‹ Iconographie de sainte CécileChapitre 16 sur 37 · CECILIA · texte numérisé non relu

CECILIA

Pesons bien tous les termes de cette trop courte phrase. C'était donc la tradition, au XIIIe siècle, que l'église occupait l'emplacement d'une maison historique ; non pas qu'elle appartînt à sainte Cécile, ce qui vient en confirmation de l'opinion qui prétend y voir la maison même de saint Valérien, mais parce qu'elle y aurait prié. En effet, il est rapporté dans ses Actes, à la suite des noces, qu'elle passa deux et trois jours en jeûne, afin de recommander à Dieu sa virginité : « Et biduanis ac triduanis jejuniis orans commendabat Domino quod timebat ; invitabat angelos precibus, lacrimis interpellabat apostolos et sancta agmina omnia Christo famulantia exorabat, ut suis eam deprecationibus adjuvarent, suam Domino pudicitiam commendantem » (Bartolini, p. 12).

Il n'est donc pas étonnant que, dans une bulle du pape Urbain II, en 11 86, cette

petite église de Sainte-Cécile ait été surnommée de la maison : « ecclesia Sanctœ Caeciliœ adomo, cum populo et pertinentiis suis. i) Populo suppose une dépendance, comme qui dirait le peuple d'une paroisse ('). La bulle l'inscrit parmi les églises filiales, au nombre de soixante-six, qui relevaient du titre cardinalice deSaint-Laurentm/^awa^.

Une autre inscription, qui prouve l'esprit de dévastation etdeconservation qui régnait en même temps en 1729, est ainsi conçue :

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