‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopt̀eres inédits (volume 3)Chapitre 23 sur 68 · L.MUIÎèfv d! LoiyoJe p · texte numérisé non relu

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Psyché Silphelia

nature elle se nourrit volontiers de Plantayo, Rumex et Dorycnium. Notre collègue^ M. de PeyerimhofFet moi avons un jour surpris une chenille de la Silphelia rongeant les feuilles du Dorycnium suffruticosum plante qu’elle ne doit cependant pas préférer^ puisque celle-ci ne croît plus à la hauteur où je trouve le {)lus abondamment la chenille de la Psyché dont il est question. On la rencontre aux environs de Cannes à 140 ou 150 mètres au-dessus du niveau de la mer; je ne l’ai jamais remarquée plus haut. C’est aux expositions Sud-Est, dans le voisinage du Grand-Pin, en face des îles Lérins, qu’elle vit le plus ordinairement. Toutefois, de loin en loin, elle se montre au Sud ; rarement plus bas que la hauteur que j’ai indiquée.

Le fourreau que la chenille fixe le plus souvent contre les murs en pierres sèches, élevés pour soutenir des terres plantées de vignes, le fourreau, dis-je, est tubuliforme, un peu courbé au centre, presque cylindrique, allongé, beaucoup plus que celui de sa voisine la Ps. Leschenaulti, Stgr. ; rappelant plutôt les fourreaux d’un genre autre ; celui, par exemple, de la Fumea Suriens (le. pl. 65, f. 5) dont il partage, non-seulement la forme cylindrique et allongée, mais encore la couleur argileuse.

Le fourreau de la 2 est toujours plus long que celui du «f .

L’insecte parfait se montre du 15 avril au 10 mai; de six à sept heures du matin. Je ne l’ai jamais vu éclore passé cette dernière heure , bien que les fourreaux soient constamment demeurés au soleil.

Envergure 0'",018 à 0'",019.

C’est de ses deux congénères la Fulminella , Stgr. et Leschenaulh, Stgr. que la Silphelia s’éloigne le moins. Elle est un peu plus petite que la première et légèrement plus grande que

la seconde de ces deux Psyché. On voit de suite en quoi la nouvelle espèce diffère de ses voisines lorsqu’on peut en juger par comparaison. La Silphella a l’apex des supérieures sensiblement plus aigu que chez ses deux congénères. Les quatre ailes relativement plus allongées sont d’un noir de suie presque opaque, ce qui n’a pas lieu chez les espèces précitées. Elle a de plus ( et ceci est un nouveau motif de séparation), les franges et les nervures relativement épaisses, et d’un noir opaque profond. Les poils du thorax et ceux de l’abdomen sont d’un noir mat absolu, sans nulle trace de poils blancs ou gris. Le dessous est d’un noir mat tout aussi intense que le dessus. La Ps. Silphella

ne varie jamais.

La ? est d’un blanc grisâtre, avec la tête ambrée et luisante ; la plaque des deux premiers anneaux est carnée. C’est très imparfaitement qu’on distingue à la loupe des rudiments d’antennes. Les œufs dont cette ? a l’abdomen rempli, sont relativement gros, elliptiques et d’un blanc douteux.

PsycBie StandfuSHii, H. -S.

VI, p. 175 — Heineman, I, p. 181 — Stgr. Cat. 850.

(PI. 122. fig. 6 et 7.)

Est-ce une espèce séparée, est-ce simplement un grand exemplaire delà Fusca, Haw. {Calvella, Och. ) ? Une simple variété ne pourrait, ce me semble, se présenter avec (une envergure aussi considérable; je croirais plutôt à une espèce distincte de la Fusca, d’autant, que la costale présente un contour légèrement rentré chez la Stand fussii, tandis que le contraire existe chez la Fusca.

La Ps. Standfussii, H. -S., la plus grande de toutes les Psj-

Psyché Pluniistrella

chides connues, appartient à la Russie méridionale ; elle n’avait point encore été figurée.

Les pailles courtes du fourreau paraissent plutôt disposées transversalement que longitudinalement.

Ohs. J’ai sous les yeux une femelle de la Stand fussii', mais on ne peut rien en dire, tant elle est déformée par la dessication.

Je n’ai rien pu apprendre de la chenille et de ses moeurs.

Mon cabinet: deuxexemp. un<f etune 5, avec leur fourreau.

PsycEae Plumistrelln, Hb.

Hb. Tin. f. 213 — Brd. Monog. pl. 11, fig. 46 a d. — Stgr. Cat. 847 = Plumigerella, Dup. IV, pl. 56, f. 3.

(Pl. 122, fig. 8 et 9).

Cette espèce, une des plus tranchées, est mal connue, peu répandue dans les collections, et l’insecte parfait assez mal reproduit par les iconographes. Le fourreau, en tout cas, n’est figuré nulle part.

La chenille, qui a été représentée par Bruand, ( Monog. des Psy chides, )« ressemble, dit-il, à V Alhwitrella.i> (Alhida ).Cela n’est point exact, si j’en juge par la figure si différente de la chenille à' Alhida ( Icon. III, pl. 102, f. 17. ) *

Le fourreau est de taille exiguë et revêtu de pailles courtes ; cependant ces pailles ne sont nullement serrées, et ne se prolongent qu’au tiers de sa longueur ; les deux autres tiers du fourreau sont recouverts de grains de sable fin, serrés et bruns.

La Psy. Pluniistrella appartient à nos provinces de l’Est où elle est toujours rai-e. Elle n’a jamais été rencontrée au centre et au midi de la France. M. Zeller me l’a envoyée de Zurich où il la prend de loin en loin.

Psyclie SRellerl, Mn.

Mn, Z. b. V. 1855^ p. 756, 1 à 8. — Stgr. Cat. 830.

( PI. 122, fig. 10 et 11 ).

Elle n’a pas été comprise dans la Monographie des Psychides de Bruand. Nul auteur français n’ayant encore fait connaître cette petite espèce, je crois devoir figurer le ainsi que son fourreau. Je le fais d’autant plus volontiers que la Zelleri considérée jusqu’à ce Jour comme appartenant à la Russie méridionale,vient d’être retrouvée en France. En effet, au commencement de mai 1870, je recevais de Plaisia( Jura) cinq fourreaux d’une Psychide, que je ne reconnus pas. Vers la fin du même mois, j’obtenais deux mâles en tout semblables à la de

Russie, et trois femelles.

J’ai l’espoir de faire connaître plus tard la chenille sur laquelle il m’est envoyé le renseignement qui suit: « Fourreaux trouvés sur des buissons qui rampent et qui végètent sur une pelouse sèche d’une montagne voisine. »

La P. Zelleri fera désormais partie de la faune française.

Psy^clte j%piforaiil«, Rossi*(l)

Fau. étrus. 11, tab. 8, f. 2. — God. IV, 29, f. 7. — FrejL pl. 667. — Bell. Ann. Socc. Fr. 1860, p. 691 — Stgr. Cat. 825== Aj^jiformella, Brd. —Fucella, Hb. Tin. 305.

( Pl. 122, flg. 12 et 13 )

Elle a de grands rapports de forme avec ses voisines

(1) Petrus Rossius, Fauna Etriisca, II, T. 8, f. 2, p. 287. L’auteur de la faune étrusque a considéré la Ps. Apiforniis comme un Diptère appartenant au genve Syrphus-, il a donné deux figures assez bonnes de sa S. Apiformis.

Psyché Apiformis 209

les P. Alhida et Silphella dont elle ne diffère que par les dessins de la tête.

Cette larve, qui n’a pas encore été observée, a seize pattes, les membraneuses sont à peine développées, mais les écailleuses sont robustes, d’un Jeanne rougeâtre, avec le dernier article noir. Le corps est très plissé, à peine caréné sur les flancs et d’un blanc jaunâtre. Les trois premiers segments qui s’emboîtent l’un dans l’autre sont recouverts d’une large plaque écailleuse ambrée, avec de nombreuses taches noires. La tête également d’un jaune ambré est maculée de taches noires lesquelles sont, de chaque côté, disposées en deux groupes dont le supérieur est le plus grand. Les mandibules, les ocelles et les palpes sont noirs. La chenille de la P. Apiformis,a.msi que j’en ai dit deux mots à lap.21 du présent volume, est commune aux environs de Naples. Vers le commencement de mars, j’ai pu, à Pompeï,' recueillir bon nombre de fourreaux de V Apiformis, les uns déjà fixés aux vieilles murailles, les autres appendus aux ronces du voisinage, des feuilles desquelles cette chenille devait se nourrir ; ce dont pourtant je n’ai pu m’assurer personnellement. CqHq Psyché n’est pas rare en Sicile, suivant M. Bellier de La Chavignerie qui a étudié la faune entomologique de ce pays.

Le fourreau ressemble assez à celui de la P. Atrihombycella, Brd. bien que plus petit et moins épais ; il est composé de pailles ténues placées en travers et recouvertes d’une soie blanchâtre.

L’éclosion du lépidoptère a lieu vers la fin d’avril. .

INSECTE PARFAIT

La figure de V Apiformis de la Manogr. Brd. (PI. I, f. 18 a) ne donne de cette Psyché qu’une idée imparfaite.

Le thorax et surtout l’extrémité de l’abdomen, chez les sujets

fraîchement éclos, sont recouverts de poils d’un fauve vif. Cette couleur imprime à VApiformis un aspect brillant et des plus gais parmi les espèces de ce genre nombreux, toutes ou presque toutes si tristement vêtues de deuil.

Ohs. Ce doit être par erreur que Bruand a dit ( Monog. p. 39 ) en parlant de V Apiformis : « se trouve dans le Midi de la France. » Jusqu’à ce jour personne, que je sache, ne Fa rencontrée en Provence.

L’Apiforme appartient spécialement , je crois, à l’ancien royaume de Naples. C’est bien vainement que je l’ai cherchée aux environs de Gênes, de Florence et de Rome. Le musée entomologique de Naples ne possède guère que VApiformis pour représenter le genre Psyché (1) mais elle y est en grand nombre d’exemplaires bien conservés pour la plupart.

Psyché Febretta, Boyer de Fonscolorabe.

Ann. Soc. Fr. 1835, p. 107, pl. 1. — Brd. pl. I, f. 21 a. b. — Bell. Ann. Soc. Fr. 1860, p. 190. — Stgr. Cat. 817 = Vetulella, Rb. Cat. Sys. And. a. b. pl. 3, f. 2, p. 296.

( Var. Albipunctella, Mill. )

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(P1.-Î2S, flg. H à 18)

Je crois avoir suffisamment démontré ( le. III, p. 12 et suivantes) que la P. Velutella, Rb. n’est autre que la P. Fehretta^ Boyer de Fonscolombe. Je ne reviendrai donc pas sur

(1) Toutefois, deux sujets en fort mauvais état de la Ps. Cinerella, Dup. s’y trouvent aussi.

Psyché Fehretta

les renseignements que j’ai fournis alors pour prouver que le nom de Vetulella n’est qu’un synonime. Cependant tout en confirmant aujourd’hui ce que j’en ai dit à l’époque précitée, je rendrai sommairement compte de nouvelles observations que , depuis lors, j’ai été à même de faire à l’égard de cette espèce qui, jusqu’à ce jour, est demeurée fort rare, et que possèdent peu de cabinets.

La P. Fehretta parait en août seulement ; du commencement de ce mois au 20 ou 25 environ. C’est le matin qu’elle éclot, entre sept et huit heures ; se distinguant en cela de sa congénère, la Cinerella, Dnp., qui éclot toujours à l’entrée de la nuit et qui volejusqu’au matin.

Après m’être procuré quelques femelles de Fehretta qui' sont écloses sur une pelouse de mon jardin, à Cannes, les mâles arrivèrent, dans la matinée, en grand nombre autour de ces femelles, à tel point que, par instant, j’en comptais de douze à quinze volant à la fois, ou se posant sur les parois extérieurs de la cage qui enfermait les femelles. Ces mâles paraissaient tellement occupés, que nul bruit ne les effrayait, et qu’ils se laissaient saisir avec la main, ou piquer sur place.

La vivacité des Fehretta P' est si grande, et, par suite, ces insectes se gâtent si vite pendant leur vol extravagant, que, sur vingt sujets capturés, c’est à peine s’il s’en trouve un de pasable.

A l’époque de l’éclosion de cette Psyché elle n’est pas telle qu’on l’a représentée jusqu’à ce jour, c’est-à-dire d’unroux foncé ou d’un roux brunâtre, par la raison que des sujets ayant vieilli en collection, ont dû servir de modèle au peintre.

La Fehretta de récente éclosion est vivante et d’un noir fuligineux, avec l’extrémité des franges blanchâtre; le thorax et l’abdomen sont d’un gris mêlé de roussâtre. Les antennes sont grandes, plumeuses et tirent un peu sur le roux.

Cette espèce, qui ne devra plus être rare, présente une variété constante; celle-ci est, aux environs de Cannes du moins.

sensiblement plus abondante que le type, c’est-à-dire qu’elle se montre dans les proportions de quatre sur cinq.

Cette variété se distingue de l’espèce ordinaire par la présence aux ailes supérieures d’un point cellulaire assez gros, d’un blanc vif. Ce même point blanc est reproduit en dessous, mais avec cette différence qu’il se fond et forme une traînée blanchâtre à droite et à gauche des plus caractéristiques.

La Psyché Fehretta type est commune en Sicile, suivant M. Bellier de La Chavignerie.

I*ïatypteryx ISâaEaa'ia, lîufn.

= Hamula, Esp. — Hb. fîg. 46-47. — Dup. 2‘, pl. 140, fig. 3. = Uncinula, Bork. 111, p. 461. — Hb. fig. 45. (Var. Méridmialis).

(Pl. 123, fig. 1 à 5. )

La chenille de la Plat, üncmula de Borkhausen, Var. (?) Méridionalis, lépidoptère considéré jusqiCà ce jour comme variété constante de V Hamida d’Esper et de Duponchel, la chenille, dis-je, n’a été figurée nulle part. Cette variété méridionale n’est-elle en réalité qu’une simple aberration du type, la Binaria% J’inclinerais fort à en douter et à voir là une espèce distincte, V par la constance de cette prétendue variété ; 2“ par la différence notable de la chenille comparée à celle du type dont Hubner nous a laissé une assez bonne figure sous le nom de Sicula ( Bomby. 1, Sphingides, F. c, 1, ) ; et par celle de la chry-

salide h. En effet, la couleur de la chenille de Hubner est tellement différente de celle de l’ Uncinula, et la forme de la pointe qui surmonte le 3° anneau est si dissemblable que je crois,

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H, (ÿ a, 2j, Metr'ocumpcL HoTiorariE, J'ch^'.

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Platypteryx Binaria

je le répète, à l’existence de deux espèces. Voici en tout cas ce que j’ai à dire des premiers états de V Uncinula, Bork. Var. (?) Meridionalis .

Elle passe l’hiver pendant lequel, très petite encore, elle demeure fixée aux branches de divers chêne-verts de la Provence, et ne parvient à toute sa grosseur que pendant le mois de mars (1), époque à laquelle sa croissance est des plus rapides.

A la seconde mue, cette larve est brune, couleur qui se prononce au point de devenir noirâtre souvent. Dès la troisième mue elle abandonne sa livrée sombre et passe au vert d’eau très-clair ; parvenue à son entier développement, le vert tire sur le bleuâtre lavé de carmin sur la région dorsale ; le tout est aspergé de nombreux petits points allongés d’un vineux pourpre.

Cette chenille n’a, comme toutes celles des Platypteryx, que 14 pattes, le dernier segment qui se termine eu pointe longue et relevée en étant dépourvu. La tête est aplatie en avant, large à la base, avec le sommet cà deux pointes émoussées ; elle est concolore, et aspergée de points pourprés. Les ocelles sont noirs, et les mandibules vineuses. La ligne vasculaire seule existe sous forme de trait fin pourpré ; elle s’arrête au 5' anneau inclusivement; à partir du Çf, on remarque un large espace dorsal en forme de losange plus clair que le fond, lequel aboutit au 10' anneau. Cette losange est limitée sur les bords par un trait pourpré qui se fond inférieurement. La pointe du 3* anneau est

(1) En décembre dernier, une chenille, parvenue par exception à sa 4« mue, s’est transformée vers la mi-janvier, et adonné son insecte parfait le 5 avril suivant ; c’était un cr” .

aiguë, unique (1) et d’un pourpre carminé, ainsi que celle du 12*. Les stigmates, d’une petitesse extrême, sont rougeâtres et cerclés de noir. Les pattes concolores et vineuses extérieurement; la couronne des ventrales est également vineuse. Le ventre d’un vert bleuâtre ne présente pas de lignes.

Cette chenille qui me paraît vivre spécialement sur le Quercus ilex se nourrit des feuilles de l’année précédente, et ne touche jamais aux nouvelles, alors même qu’elle manquerait des premières feuilles. Pendant le jour elle se tient fixée au revers d’une feuille. C’est sous l’une de celles-ci qu’elle se métamorphose, et c’est avec cette feuille qu’elle forme une sorte de tente, où, retenant les bords au moyen de fils de soie, elle tisse sa coque qui est d’un blanc jaunâtre ( fig. 2. ). Je crois que, pour cette opération importante, la transformation, elle ne descend jamais de l’arbre qui l’a nourrie.

La chrysalide est, de son côté, assez différente de celle de V Hamida ; elle n’est pas blanche ; celle du est entièrement d’un vert bleuâtre taché de brun, et rougeâtre sur la poitrine; le tout recouvert d’une légère efflorescence blanchâire. Celle de la ? est d’un blanc un peu verdâtre, assez courte, à pointe abdominale obtuse, avec la gaine des antennes très apparente, et laissant voir, chez celle du , les lamelles fixées à la hampe. L’insecte adulte éclot une première fois en avril et mai, et une seconde en août et septembre,

INSECTE PARFAIT

Ici nous trouvons encore des caractères qui doivent séparer

(1) Et non pas bifide, dont la base est entourée de petits points blancs, » Dup. VII, 2% p. 85. Ce passage de Duponchel ayant trait à la chenille de V Hamida prouverait encore que ma chenille est une autre espèce.

Euli ith ecia Massüia ta

les deux races, ou mieux, les deux espèces. La P. Haniula , Hb. f. 46-47^ type» ^ et est toujours plus petite que VUncirnula, Bork. ( üncula, Hb. f. 45 ). Celle-ci est, en outre, lavée d’une teinte dkm gris-bleuâtre cbâtoyant qui n’existe pas chez le ^ de V Hamida. Parlerai-je des deux points noirs aux supérieures, toujours plus accusés chez V Hamida ? ainsi que de la coudée présentant un angle vif, tandis que cette coudée, chez VUncula, est toujours arrondie au coude? enfin, la couleur de chacune des deux espèces, l’époque d’éclosion, etc. Tout, en un mot, porte à penser que Borkhausen a eu raison de considérer cette prétendue variété ( Hamida, Esp. Hb. Dup. ) comme espèce distincte nommée par lui Uncinida.

EsBjïltaïeciiî. Massiîâata, Mill.

le. II, pl. 67 fig. 1 et 2. — Stgr. Cat. 2794.

( Pl. 123, flg. 6 et 7.)

Elle rappelle assez celle de la Cocciferata, Mill. Ces deux chenilles ont des mœurs identiques. Elles vivent en Provence sur les mêmes arbres ; les chêne-verts, et à la même époque ; celle du 15 mai au 15 juin, et éclosent dans le même temps, du 15 mars au 15 avril de l’année suivante. Ce qui distingue la chenille de Massüiata de celle de Cocciferata, c’est d’abord sa taille plus petite, ensuite les tâches rougeâtres du dos, lesquelles au lieu de se présenter sous forme de chevron, affectent plutôt celle d’un trident dont la base repose sur chaque incision.

La Massüiata insecte parfait est, on le sait, ü'ès distincte de sa congénère ; à tel point que les deux espèces ne font pas partie du même groupe d’Æ'îip^VAm'a. Une curieuse particularité, je

dois le dire, se rattache à cette Massiliatcf, les chrysalides recueillies au printemps, non-seulement n’écloront pas toutes l’année suivante, mais les deux tiers environ resteront à éclore, et ne donneront leurs insectes parfaits que la deuxième année pour le second tiers, et que la troisième année pour le troisième tiers.

La Massiliata est aussi commune aux environs de Cannes que la Coccifeirita.

Obs. Au commencement de 1870 j’ai cru reconnaître dans cette Eupithecia une espèce distincte de la Massiliata^ et pensai dès lors l’indiquer dans les Petites Nouvelles Entomologiques publiées par M.E. Deyrolle,sons le nom àe Peyerimhoffnta . Ayant reconnu mon erreur, ce nom devra cire désormais considéré comme nul.

Wge<r«CKaitgsa II®Ba«ï'îSB*Eîs, W-W.

Hb. — Tr. — Dup. — Bdv. — II. -S. — Led. — Lah. — Gn. — Stgr. — Cat. 2257. = Adsociaria, Bork. = Eoccisaria, Esp. = B^’ Honorifica, Esp.

(PI. 123, fig. 8 à 11)

Elle n’est figurée en aucun pays ; cependant deux auteurs l’ont décrite; Esper et M. Guenée.

Le genre Metrocampa, composé seulement de deux espèces européennes; et Margaritaria, est des plus iniéressants.

« C’est surtout par les chenilles que ce genre est parfaitement dislinct de tous les autres. Celles-ci forment plusieurs excep-

Met) 'ocampa Ho)io)'a) ‘ia

lions remarquables clans toute la grande division des Plialénites. D’abord, elles ont douze pattes, et la paire de membraneuses qui s’ajoute au nombre normal des Géomètres, n’est pas seulement pour la forme, comme chez quelques autres genres de cette famille (Ru)nia, Odo)itope)'a) , mais elle est bien développée et sert, quoi qu’on en ait dit, à la progression aussi bien qu’à la préhension, etc. » Gn. X. p. 126.

Cette chenille est allongée, aplatie en dessous, très plissée, convexe en dessus, garnie latéralement d’appendices tilamenteux ainsi que les Catocala avec lesquelles elle a de nombreux rapports ; cependant elle ne possède pas leur agilité, et n’est pas marc|uée de taches noires ventrales comme les larves de Catocala.

Le tj'pe de la chenille à' Ilonorcu'ia présente, sur chaque segment du milieu, une sorte d’anneau concolore paraissant en saillie. Elle est entièrement d’un gris-blanchâtre cendré variant quel(]uefois en roussàtre ou violâtre. Les trapézoïdaux sont subverruqueux, petits, concolores, et cerclés de brun à la base. Les lignes ordinaires n’existent pas ; le ventre est d’un gris bleuâtre; les stigmates d’un jaune serin, elliptiques, sont cerclés de noir. La tète est aplatie en avant; elle présente en dessus, des lignes foncées, ondulées transversalement, avec le sommet de chac]ue calotte lavé de roussàtre. La face est blanchâtre et picotée de brun. Les douze pattes, dont les deux premières ventrales plus courtes que les autres, sont concolores.

Un caractère omis par les auteurs qui ont parlé de cette chenille, est que celle-ci a le onzième segment surmonté d’une légère éminence caronculiforme ; nouveau point de rapprochement avec les chenilles de Catocala.

Je crois que la véritable patrie de, cette espèce est le littoral, la région des 'oliviers. Elle est fort abondamment répandue aux environs de Cannes où elle vit sur les chêne-verts, mais, je dois le dire, plus spécialement sur les oliviers où

elle passe Tliiver étroitement appliquée le long des branches (1 .)

Elle me semble particulièrement commune dans mon jardin et, lors de la cueillette des olives en hiver, on la fait souvent tomber des arbres (2). Elle n’est alors qu^’à sa troisième mue.

La transformation a lieu vers la rai-avril, dans une coque molle placée au contre de feuilles d’olivier qu’a réunies la chenille.

Ea chrysalide est pleine, médiocrement allongée, d’un rouge brun, nullement saupoudrée de gris ou de bleuâtre, avec la pointe abdominale courte et bifide.

L’insecte parfait s’est montré vingt-cinq jours après la transformation de sa chenille.

La première éclosion a lieu vers le quinze mai, et la seconde ’ dans le courant d’octobre (3).

C’est avec une ponte, obtenue à cette dernière époque, dont les œufs sont éclos douze jours après, qu’il m’a été permis de suivre l’insecte dans toutes ses phases.

Ohs. La fécondité de V Ilonoraria est très grande; après l’acte copulatif, la ? qui vécut seize jours sans avoir été blessée par l’épingle, pondit 464 œufs qui sont éclos à la tin du douzième jour. La mère, ainsi qu’on le juge, survécut quatre à cinq jours à l’éclosion de ses premiers œufs.

(1) L’espèce n’est pas rare eu Auvergne où, aux environs de Thiers, je l’ai souvent fait tomber des chênes ordinaires. Dans cette partie de la France, c’est toujours avant l’hiver qu’elle se métamorphose pour passer cette saison en chrysalide.

(2) On rencontre vivant dans les mêmes conditions, la chenille de la Boarmia t//wùmrrâ, remarquable Phalénite, aussi abondante que V Honoray^ia , dont j’ai l’espérance de faire bientôt connaitre les premiers états.

(3) Détail de mœurs qui a son importance; l’espèce a deux générations; ce que personne n’avait encore dit.

Zith^ca.m.pO' ÆnZ&reZ-, Sf^r.

împ. Souù'ie' fi r. M^Twrt^.

Litliocampa MUlierei

INSECTE PARFAIT

Le type qui mesure 0”’^045 à 0"’,047 est d’un carné rougeâtre. La ? est toujours plus grande que le ^ , plus anguleuse au bord des quatre ailes, plus claire, avec les lignes transverses mieux marquées.

Cette belle Phalénite varie quelquefois : une des plus remarquables aberrations que j^ai vues, est celle d'un , d’Auvergne, obtenue ex larvd.

Chez cette variété le fond carné roussàtre a disparu entièrement pour faire place à une teinte d’un vert glauque pâle uniforme.

La Met. Honoraria vient facilement au réflecteur. Je l’y ai prise maintes fois à Cannes, soit au printemps, soit à l’automne.

liitliocaitiEta Millierei,

Berliner Entornologis. Zeitschrift, 1870, p. liol n° 18. Stgr. Cat. 1691.

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