‹ Iconographie de sainte CécileChapitre 9 sur 37 · Nappe tombant jusqu'au pavé et faisant des plis · texte numérisé non relu

Nappe tombant jusqu'au pavé et faisant des plis

5. Elle est de grande taille : ses pieds posent sur un tabouret.

6. Suivant l'usage romain, ces pains sont ronds et coupés en croix.

iconographie &e sainte Cécile.

sont debout à l'extrémité de la table, à droite; ils sont tournés vers sainte Cécile. I/un d'eux, en courte tunique verte et long manteau blanc, semble s'adresser à la sainte. Les deux autres, tenant une coupe dans la main droite, l'élèvent au-dessus de leur tête, comme on ferait aujourd'hui pour porter un toast.

« A côté une autre scène : Colloqnio di Sa?ita Cecilia e San Valeriano. — Sainte Cécile, habillée de la même manière, est assise sur le même siège que son époux, tabouret long à pulvinar. Saint Valérien est vêtu d'une tunique verte très longue, couvrant ses pieds et d'un manteau rouge, agrafé sur son épaule droite. Au-dessous de l'agrafe, ornement cruciforme. Il est tête nue et n'a point de nimbe, il ne porte pas la barbe. Il semble tenir un livre qu'il appuie contre sa poitrine avec la main droite. Sa main gauche est dirigée du côté de sainte Cécile, avec laquelle il s'entretient (T).

« Folio 5. — S. Valeriano a cavallo. — Le saint est vêtu d'une sorte de tunique verte et d'un manteau rouge, agrafé comme précédemment. Le cheval sur lequel il se trouve sort de son palais, dont on aperçoit derrière lui la porte ouverte à deux battants. Ses pieds de derrière posent sur le seuil et les autres sont élevés et ramenés dans l'attitude du cheval qui se cabre.

(( Battesimo di San Valeriano. — Comme fond de décor, même architecture (2). — Au premier plan, saint Valérien, plongé dans une cuve hexagonale, d'où émerge une partie de son corps nu (3). A droite, deux clercs debout : l'un tient la tunique de saint Valérien, l'autre un vase pour l'infusion de l'eau baptismale. — A gauche, saint Urbain, tenant la droite sur la tête de saint Valérien et la gauche levée vers le ciel. Le Pontife porte une aube blanche et une chasuble rouge. Sa tête nimbée est coiffée d'une sorte de calotte blanche. Derrière lui un homme, entièrement drapé dans un vêtement rouge, chasuble tombante et dissimulant les bras, et par dessus un pallium. Sa tête est entourée d'un nimbe.

« Folio 6. Angelo apparisce a santa Cecilia. e santo Valeriano. — « Un ange debout, pieds nus, les ailes étendues,au milieu d'une salle qu'éclairent deux lampes

1. Intérieur, percé de portes cintrées et plaqué de pilastres à chapiteaux.

2. Au fond, porte rectangulaire, divisée en deux baies par un trumeau ; à chaque baie, un rideau relevé.

3. Saint Genès, baptisé sur la scène où il jouait la comédie, répond à l'empereur : « Audi, imperator; ubi me aqua nudum tetigit et interrogatus credere me respondi, vidi angelos radiantes super me, qui omnia peccata mea in ipsa aqua laverunt in qua perfusus sum et mihi candidiorem nive postmodum ostenderunt. » (Act. S. Genesii, apud Ruinart.)

suspendues. L'ange a la tête rasée et une couronne de cheveux blonds comme un clerc, avec le nimbe. Il a pour vêtement une tunique violette et un manteau rouge. Il étend les bras : sa main droite pose sur la tête de sainte Cécile, sa main gauche sur celle de saint Valérien. L'un et l'autre ont le nimbe, ils sont assis sur un pliant, avec un escabeau sous les pieds. Saint Valérien porte le costume d'un chevalier du moyen âge : une tunique courte, de couleur verte, avec une sorte de juste-au-corps en forme de cuirasse et un petit manteau court, jeté sur ses épaules ; ses pieds et ses jambes semblent emprisonnés dans un maillot. Sainte Cécile a la tête couverte d'un voile blanc, un long et ample vêtement aux plis multiples couvre son corps (T).

« Folio 7. Prœdica. — Sainte Cécile, vêtue de la chlamyde comme précédemment, debout au milieu d'une foule considérable qui l'entoure, prêche la religion du Christ ; ses deux bras sont ouverts, comme ceux du prêtre disant Dominus vobiscum. Tous les spectateurs portent un costume semblable à celui de saint Valérien dans la scène de l'Apparition: tunique courte, juste-au-corps, manteau. Deux spectateurs, très rapprochés de la sainte, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche, semblent lui adresser la parole. Tous les deux ont la partie supérieure de la tête rasée, ainsi que plusieurs autres spectateurs. Derrière la foule, des maisons profilent leur architecture (2).

« Decollatione di Santa Cecilia — Il manque au moins un tiers de la fresque. Sainte Cécile n'apparaît qu'à moitié. Elle tombe à terre, frappée par le bourreau. Elle est toujours vêtue de la même manière, avec le nimbe autour de la tête. Le bourreau porte une tunique sombre et un manteau rouge : sa tête est nue, avec des cheveux blonds et un peu de barbe au menton. Le glaive qu'il brandit de la main gauche ressemble à un cimeterre (3).

« Folio 8. Appare a Pasquale Papa primo a S. Pietro in Vaticano. — Cette fresque représente deux scènes juxtaposées. A droite, saint Pascal, assis sur une sorte de pliant, placé sur des degrés, la tête appuyée sur son bras

1. Comme décor, un massif surmonté d'un fronton triangulaire et flanqué, à droite et à gauche, d'un portique cintré, avec toiture distincte à chaque travée.

2. Sainte Cécile est en avant de la maison, sur l'escalier qui y conduit : les degrés sont couleur de travertin et le sol vert.

3. Sainte Cécile, dans ces fresques, est ainsi costumée: pieds chaussés ; robe longue, à manches serrées aux poignets; espèce de scapulaire, étroit et pendant très bas ; tunique en étoffe riche, quadrillée, à orfrois et grandes manches ne dépassant pas le coude ; ceinture étroite, dont les deux bouts retombent en avant ; tête nue, ou voilée.

EXTRAIT DE LA REVUE DE L ART CHRETIEN. 1887. — 4,ne LIVRAISON.

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3conograpl)te &e satnte Cécile.

droit et penchée, paraît sommeiller. Le Pontife est vêtu d'une tunique sombre, noire et violette, et d'une chape ou manteau rouge. Sa tête semble coiffée d'une mitre. Sainte Cécile, toujours habillée de la même façon, est debout devant lui, aux pieds des degrés; elle lui adresse la parole et de l'index de sa main droite lui fait un signe. A gauche, on voit, au premier plan, un sarcophage. Un personnage, tête nue, avec le nimbe, vêtu d'une tunique rouge aux manches très larges que recouvre une bandelette ornée d'une croix, se penche sur le sarcophage et soulève à demi le corps de sainte Cécile, vêtu comme précédemment. Ce personnage a un peu de barbe. Derrière lui, un jeune clerc tient à la main un vase surmonté d'une croix. D'autres lévites se pressent derrière lui. C'est la déposition de sainte Cécile par saint Urbain. Dans le fond de la fresque, des boiseries de chœur ('). « La casa di Santa Cecilia si consacra in tempio da Pasquale primo (2) — Il manque la moitié de cette fresque. Devant une sorte de table, do:it il ne reste que l'extrémité, et qui figure un autel sans doute, Pascal, revêtu d'une chasuble rouge, sur laquelle apparaît un pallium, semble prier ou chanter, les mains étendues. Il porte une mitre blanche. A gauche se presse une foule recueillie. En arrière est une sorte de baldaquin, auquel sont suspendues quatre lampes. »

DO M Guéranger parle aussi des fresques de Saint- Urbain alla Caffarella,m3.\s encore très sommairement (3). Je vois avec plaisir que nous sommes d'accord sur ladate, qui, d'après mes notes prises en 1855, serait la première moitié du XIIIe siècle. On a beaucoup discuté l'époque, car sous les pieds de la crucifixion, se lit une signature, accompagnée d'un millésime :

* BONIZZO FRT A XPI-MXI.

1. Derrière le pape se dresse une armoire bien curieuse : la partie inférieure fait saillie, c'est un coffre fermé et dont la tablette recevra les objets tirés de l'armoire. L'armoire est au-dessus, longue et étroite,terminée en plein cintre. Ses montants sont ornés de colonnes, une troisième colonne forme meneau et divise le devant en deux baies cintrées. En bas, sont deux livres, à couverture gemmée et fermoirs; en haut, sur une tablette, deux calices. Nous avons là la crédence contenant les vases sacrés et les livres liturgiques.

2. Le copiste fait ici erreur, car la transformation en église fut faite au temps même de saint Urbain.

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