II — SENS NATUREL DE CETTE PROPHÉTIE
Il est aisé de voir que, sous ces gracieux emblèmes, le Voyant du Seigneur donnait à comprendre que de 4essé , cet homme hijnil)le et juste, sortiraient des mis pinssanls en Israël ; mais que l'un d'eux grandirait plus haut qu'aucun monarque delà terre; que Dieu, pour relever l'éclat obscurci de la maison de David „ le comblerait de toutes ses bienveillances.
Cette annonce du bonheur futur de la race de David,, en la naissance d'un prince qui relèvera les espérances de celle famille déchue de sa splendeur, contenait une promesse auguste et mystérieuse qu'il importe d'expli-» quer.
Cet arbre, du tronc et de la racine duquel devait sortir un rejeton qui était la ressource et la gloire de David, ne pouvait être que Jésus-Christ, le salut et le sauveur du monde, le fils unique du père, vrai Dieu et vrai, tlomme. « Doni Calmet. »
D'un autre côté, dans l'accomp^ssement littéral de la pi^ophétie, la sainte Vierge était le rejeton naturel de Je;<&é, et la fleur qui naît de sa racine présasfcuit la,
naissance miraculoiise et virginale de Jésus. « In die » illâ radix Jesse qui slal in signiim populoriim , ipsum » gentcs deprecabuniur. » En ce jour , le rejeton de Jessé seri exposé comme un étendard devant tous les peuples; U;s nations viendront lui offrir leurs prières. (1) On comprend que ce grand événement n'ait pas seulement été consigné dans le texte de nos livres suints, mais qu'il ait dû être très-fréquemment traduit et souvent d'une manière très-heureuse par nos artistes catholiques. Ce sujet, en effet, plein d'un gracieux symbolisme, a été Irès-aflectionné de nos statuaires , de nos émailleui's, mais surtout de nos peintres verriers et de nos compositeur^ d'albâtre.