu le père , faisant sortir le monde du néant. Dans la figure de ce créateur, il est impossible de reconnaître le Père éternel. Sa jeunesse, les ondes abondantes de sa chevelure, la finesse et la rareté de sa barbe, la douceyr de sa physionomie, trahissent tous les traits qui signalent Jésus- Christ ^ Dans le dessin suivant, la personne divine, qui fait naître les neuf chœurs des anges sous le souffle de sa bouche et la bénédiction latine de sa main , se révèle encore sous la figure du Fils et non pas sous celle du Père "^. Ce Dieu de trente à trente-cinq ans tient le globe, image de l'univers qu'il a créé.
les eaux du Jourdain , à son baptême. Dans la cathédrale de Reims, c'est conlre la muraille occidentale, et à l'intérieur, qu'on voit ainsi Jésus imberbe. Il se montre jeune et souriant à Moïse , du haut du buisson ardent. Puis il passe , toujours imberbe et toujours plein de sérénité , devant la foule à qui saint Jean dit : « Voici l'agneau de Dieu. » Il convenait bien en effet que cet agneau divin, à forme humaine, fût représenté dans un âge tendre. Enfin Jésus est imberbe lorsqu'il descend dans le Jourdain pour êlre baptisé par saint Jean. Ces statues et toutes celles qui tapissent la paroi occidentale de cette cathédrale sont des chefs-d'œuvre à soutenir la comparaison devant les plus belles statues de l'antiquité; le geste, l'expression et le dessin sont presque toujours irréprochables.
' Le dessin de cette belle peinture est donné plus bas, au chapitre de la Trinité.
^ Notre dessin est tiré du Psalterium cumfynns, Suppl. fr. 1 1 32 \ Bibl. roy. — On remarquera les neufs chœurs des anges , qui sont groupés trois à trois ; cette ordonnance est allégorique et se trouve expliquée dans la Céleste hiérarchie de saint Denys l'Aréopagite. Il en sera longuement question dans l'Histoire de l'Ange. Remarquons, cependant et au préalable, que ces neuf chœurs sont identiques dans notre dessin. Il est impossible , faute d'attributs spéciaux, de distinguer les Séraphins, les Chérubins et les Trônes, qui composent le premier groupe ; les Dominations , les Vertus et les Puissances , qui forment le second; les Principautés, les Archanges et les Anges, qui entrent dans le troisième. Les Grecs caractérisent les anges beaucoup plus nettement.