‹ Iconographie des pigeons, non figurésChapitre 12 sur 14 · LE COLOMBAR A BEC COURBÉ · texte numérisé non relu

LE COLOMBAR A BEC COURBÉ

PIE Var,

TReroN vtridi-olivacea; subtus flavo-viridis; pileo genisque plumbeis; sincipite pallidiore; interscapilio tectricibusque alarum late purpureo-castaneis; ventre viridi, plumis apice albis; crisso albo, tectricibus caudeæ inferioribus castaneis : alis nigris, tectricibus majoribus remigibusque secundaris flavo marginatis : cauda rectricibus mediis flavo-viridibus, lateralibus omnibus griseis, fascia subterminali, nigricante ; subtus nigra, apice cana: rostro flavo, basi hinc inde cyanescente.

Juv. pallio viridi concolore ; tectricibus caudæ inferioribus albo-cinnamomeis viridi fascriatis.

Cocumsa curvirostrA, Gm., Syst. Nat., 1, p. 778, sp. 45. — Lath., /nd. Ornith., p. 600, sp. 25. — Bonnat., Zncycl. Méth., p. 241, sp. 31,t. 78, f. 4.

CoLumBa ARoMATICA, Knip, Pig., 1, p. 27, t. 5, icon mala. — Blyth, Drafts, ete., in Ann. and Mag. Nat. Hist., 1847, XIX, p. 48.

CoLumBA AROMATICA et var. a curvirostra, Temm., Pig. et Gall., 1, p. 50 et 57, et Znd., p. Ali.

TRERON GRISEICAUDA, Gray, Brit. Mus., 1854. — Id., List of Birds in Coll. British Mus., 1856, IV, Columb., p. 10, sp. 2, a. from M. Argents Collect.

TreroN curviRosTRA, Vieill., Anal., 1816, p. 49. — Bp., Consp., IT, p. 10, sp. 2.

TRERON AROMATICA, Bp., Consp., Il, p. 10, sp. 3. — Reich., Sysé. Av., 1. 241, f. 1336.

GREY-TAILED PIGEON, Gray, loc. cit.

Hoox&p-BiLeD PiGEoN, Lath., Syn., IV, p. 632, sp. 23, t. 59. — Id., Gen. Hist., VIE, p. 81, & 118.

Musées de Paris et Britannique.

Quoique dûment convaincu que ce Colombar soit celui que Temminck a fait représenter par madame Knip sur sa planche V comme le type de Columba aromatica, nous n’hésitons pas (par une exception que personne ne pensera à nous reprocher) à en reproduire ici la figure. Nous nous le devons à nous-même, ne fût-ce qu’à cause de l'erreur dans laquelle nous nous sommes laissé entraîner en la considérant comme la véritable aromatica. La nudité de l'orbite tout à fait négligée par Temminck, quoique plus étendue que dans les autres espèces, le bec noir et non jaune, l'absence de châtain sous la queue, en même temps que le manque de bande noire aux pennes latérales de cette dernière, si évident dans cette figure, prouvent que notre savant devancier avait au moins confondu les deux véritables Trerow, dont Gray a fait depuis ses Tr. aæillaris et griseicauda, et que nous rapportons maintenant avec assurance aux Col. aromaltica et curvirostra de Gmelin et de Latham. Nous sommes plus loin que jamais d'admettre pour cela la {annensis, qui, abstraction faite du Ptilopien avec lequel elle est confondue, pourrait bien n’être que le Tr. psittacea. Il n’y aurait pas lieu d’en douter si l’on pouvait se persuader que, par une erreur semblable à celle commise par Virey dans le Buffon Sonini, à propos de notre C. curvirostra, les prétendues taches blanches des petites couvertures des aïles n’existaient que sur celles de la queue.

Il est clair, en lisant l’article de l’ornithologiste hollandais, où il se révolte si justement contre les rêves de ses prédécesseurs, qu’il confondait les deux espèces curvirostra et aromatica. Et cette erreur, qui est encore plus apparente dans son Index, n’est qu'une peccadille pour celui qui figurait comme simple variété de ce même Treron aromatica, un OsmorreroN aussi distinct par ses formes et par ses couleurs que celui qu'il nommait Col. aromatica var. d. sur la planche VI. Disons toutefois, pour être juste envers cet ami, qu'il l’a appelé cinnamomea depuis, dans le texte de ses Planches coloriées; c’est l'Osmotreron fulvicollis de mon Conspectus, d’après le Systema Avium de 1827 de Wagler, qui cependant, dans l’Zsis 1829, à cru devoir reprendre le nom manuscrit ferruginea de Forster.

Le Colombar à bec courbé mesure 25 centimètres en longueur ; ses ailes en ont 15 et sa queue 8. Son bec, à la vérité sensiblement plus crochu que dans ses congénères, et même dans n'importe quel autre Tréronien, a 24 millimètres; son tarse en mesure 25. é

Sa couleur est d’un vert olive plus ou moins teint de jaune, et tout à fait vert jaunâtre en dessous : le sommet de la tête et les joues sont d’un cendré de plomb foncé, le sinciput plus pâle : le haut du dos et les couvertures des ailes sont d’un châtain pourpre, mais terne, qui s'étend considérablement sur les épaules, plutôt brunes que vertes : la poitrine est légèrement teintée de fauve; le crissum vert, à plumes terminées de blanc ; le sous-queue proprement dit est blanchâtre, mais les couvertures inférieures, assez courtes, sont d’un châtain plus ou moins intense. Les ailes sont noires, avec les grandes couvertures et les rémiges secondaires bordées

NE br

de jaune; les tertiaires sont brunes, lavées de verdâtre ; la queue et les rectrices du milieu d’un vert jaunâtre, les latérales d’un gris pur, avec tout au plus une légère trace de la bande noire, si remarquable dans les

espèces voisines; en dessous elle est noire, gris argenté à l’extrémité. Le bec est jaune, verdâtre de chaque

côté à la base, et à cire d’un plombé bleuâtre ; l'iris, rougeâtre, a le cercle intérieur noir bleu ; les pieds sont d’un beau rouge.

La femelle et le jeune mâle ont le manteau du même vert que le reste du plumage, c’est-à-dire plus sombre que dans l’adulte, et sans aucune trace de châtain: les couvertures inférieures de la queue sont rayées de vert sur un fond blanchâtre légèrement lavé de couleur isabelle, et qui rappelle à peine le châtain de l’oiseau parfait.

Ce Tréron vit dans toute la Malaisie, mais surtout dans les îles de Java et de Bornéo.

Oudart dal

P Bertrand, Editeur

TRERON CURVIROSTRA, Ye ex Gm

Imp Lemiercier Paris

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TRERON AROMATICA, Be. « Gm.

LE COLOMBAR AROMATIQUE.

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