PAH
P. MILLIERS
VINiVr-SIXIÈME LIVRAISON
(Présentées à lu Société Linnécîinc <le Lyon, le U février 1870)
(Specks nova.)
( PI. 1 13 , lig. 1 à 3 )
Le genre Cokophora est après le genre Gelechia le pins nombreux parmi les Tinéides. M. Stainton, dans sa belle Histoire des Coléophores, t. IV, en compte plus de 120 espèces européennes (1 ). Parmi ces dernières, bon nombre de leurs larves ont été découvertes et étu-
(1) « Jusqu’à ce jour on ne connaît pas de Coleophora exotique, à moins que nous n’y rapportions un insecte de Madère, qui semble s’en écarter par quelques caractères, et qui peut-être n’est pas une vraie Coleophora. » (Stain., p. 12.)
ClfE.NlU.ES ET LÉlMOUETÈriES INÉDil'S.
tiiées. Tous ces insectes paraissent à l’état de papillon, soit au piànteuips, soit en été ; au mois de juillet au plus tard.
Cependant la Coléophore que je publie, qui est une des plus remarquables et des plus brillantes, en outre de ses caractères spécifiques que je signalerai bientôt, se distingue de toutes les espèces congénères observées jusqu’à ce jour, par son éclosion qui n'a lieu qu’à partir du 10 septembre (i).
L’œuf a dû être déposé, en septembre, au pied de la plante de.s- ■sécbée alors. Cet œuf éclot dès le milieu de mars. Dans son jeune âge, la cbenille mine la feuille de V Heliantliemim et, ainsi abritée, vit de son [larencliyme. Ce n’e^t quaprès sa seconde mue iju'elle fabrique, en réunissant les deux épidermes de la feuille minée, le petit fourreau qui doit la protéger. On ne la trouve que dans les premiers jours de mai, parvenue à toute sa grosseur. Elle e.^t, à cette époque, médiocrement longue, atténuée postérieurement, d’un jaune paille clair, avec la plaque écailleuse large, concolore, divisée au centre par un sinus étroit.; la tête est d’un jaune ambré, et marquée latéralement de grandes taches noires. Sur le premier segment il existe de chaque coté une grosse tache rectangulaire noire, et on voit en dessus un gros point également noir. Les pattes antérieures sont longues, robustes, concolores et entourées de noir à la base. La plaque du dernier anneau est concolore. Les huit pattes ventrales et les anales sont fort petites et impropres à la marche.
(!) Je ne parle que des sujets dont les fourreaux, recueillis aa moment où ils \ ‘liaient de se fixer définitiTement, ont été conservés dans l’appartement jus^i’à l’époque d’éclosion du lépidoptère. Mais il est supposable qu’il en est ain;,i dans la nature.
Coleophora Helianthemella. 133
Cette chenille qu’on rencontre aux environs de Cannes, sur les collines les plus chaudes, à hase granitique, parmi les bruyères, les cistes et les pins maritimes, vit sur les feuilles de V Helianîhmum tuberaria dont elle ronge le parenchyme, qu’elle n’altaque jamais qu’en dessous et qu’elle décolore par larges places.
Le fourreau, assez petit, ouvert aux deux extrémités, à l'aspect tubulaire, n’a rien de particulier ; il est composé, ainsi que lors de sa formation récente, de la réunion de plusieurs pellicules de petites feuilles aglutinées par les bords ; ce fourreau est agrandi à mesure que grossit celle qui Thabite.
La chenille se fixe définitivement, du 20 au 25 mai, aux tiges mômes de la plante, et, chose digne de remarque, elle demeure, enfermée dans son fourreau, immobile, à peine décolorée, et sans se transformer, jusqu’au 15 ou 20 août. L’état de chrysalide propre se prolonge pendant trois à quatre semaines au plus,
INSECTE PARFAIT
11 tient, pour la couleur et la coupe d’ailes, de la Coleophora Ochrea, Haw. (Argentipemeila, Diip.), mais il est de moitié plus petit. C’est de VIcterella. Dup. {Vulnerariœ, Zel.), qu’il se rapproche le plus, aussi bien pour la taille que pour la disposition des stries argentées. Toutefois, en comparant les deux espèces, il est absolument impossible de les confondre, ne fût-ce qu’à cause de l’éclat des lignes métalliques de cette espèce nouvelle.
La Coleoph. Helianthemella mesure 0“’,0t5 et 0™,0i6. Les quatre ailes sont longues, étroites, aiguës, garnies d« très-longues frangvjs aux inférieures surtout. Le fond des ailes supérieures est, ainsi que chez Y Argentipemeila, Dup., d’un jaune ochreux. Les taches longitudinales ou stries argentées, au nombre de trois, ont un éclat très-vif ; la bande costale se prolonge de la base de l’aile à l’apex, mais sans l’atteindre ; la strie ou bande du milieu parcourt l’aile dans toute son étendue, sans interruption. Cette ligne, chez la Vulnerariœ,
134 CHKNII.LRS ET l.KPIDOPTKKRS INROITS.
iva son point de départ qu’au tiers de l’aile. La bande inférieure ne se prolonge que jusqu’à la moitié de l’aile. La surface des inférieures est comme sablée d’argent. Les franges sont d’un gris foncé un peu jauncàtre en dessus et en dessous; les antennes sont blanches; la tête et le thorax sont fauves, ils sont de chaque côté marqués d’une strie blanche; l’abdomen est fauve, et on voit deux points noirs allongés sur chaque segment. Les quatre ailes sont en dessous luisantes et sans lignes ; les siqjérieures d’un gris foncé, et les inférieures blanchâtres. Les pattes, médiocrement allongées, d’un blanc argenté en dessus, passent au gris en dessous.
Collections Millière, Stainton et de Peyerimhoff.
Obs. M. Stainton, dans son important volume qui vient de paraîlre (The Tineina of soiithern Europe, 1869, p. 367J, parle déjà de cette nouvelle Coléophore :
« Une nouvelle espèce de Coleophora, dit-il, vient d’étre élevée à Cannes, par M. Millière, sur VHelianthemum tuheraria, et la chenille de cette nouvelle espèce a un fourreau qui ressemble beaucoup au fourreau d’une jeune chenille d'Ochrea. »
Aeidalia Melinntliemala, Mill»
(Species nova.)
(PI. IP, tig. (5 à 9.)
Je fais connaîti'e aujourd’hui sinon une des plus jolies Acidalia européennes, tout au moins une des plus tinnchées qui se puissent voir.
La chenille rappelle, par ses mœurs, celles des A. Osseata, Lœvigata, Mnniliata, Interjectaria, Ostrinaria et autres petites espèces dont les larves demeurent sous leur état de chenille, neuf, dix et onze mois. CdladeV Helianlhemata passe donc l’hiver, perdue au milieu des herbes etoesfeuillesdesséchées, dans les lieux, enfin, où voleen juillet l’insecte
AcidaUa lleUnnt.lu’i)iat.a loo
parfail. Ce a’esl que vers les premiers jours de juin que celte petite larve est arrivée à son entier développement. Elle est alors courte, atténuée aux extrémités, carénée, d’un grisâtre oclireux où les dessins et les lignes sont assez mal indiqués. Les anneaux intermédiaires sont chevronnés en dessus et présentent des lignes sagitlées. Les 3 segments antérieurs et les 3 postérieurs ne laissent plus voir qu’une ligne mince, brune, vasculaire; la sous-dorsale est line et brune; la stigmatale claire et continue. La tête est petite, globuleuse et l)rune, avec les pattes écailleuses testacées et les anales concolores.
Cette chenille est polyphage, ainsi que toutes celles des Acidalies qui hivernent. .Je l’ai rencontrée dans les garigues des environs de Cannes, sur plusieurs plantes basses, ou sous-arbi isseaux, sans pouvoir préciser qu’elle doit être celle de ces plantes qui la nourrit plus spécialement. Je l’ai élevée avec la lleur de V HcHanthemim tiiberaria qu’elle préférait ;i la feuille. Elle s'est métamorphosée, ainsi qu’il arrive chez ses congénères, en formant une coifue molle dans les feuilles sèches. La chrysalide est médiocrement allongée et d’un jaune rougeâtre. L'état léthargique n‘a duré que 18 ou 20 jours.
INSECTE PAUFAIT.
Envergure : 0"‘,019 à 0'",020.
C’est encore de la Lœmgala que cette nouvelle Acidalie se rapproche le plus, soit par l’envergure, soit par la coupe d’ailes ; cependant la couleur du fond et la teinte noire de la bande médiane des quatre ailes, en dessus et en dessous, en font une espèce remarquable.
Les quatre ailes sont d’un beau rouge brique ochreux uniforme, égales de ton sur toute leur surfice, y compris les franges qui sont assez longues. Ces ailes sont en outre aspergées d’atomes noirs clairsemés. L’e.sp.ace médian, limité par un trait fin, noir, est, dans sa première moitié, caractérisé aux quatre ailes par une large bande entièrement noire formée par l’agglomération de points foncés qui se tou-
client. Cette jiande est un peu moins large aux ailes inférieures qu’aux supérieures. La tache cellulaire, grande, noire, est très-visible aux secondes ailes ; elle semble disparaître aux premières , car elle repose sur la bande obscure précitée. Sur la frange même des quatre ailes, se voit distinctement, en dessus et en dessous, une séiie de gros points noirs. La teinte ochreuse des ailes en dessous a pâli ; mais la bande noire médiane, le sablé noir du fond et la tache cellulaire sont partout bien accusés. On voit encore deux lignes subderminales fines, imparfaitement indiquées. Les antennes sont grises, et le vertex est blanchâtre. Le thorax et l’abdomen participent, mais à un degré moindre, de la teinte généralement ochreuse.
Cette intéressante Âcidalie ne varie pas sensiblement, à en juger toutefois par la 9 , carie a" m’est encore inconnu ; bientôt cependant i’espère le faire connaître.
VAcid. Helianthemata pourra trouver |ilace après VInesata, Mill. qui suit elle-même la Lœvigata.
Mlcra Bareinonei*»>iiN, Mill.
(Species nova.)
(PI. Hî, flg, 10 et 11.)
Cette Micra nouvelle est de la grandeur de VOstrina, mais elle n’en a pas la coupe d’ailes ; cependant sa couleur rappelle assez certaines variétés pâles de cette espèce pour qu’elle lui soit comparée préférablement à toute autre Micra, dont elle s’éloigne davantage.
Voici la description de la Barcinonensis.
Envergure : 0"“,020.
Les quatre ailes sont assez allongées ; les supérieures, médiocrement aiguës à l’apex, sont très- peu arquées au bord costal, entièrement droites au bord interne, d’un jaune paille clair à peine sali par une bande subterminale très-légèrement enfumée, On voit encore
• Acklalia Belemiata. 137
une très-petite tache oblongue, noirâtre, située entre la bande précitée et le point cellulaire très-petit, rond et noir.
Les ailes inférieures sont arrondies sur les bords, d’un jaune paille presque blanc, sans taches, si n’est pourtant un reflet subterminâl grisâtre. Franges médiocrement longues et concolores.
Les supérieures en dessous sont enfumées, surtout à l’apex et à la côte, couleur qui se fond et disparaît en atteignant le bord interne. Les ailes inférieures sont unicolores. Les antennes sont filiformes, rougeâtres et brunes à l’extrémité ; les palpes sont assez longs, squammeux, ascendants, d’un blanc grisâtre, avec le dernier article délié et aussi long que le deuxième; la trompe est rougeâtre; les yeux trèsgros et noirs ; le vertex et le haut du thorax sont gris, celui-ci est robuste et d’un jaune paille ; l’abdomen est cylindrique, glabre, presque blanc. Pattes moyennes, grises, avec deux paires d’éperons aux inférieures.
Cette Micra voleenjuin, et probablement aussi en septembre et octobre, dans les lieux incultes, herbus et bien exposés des environs de Barcelone (Espagne), d’où me l’a envoyée M. Himmighoffen.
On ne sait encore rien des premiers états de cette Anthophilide, mais on croit pouvoir liientôt découvrir la chenille.
Dans le Spéciès général, la Micra Barcinommia portera te n" 1 032 bis.
.Mon cabinet : 2 d' d’une parfaite conservation.
.%c*Î90alîsî SSHemiatw,
Icon. 11, p. I8(), pl, bO, tig. 8 et 9.
U’I. 113, tig. 12 à 14.)
J’ai publié cette petite Acidalie (11, p. 486, pl. 60). Depuis lors, le 4 juillet 1868, j’ai reçu une ponte de cette espèce, et ce n’est pas sans peine qu'il m’a été posssible d’amener à bien l’insecte parfait,
CIIEIV’ILLES ET LÉl'lDOl'TÈUES LMÎDlTi?.
car la chenille qai passe l’hiver a tout-à-fait les mœurs de celle de VAcidalia Heüanihemata et autres espèces du môme groupe. Ces chenilles, on s’en souvient, demeurent au moins dix mois à l’état de larve.
Les œufs, qui sont sphériques et d’un blanc de cire, éclosent huit jours après qu’ils ont été pondus, c’est-à-dire le 12 juillet. De cette époque au printemps d’après, pendant l’espace de plus de neuf mois, la chenille reste d’une petitesse extrême (1), et ce n’est guère qu'en avril, que, rongeant la corolle des diverses plantes dont je l’ai nourrie, elle a grossi visiblement.
Cette larve a la forme des chenilles (VAcidalia auxquelles je l’ai comparée, elle est assez courte, renflée au centre, atténuée aux extrémités et carénée latéralement. La tête est petite, globuleuse et d’un brun foncé. Sur le fond delà chenille, qui est carné, se détache une fine vasculaire ; chaque anneau intermédiaire se présente avec une tache sagittée, vineuse, mal indiquée; la sous-dorsale est fine, étroite, et la stigmatale est marquée en plus clair que le fond.
La métamorphose a lieu comme à l’ordinaire, et la chrysalide n’a Xien qui la distingue.
.îe renvoie, pour la description de l’insecte parfait, à ce que j’en ai dit à la page 486 du second volume.
Aüstîioecla VSolacea, Fr.iw. (184.5).
Herr.-Sch., tig. 276 et 277. — Gn. VT, p. 19o. —Stgr. Cat. 774.
(PI. 113, fig. is.)
Cette charmante espèce n’ayant point encore été figurée en France,
(1) Cependant une des sept larves que j’élevais, a grossi en novembre d’une manière qui a pu me sembler anormale; elle est parvenue à sa taille peu de jours après, s’est chrysalidée dans la première quinzaine de décembre, et a donné, dans un appartement chauffé, son insecte parfait le 20 janvier suivant.
Anlhœcm Violacca.
j’ai dû céder aux conseils de quelques entomologistes qui m’ont engagé à faire paraître la femelle, qui d’ailleurs n’a jusqu’à ce jour été représentée nulle part. Les deux sujets o" et ? qui servent à mon examen, appartiennent à M. Lederer qui, avec son obligeance habituelle, a consenti à me les communiquer. îls ont été pris par lui à Kaleg- Bogbaz, dans le Tau rus.
h’Anth. Violacea ? diffère peu du cr’pour la coupe d’ailes qui rappelle assez celle de la Cognat.a, Hb. ; aussi est-elle plutôt pour moi une Anthœcia, Gn., qu’une Anarta, Gn., auquel genre cette Violacea doit faire passage, par la présence de son oviducte bien développé; caractère qu’elle a de commun avec ses congénères les Cognata, Frey., et Cardiii, Esp., alors que ce caractère important n’existe pas plus chez la Janthinea FriioaMjzkyi, Dup. que chez aucune Anarta.
,Te suppose que si M. Guenée eût vu la 9 de la Violacea, il eût fait entrer l’espèce dans son genre Anthœcia.
La Violacea est de la taille de la Cognata; elle a aussi sa coupe d’ailes ; la ? ne diffère du <f que par la taille un peu plus grande et les couleursdes ailes supérieures plus vives. Ces ailes sont d’un violet foncé au centre, sur lesquelles on voit deux bandes d’un pourpre violacé ; la première, qui n’est pas appuyée aux bords de l’aile, ne présente guère qu’un gros point allongé clair, mais la seconde, qui occupe la place de la coudée, est presque droite ; la frange est d’un blanc violacé. Les inférieures sont d’un beau jaune orange, avec la base noire et une très-large bordure également noire, présentant un sinus au milieu. Le thorax est d’un violet foncé ; ral)domen est assez court, très-conique, noir, et terminé par un oviducte saillant, jaunâtre, avec un bourrelet à la base très-apparent.
La Violacea, Friw., devra trouver place immédiatement a|irès V Anthœcia Cardai, Esp.
CHEMLLES ET t.ÉF'lDOI’TÉRES INÉOITS.
l! est une plante sous- ligneuse, VEuphmsia lutea. L.{Odontiteslutea des botanistes modernes) abondamment répandue sur quelques terrains rocheux à base granitique, qui nourrit plusieurs espèces de chenilles intéressantes. J’en citerai cinq qui sont toutes inédites. Ces larves, que j’ai étudiées pendant leur développement, vont me fournir, sauf une, de quoi remplir une planche. Ce sont les chenilles des Eupithecia Constrictata, Gn. et Merinata, Gn., celles de VEmmelesia Unifasciata, Haw., de la Nola ChlamyduMis, Hb., et, enfin, celle de la Conchylis Arteniisiana, Gn. (î).
CliBÎaBtfflyJsglaais, Hb
Pyr., pl. 160, lig. 181. —Dup., IX, pl. 228, fig. 6. — Herr.-Sch. Il, p. 165. Stgr. Cat., 19. — Berce, II, p. 99.
(PI. 114, fig. 1 à 4.)
La chenille de cette charmante Nola, la plus remarquable peutêtre de tout le genre, est demeurée jusqu’à ce jour complètement inconnue sous ses premiers états. Elle possède la plupart des caractères des larves connues de ce genre, lesquelles se rattachent visiblement aux chenilles de Lithosides , avec qui elles ont certains rapports de forme. Cependant il ne faudrait pas croire f[ue les larves de Nola se nourrissent toutes delichens, pasplusqueles chenillesde Lithosia(‘i). Ce serait assurément une erreur de le penser ; on en jugera par ce
(1) Dont plus tard je figurerai les premiers états.
(2) Les chenilles de Lithosia propres ne vivent pas exclusivement de plantes cryptogamiques, dans le Midi du moins. On rencontre, en effet, aux environs de Cannes, celle de la Canioln? sur le Lotus decumbens dont elle ronge les feuilles et la fleur. On trouve, vers le même temps et au même lieu, une autre ihenille de Lithosia qui n’est point encore éclose au moment où je trace ces lignes, laquelle vit sur le Thymus vulgaris, des feuilles duquel elle s’est nourrie pendant plus de trois mois.
fi^yîaSocùkéyZi/uitien/i/'’ (ùf-Z^on.^
'aO'1 Zi'f).
ybuuu’y iâ70. ZL.iîli^.
Z.Millière' etZojijdde-
L 1 a, 3, IfoLh Cfdajnijdidtzlij, Hb. .
IL id. id. Vtïr.(7) LotoniaHy, Mill.
I[[. 5 cb J, HupitJificia. Cûn^tTLC-tiLUi , On.