‹ Iconographie des pigeons, non figurésChapitre 11 sur 14 · DEV · texte numérisé non relu

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Su. obscure viridis ; subtus cum capite colloque sulphureo-virescens ; sincipite pectoreque subaurantiis; abdomine albicante ; cervice plumbea; interscapilio vix et restricte, humeris latissime et intense, castaneis ; scapularibus, tectricibus alarum, remigibusque tertiariis viridibus; tectricibus majoribus tantum flavido limbatis ; tectricibus caudæ inferioribus elongatis flavo-cinnamomeis, lateralibus flavo-albis viridi centratis; cauda viridi, rectricibus lateralibus fuscescentibus, omnibus subtus ex toto argenteo-cinereis.

Juv. pileo concolore ; pectore minine aurantio; tectricibus caudæ inferioribus omnibus albidis viridi-maculatis ; fascia caudali subterminali rectricum lateralium magis explicata.

Vinaco sPHENURA, Vig., Proceed. Zool. Soc. Lond., 1831, p. 173.— Gould, Cent. Himal. Birds, t. 57. — Reich., Syst. Av., PAS MS EE

ViNAGO CanTILLANS, Blyth, Journ. As. Soc. Beng., XI, p. 166.— Id., Drafts for a Faun. Ind., in Journ. As. Soc., XIT, p. 106, Ann. Nat. Hist., XIX, p. 49.

SPHENOCERCUS CANTILLANS, Blyth, C'af. Cale. Mus., p. 230, sp. 1391.

PriLonopus macronoTus, Hodgs., Gray, Zoo/. Misc., p. 85.

PTILONOPUS TURTUROIDES, Hodgs., Gray, Zoo. Misc., p. 85.

TRERON sPHENURA, Gray, Cat. Mamm. and Birds of Nepal Hodgs., 1846, p. 121. — Id., Zist of Birds Brit. Mus., IV, 1856, p. 15, sp. 18.— Blyth, Ann. Nat. Hist., XIX, p. 48.

TRERON CANTILLANS, Blyth, Cat. Birds, p. 230.

SPHENOCERCUS SPHENURUS, Bp., Consp., IT, p. 8, sp. 3.

SPHENOCERCUS CANTILLANS, Bp., Comptes rendus Acad. Sc., Coup d'œil Pig., p. 5 et hh, sp. 10.

WEDGE-TAILED PIGEON, Gray, loc. cit.

Musée Britannique.

Ce que le Sphenocercus apicaudus de la planche précédente est au Sphenocercus oxyurus, cette espèce l’est au Sphenocercus korthalsi, Bp. ex Müll., de la Malaisie, qu’il remplace également sur le continent indien, et qui, comme lui, est figuré par madame Knip (IE, t. 49), mais malheureusement sous son nom. C’est évidemment à notre espèce que le nom spécifique de sphenura appartiendrait légitimement; mais devenu générique, ou du moins trop semblable à Sphenocercus, qui a dû lui être substitué, il est peut-être mieux d'y renoncer et pour lune et pour l’autre.

L'espèce de Sumatra est destinée (avec d’autres animaux rares et précieux) à perpétuer le nom d’un de nos amis les plus chers et les plus dévoués, d’un philosophe botaniste estimé pour son savoir, autant que pour son caractère et sa fermeté. Ce nom imposé par un de ses plus zélés collaborateurs, le docte Salomon Müller, nous sommes fier de le propager, surtout en ce moment où, cimenté par l’amitié, un nouveau lien promet à notre philanthrope une automne heureuse et tranquille.

La longueur de notre oiseau est de 37 centimètres; les ailes en mesurent 19, la queue en a 14. Le bec a 25 millimètres et les tarses 24.

Il est d’un vert foncé; le devant du cou et le dessous du corps se montrent fortement lavés de jaune soufré, le sinciput et la poitrine ont une légère teinte orange; le ventre est blanchâtre, le dessus du cou plombé; le haut du dos est coloré de châtain, mais cette teinte est légère et peu étendue; sur les épaules, au contraire, elle se renforce et s'étale : les pennes scapulaires, les couvertures des ailes et les rémiges tertiaires sont vertes, les grandes couvertures seules étant bordées de jaune et les rémiges primaires lisérées de blanchâtre : les couvertures inférieures de la queue, allongées, sont d’un jaune isabelle; les latérales, d’un blanc jaunâtre, sont vertes le long du centre : la queue parait verte, quoique les pennes latérales soient brunes; toutes les rectrices sont inférieurement d’un gris argenté. Le bec et la peau, nue autour des yeux, sont d’un bleu terne et livide ; l'iris est cramoisi, à cercle bleuâtre ; les pieds sont d’un rouge de carmin.

La femelle et surtout le jeune ont le sommet de la tête entièrement unicolore, la poitrine sans aucune trace de couleur orange : toutes les couvertures inférieures de la queue, même les centrales, variées de vert ; le brun des pennes latérales de la queue prend, chez eux, l’aspect d’une bande subterminale.

Blyth nous parle d’une race particulière aux régions occidentales de la grande chaîne des Himalaya. Le fait est que tous les exemplaires que nous avons examinés venant de cette localité paraissaient plus grisâtres, surtout en dessous, où le vert n’était qu’indiqué : le front et la gorge se trouvaient blanchâtres; le sommet de la tête, au contraire, tendait, comme la poitrine, au roussâtre ; le châtain du dos était plus intense et mieux limité : les couvertures des ailes, enfin, plus largement bordées de jaunâtre.

Grandement appréciées comme oiseaux de cage, l’une et l’autre de ces races sont fort recherchées à Calcutta, à cause de leur chant excessivement mélodieux, quoique un peu monotone, mais qui peut se moduler en quelque sorte comme la voix humaine.

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