II. 5 à 12, ùimiptery.E- lamilællci, da Peyar
JH. l3 a il), IflifltijluIcL Üj'tlDOra., Peyar.
Peidlhs TrünÀ).f /’tiaacLalparJxi.C.FamiPiella Teiudde.! minee,!' /hbj par Li ff-ùj-tiporLi
rmp.SouliS'tti',5 rMuinon
12^' Mù/rniiUi^ col.
Je souscris avec empressement au désir de notre collègue, M. de Peyerinlhotf, de Colmar, plus que jamais français par le cœur, qui souhaite de publier dans mon iconographie trois lépidoptères nouveaux découverts par lui, et (ju’il a observés sous leurs divers états. Ces insectes et leurs chenilles, que j’ai étudiés moi-mème dans leurs habitudes, composeront la 125*’ planche. p. m.
Ghateüodiis Daucellus, de Peyeiimhoff
Pet.Nouv. Ent. n“ 15’’'% i"fév, 1870, — Stt. XII, p. 82, p].3 (PL 125, fig. 1 à 4)
INSECTE ÜARFAIT
« Envergure, 13 millimètres. — Les ailes supérieures sont d’un jaune d’ocre pâle et légèrement rosé, qui devient roux vers l’extrémité, et lavées ça et là de petites taches plus foncées
(1) Ce n’est qu’assez longtemps après la rédaction de cet article, et la gi’avure des dessins de la 125® planche de mon Iconographie, que m’est parvenu le vol. XII de M. Stainton, où est décrit et figuré cet insecte sous ses divers états. p. m.
et mal *définies. Elles sont traversées par une bande d’un gris brunâtre clair, mince et très-oblique, qui part du premier tiers du bord interne pour aboutir, en s’élargissant, au milieu de la côte. C’est à la naissance de cette bande que se remarque la dent principale du bord interne, caractéristique du genre. Cette dent est peu saillante et terminée par un groupe d’écailles noires. Trois groupes d’écailles de même nature, mais de plus en plus petites, se remarquent encore le long du même bord, entre le précédent et l’angle interne. Entre la bande médiane et l’extrémité de l’aile se voit un assez gros point noirâtre. La côte est chargée de petites taches noirâtres et i^runâtres, surtout â sa naissance et â son extrémité. La frange, d’un gris foncé, est garnie sous l’angle apical d’une double rangée d’écailles noirâtres. Elle s’éclaircit au bord interne. Les ailes inférieures sont grises, ainsi (|ue leurs franges, dont la naissance est un peu rougeâtre. La tète, le thorax et l’anus sont jaune pâle; l’abdomen gris, et les pattes jaune pâle, avec les jointures grises.
« La chenille, grosse, luisante, assez courte, est d’un jaune verdâtre très-pâle, avec la vasculaire d’un vert plus prononcé et des points verruqueux noirs. Elle vit moitié à découvert, moitié comme mineuse sur les feuilles de la carotte sauvage [Daucus Carota), sur les pentes chaudes des coteaux cultivés des environs d’Hyères (*>, en janvier, février et mars. La métamorphose a lieu dans un léger réseau et l’insecte parfait éclot au bout de trois semaines.
(1) Et, dans des conditions analogues, dans toute la vallée du Cannet, près de Cannes, où l’espèce est des plus abondantes en octobre, et où on voit éclore l’insecte parfait au mois de novembre, p. m.
Crinopteriœ Familiella
«'îrïiiopSei’yx, (le Peyerimhoff. B^aïn!liella« de Peyerimhoff Coleo'pliora Cistorum, de Peye.
PeL Nouv. Eut. n" I" fév. 1872 (PI. 125, fig. 5 à 12)
(( Placé par sa situation climatérique, plus encore que géographique, vers la limite des zones tempérées, le midi de la France nourrit, non-seulement des espèces, mais encore des genres, et parfois même des tribus, dont les représentants- viennent s’interposer, souvent d’uue manière inattendue, dans la faune européenne. Cette remarque, qui n’est pas neuve, m’est suggérée ici par l’étude du petit Lépidoptère dont l’histoire va suivre, et qui m’a paru nécessiter la création d’une nouvelle coupe générique.
« C’est vers pi fin de novembre ou au commencement de dé- ('embre qu’éclot la chenille de la Crinoptenjx Familiella. Elle commence par vivre à l’état de mineuse, dans une large plaque qu’elle pratique dans la feuille de Cistus Salviæfolius sur laquelle a été déposé son œuf. Plus tard, quand elle a atteint environ le tiers de sa taille, elle se façonne, avec les épidermes dépouillés de leur parench-jmie de cette même feuille, un fourreau de forme elliptique et plate, mais qui devient de plus en plus cylindrique, au fur et à mesure que l’insecte grandit et en remplit la capacité. Ce fourreau est définitif; elle n’a besoin ni de l’allonger, ni de l’élargir, par la raison qu’elle se développe peu en longueur et qu’elle a eu soin, au moment de sa confection, de lui donner l’ampleur qui sera nécessaire plus tard.
« Pour fabriquer ce fourreau, elle découpe, dans la forme voulue (c’est-à-dire l’ellipse) et avec des dimensions identiques, les deux membranes opposées entre lesquelles elle se trouve, mais
CHENILLES ET LEPIDOPTERES INEDITS
en ayant soin de n’en tailler d’abord que les trois côtés ; elle lie ensuite, avec de la soie, les bords latéraux des deux pièces, et alors seulement acbève de détacher l’ensemble de son travail, à l’abri duquel elle va désormais mener un nouveau genre d’existence.
« On voit que ce fourreau offre la même disposition que celui des Incurvaria et des Adela; mais tandis que les cbenilles de ces dernières désertent diutaiit qu’on les connaîtj le végétal qui les a nourries dans leur jeune âge, pour vivre à la surface du sol, notre insecte continue à ronger les feuilles du Ciste qui l’a vu naître, exactement à la façon du Colephom. Il va de place en place, perce l’une des deux épidermes de la feuille (ordinairement celle du dessous), et attache son fourreau contre cette ouverture, à travers laquelle elle ronge le parenchyme, et qu’il franchit parfois entièrement, en abandonnant ainsi momentanément sa demeure.
« Vers la tin de janvier ou en février, la chenille est parvenue à sa taille. Elle est alors, nous dit M. Millière, qui l’a soigneusement observée pour la représenter, assez courte,, cylindrique, d’un blanc d’os, teinté de verdâtre, avec 16 pattes. La tête est petite, jaunâtre, et les trois premiers anneaux sont recouverts d’une plaque écailleuse partagée par un large sinus ; le dernier segment avec plaque concolore. Les pattes antérieures sont de couleur testacée, les membraneuses sont très-courtes et concolores. On ne voit pas de lignes; il existe senlement un liseré ventral fin, brun, et interrompu sur chaque incision.
« A la même époque, cette chenille abandonne sa plante nourricière, cherche un abri quelconque à la surface du sol, et tombe dans un état d’engourdissement, sans même avoir eu soin de fermer son fourreau. Vers la fin de l’été, elle se transforme en une chrysalide de consistance molle et plus semblable en apparence à la nymphe d’un Hyménoptère qu’à celle d’un papillon.
Cri n opterix Fam illella
L’abdomen, d’un jaune d’os très -pâle , est très - développé ; l’enveloppe des autres parties est, au contraire, très-réduite, et présente une teinte cornée ; mais elle est si transparente que les organes qu’elle renferme sont translucides jusqu’aux approches de la métamorphose. Les fourreaux des pattes et des ailes sont indépendants.
« L’éclosion de l’insecte parfait, en captivité et en Alsace, eut lieu vers la fin de septembre et en octobre. »
Celui-ci n’a de remarquable que ses caractères. Disons de suite que son faciès, autant que les mœurs de la chenille, le rapproche de la tribu des Tlneidae, où il prendrait place à côté du genre Incurvaria Hw. Toutefois, après avoir cru réconnaitre formellement la présence des palpes maxillaires sur l’insecte vivant et fraîidiement tué, j’ai fait depuis de vains efibrts pour les retrouver sur l’insecte desséché. Le doute qui en résulte pour moi m’empêche de lui assigner une place positive. Je nie bornerai à dire, quant à présent, qu’en l’absence de tons autres caractèies, la structure des ailes inférieures, à la fois couvertes d’écailles filiformes et garnies de longues franges^^d suffit à mes yeux pour exclure l’insecte dont il s’agit de tous les genres de Tineœ établis jusqu’à ce jour.
INSECTE PA.KFA1T
« Envergure : 7 à 8 millimètres. — Les ailes supérieures, médiocrement larges, ont une apparence très-triangulaire, due aux couleurs de la frange. En réalité, leur extrémité a des contours
(1) On sait que le premier de ces caractères appartient à six espèces iï Incurvaria et aux genres Micropteryx Hb. et Nemophora Hb. Le second distingue le genre Tinea Lin. Z., des genres avoisinants.
CHENILLES ET LÉPJDOPT’ÈnES INÉDITS
arrondis comme chez Vlncurv. Muscalella F. Mais la côte, fortement arquée au premier tiers de sa longueur, se relève un peu vers l’angle apical. Elles sont couvertes d’écailles peu fines et allongées. Le fond de leur couleur est le gris cendré roussâtre, mélangé de blanchâtre et recouvert d’écailles noirâtres, plus ou moins nombreuses, suivant les individus. Ces écailles sont ordinairement ramassées dans le pli ; elles forment de plus une ligne régulière à la naissance de la frange; ailleurs, elles n’offrent que des taches vagues et confuses, dont la plus apparente occupe le disque. Elles font défaut sur un petit triangle appuyé sur l’extrémité du bord interne, où leur absence produit une tache claire, analogue à celle qu’on remarque chez quelques Micropie- Hb.- et iVemop//ora Hb. ^^'astuosella Z. Pilidella Hb., etc.) La frange est très-caractérisée [lar sa couleur blanche, coupée aux deux angles et au-dessus de l’angle apical, par des faisceaux d’un gris noirâtre. Cette disposition, qui donne aux ailes l’apparence aiguë, signalée plus haut, est moins marquée chez la femelle.
« Les ailes inférieures sont notablement plus étroites que chez le genre Incurva via, et ressemblent davantage à celles du genre Tinea Z. Elles sont pres(|ue translucides, couvertes, au lieu d’écailles, de poils d'uu gris foncé, et garnies de longues franges de même couleur.
« La tête est recouverte d’une laine brune. Les antennes sont longues, filiformes et épaisses. Les palpes labiaux sont petits, d’un gris roussâtre clair et garnis de plusieurs cils de même teinte.
« Le dessus du thorax est gris de cendre, et tout le reste du corps, ainsi que les pattes, sont d’un gris noirâtre, plus ou moins roussâtre ou clair, suivant l’intensité de la lumière.
« Le Crj/nopteryx Familiella habite, dans le midi de la France, les jiarties les plus ombragées et les plus fraîches des bois, et principalement le bas des pentes septentrionales des collines.
Nepticu’a Cistivora
La chenille vit en société parfois des plus nombreuses, mais dans des localités circonscrites (particularité d’où j’ai tiré le nom de l’espèce), sa présence se trahit aisément par les larges taches d’un blanc verdâtre qu’elle occasionne sur les feuilles du Cistus Salviœfolius, et très-rarement ou accidentellement, du Cistus Monspeliensis. Bien qu’évidemment particulier (au Midi , cet insecte semble être, par son faciès, par son époque d’apparition et par les sites privés de soleil , qu’il semble choisir presque exclusivement, un réfugié des latitudes plus septentrionales. »
l^<*pticu!a, Z. Cîstîvoi-a, de Peyerimhoff
(PL 125, flg. 13 à IG)
« L’insecte que nous allons décrire sous ses divers états a été observé, pour la première fois, sous la forme de larve, en 1867, à Cannes, par M. Stainton. (Voir The Tineina of Southern Europe, page 230.) Durant Lbiver 1868-1869, je la trouvai moi-même abondamment sur les collines des environs d’Hyères, et en rapportai un certain nombre de chrysalides, qui, malheureusement, sont écloses en mon absence, et ne me procurèrent ainsi que des sujets défigurés. Enfin, vers la fin de décembre 1870, M. Minière et moi en fîmes, dans tous les alentours de Cannes, une récolte abondante, qui nous permet de faire connaître aujourd’hui l’insecte parfait.
« La chenille, d’après M. Millière, qui l’a étudiée avec le soin qui préside à ses patientes investigations, possède les principaux caractères du genre, c’est-à-dire absence de pattes cornées, mais, en revanche, ayant neuf paires de pattes membraneuses très-courtes, il est vrai. Cette conformation exceptionnelle des chenilles de Nepticula paraît unique, ajoute M. Millière, et, dans
ce cas, semble présenter une anomalie clans l’Ordre si nombreux des Lépidoptères.
« La Cistivora mesure c|uatre millimètres; elle est fusiforme, d’un jaune vif, avec le vaisseau dorsal verdâtre. La tète est petite, déprimée, d’un brun pâle et traversée par deux ligues plus foncées (jui aboutissent aux mandibules.
« L’insecte sort de l’œuf vers le 20 décembre environ, et se trouve en grand nombre, durant tout le mois de janvier, et à toutes les expositions, sur les Cistus Monspeliensis et Salviaefoliüs. Mais, circonstance assez singulière, tandis c|u’â Hyères la seconde de ces plantes seule présentait un nombre considérable de mines, l’inverse avait lieu à Cannes, où, sur des centaines de clienilles, vivant sur le C. Monspeliensis, j’en trouvai à j)eine deux ou trois sur le C. Salviaefolius.
« La galerie de cette Nepticula est très-étroite, mais n’a pas de disposition tixe ; parfois elle est tortueuse et repliée sur ellemême, et quelquefois droite sur presijue tout son parcours.
(f Parvenue à sa taille, la petite larve perce l’épiderme supérieur de la feuille, et cherche à la surface du sol un abri où elle file, dans le sable ou les débris végétaux, un cocon d’un blanc jaunâtre et d’une forme plus ovoïde que celle des cocons ordinaires de Nepticula.
« J’ignore l’époque exacte de la transformation en chrysalide de même que les formes de celle-ci. L’éclosion de l’insecte parfait a lieu dans le courant de septembre et d’octobre.
« Ce dernier a une livrée des plus modestes. Envergure : 4 à 4 1/2 millimètres. Le fond des ailes supérieures est d’un blanc grisâtre et parfois, mais très-rarement, d’un jaune pâle. Sur ce
il) C’est vers la tin de février qu’a lieu cette transformation. Dès le milieu de mars, toutes les chenilles de la Cistivora ont abandonné les feuilles qui les ont nourries pour se métamorphoser. r. m.
Nepticvla Cistivora
fond, luisant et presque translucide, se trouvent dispersées, en plus ou moins grande quantité, des écailles noires assez grossières. Chez beaucoup de mâles ces écailles occupent, avec une densité à peu près égale, toute la superficie de l’aile ; mais chez la femelle, elles manquent, en tout ou en partie, sur le troisième quart de cette superficie, où leur absence forme une bande transverse, pâle et plus au moins nette. Cette éclaircie varie de lucidité suivant les individus, et se retrouve, quoique affaiblie, chez un certain nombre de mâles.
« Les ailes inférieures, les franges des quatre ailes et le dessus du thorax, sont d’un gris pâle; l’abdomen a une teinte plus foncée, surtout vers l’extrémité ; chez la femelle, les poils qui le recouvrent sont moins fournis, en sorte que ses côtés, et même le dessous des premiers anneaux, ont souvent une teinte jaunâtre.
« La Nepticula Cistivora est probablement des plus abondantes partout où croissent les plantes, qui la nourrissent, du moins dans le midi de la France. M. Staudinger me mande qu’il a observé en Espagne, sur le Cistas Laiirifolius, une mine de Nepticola qui, probablement, n’est autre que la Cistivora. ))
DE PEYERIMHOFF.
CHENILLES ET LEPIDOPTERES INEDITS
Eupîtliecîa EIlî maria, Bdv.
Bdv. 1704.— Dup.IV, p. I07.pl. 59, f. 5. — H.-S.p. 121 et 133, f. 281-283, — Gn. — Led. — Stgr. 2792.
(PI. 126, fig. 1 à 4.)
Les entomologistes qui étudient les chenilles, cherchent depuis longtemps déjà, celle de VUltimaria, Bdv. Jusqu’à ce jour, on n’avait obtenu que de vagues renseignements sur les premiers états de cette rare Eupithecia, la plus petite du genre peut-être. J’en ai dit quelques mots, III, p. II2. Ce renseignement, tout incomplet qu’il a été, s’est trouvé exact; c’est effectivement le Tamarix galUca qui nourrit la
Celle-ci est très-allongée, cylindrique, sans carène latérale, à tête petite et globuleuse, avec les pattes postérieures très-rapprochées et partant très-éloignées des pattes antérieures. Cette forme allongée la fait plutôt ressembler à une Acidalia qu’à une Eupithecia. C’est, en effet, sous le nom d’Acidalie que cette larve m’a été envoyée d’Espagne, et tout d’abord j’ai partagé l’erreur de mon correspondant. Le type est d’un vert clair, avec de jolies taches blanches et carminées. Le clapet anal, vineux en dessus, est blanc sur les côtés. La vasculaire, d’un vert foncé, est interrompue sur les incisions. Il n’existe pas de sous-dorsale, mais on voit une stigmatale blanchâtre, ondulée et marquée aux incisions d’un point blanc vif rectangulaire, lequel est surmonté d’nne tache vineuse de même forme. Les stigmates, invisibles à l’œil nu, sont elliptiques et bruns.
L’espèce varie en rougeâtre vineux. Cette variété constante
Zwrai<rorv .
Année- JÔ72.ZU26.
ZTJïUiÀre' etFouf'aée'
I 1 a, I/., Eupithecùi, (Jliirria7'ia,Bdv. II. b a, p, Affdii-tis Tajnarw-ij, ZM.
Tll B Fseudophia- IIIzuLans, Eh.
Débray j'C.
J?np.Sbu/siB, 5 r. Jfù/non-.
MipriAuvo" col .
Euf ith ecia UUi maria
rappelle par sa couleur celle du Tamaris où, au repos, elle se tient fixée pendant le jour, et où, par sa forme allongée, elle se confond tellement avec les feuilles de l’arhrisseau, qu’il devient fort difficile de la distinguer.
Ces jolies chenilles, type et variété, grossissent rapidement et se chrysalident de même. Elles se sont transformées le 26 août» et, des trois sujets que j’ai élevés, l’un m’est éclos le 5 septembre, à huit heures du soir, l^es deux autres chrysalides ont passé l’hiver, et sont écloses au mois de mai de l’année suivante.
INSKCTE PARFAIT
Il est effectivement très-[)etit; la Massiliata seule peut lui être comparée.
h' Ultimata que M. Westwood a donnée dans le Supplément deWood, sous le n" 1736, peut bien être cet insecte, puisque le Tamaris, qui nourrit la chenille, est aussi abondant sur le littoral anglais qu’il l’est en France.
VUltimata est aussi rare à Cannes qu’à Montpellier ; elle ne paraît pas plus abondante a Marseille, à Barcelone (Espagne), que partout, enfin, où elle a été signalée.
, 'ramai'SciiQ, Zell.
Is. 1847,899 — Herr. Scli. pl. 4 1 , fîg. 2, v. p. 365. — Stgr. et Wocke, 3116.
(PI. 120, fig. 5 à 7.)
Celle de la première génération passe l’hiver ; elle est alors très-petite, de couleur brune, et demeure étroitement fixée aux
CHENILLES BT LEPIDOPTERES INÉDITS
branches jusqu’au printemps, époque où reparaîtront les feuilles du Tamarix gallica, dont elle se nourrit. Dès lors, elle grossit rapidement et parvient à toute sa taille vers les premiers jours de mai.
C’est une des clienilles les plus singulières par la forme, car elle est en partie recouverte de pointes charnues ou caroncules de longueurs diverses, et disposées ainsi que je vais le dire.
Le premier anneau est couronné de quatre caroncules finissant en pointe ; celles-ci sont relativement petites. Le second anneau en présente deux plus élevées. Le troisième, le cinquième et le huitième sont, de leur côté, surmontés de deux caroncules un peu plus' élevées (jue celles du premier. Enfin, le onzième segment présente une pointe inclinée en arrière plus longue que toutes les autres. La tête est petite, globuleuse etconcolore. Les trapézoïdaux sont noirs ; les stigmates blancs Le type de cette curieuse chenille est d’un rougeâtre obscur, cependant l’espèce varie beaucoup, de puis le gris clair jusqu’au vert d’herbe, mêlé de teintes rougeâtres sur les deuxième, quatrième, huitième et douzième anneaux.
J’ai dit que cette AgcUslis viUsur le Tamo.rix gallica répandu sur tout le littoral, cependant le Myricaria germanica^^') , fort commun sur les îles du Rhône, près de Lyon, nourrit cette larve tout aussi abondamment que le Tamaris de la Provence. Pour se chrysalider, elle se suspend aux branches et se transforme, ainsi que certaines Vanesses, la tète en bas. De même que la chrysalide de ces Vanesses, celle du Tamaricis, dont la tête se termine par trois pointes aiguës, présente une sorte de masque. La gaine des ailes est très-allongée et finit en pointe non adhérente au corps, dans la moitié de sa longueur. Elle est le plus ordinairement d’un rougeâtre obscur, maculée de points blanchâtres.
(1) Tamarix g ermanica des anciens botanistes.
Pseudophia II l xma ris
Le Tamaricis éclot 20 ou 25 jours après la transformation de sa chenille, et les éclosions se succèdent jusqu’en octobre.
Cet insecte prend au repos une forme singulière ; il projette en avant ses ailes roulées sur elles-mêmes dans le sens de leur longueur, lesquelles forment alors deux pointes avancées.
E*seBatIoj>Biâîs ïüsssîarâs , Hb.
565, 574, 868. — Tr. III, 305 et Sup. p. 155. — God. II, p. 126, pl. 55. — Bdv. 1360. — Gn. Ind. v. 248. — Gu Sp. VII, p. 235. — Mill. le. 60, f. 9. — Stgr. 1943.
(Pl. 126, tig. 8 et 9,j
Elle a déjà été publiée et figurée, mais d’une manière qui laisse beaucoup à désirer ; d’ailleurs, on connaît imparfaitement ses mœurs. Cette larve, en effet, ne se rencontre pas seulement « de septembre jusqu’à la tin d’octobre » (Bdv. Bb. et Gr.) , puisque dès la mi-juillet on la trouve à toute sa grosseur. Cette génération éclot trois semaines après au plus. L’espèce a donc toujours ici deux éclosions 9).
Je dirai encore qu’il n’est pas du tout vrai que les chenilles d'Illunaris « conservent toute leur vie la couleur et le dessin de leur jeunesse. » Si cette chenille, à son état adulte, est toujours brune, dans (sa jeunesse, au contraire, et jusqu’à sa troisième mue, elle est toujours ou presque toujours d’un vert très-tendre et sans lignes. C’est à peine si, une fois sur cent, on rencontre une jeune chenille brune de cette Pseudophia.
(1) J'ai cependant reçu d’Espagne des chenilles qui ne m’ont donné leur insecte parfait que dix mois après leur transformation. Je mentionne plus loin une variété (Plllunaris éclose dans ces conditions.
Enfin, je fais observer que la figure qui a été donnée de la chenille (Vlllunaris [Calocaliïao , pl. 2, f. 3"' n’est pas assez allongée et ne présente point la plaque écailleuse du premier anneau.
Ainsi que personne ne l’ignore, l’insecte parfait varie énormément pour la couleur et la netteté des dessins.-
En outre de la variété unicolore, que j’ai figurée fie. pl. 68, f. 91 et que je rappelle pour qu’on sache à quel point l'insecte varie, je dirai qu’une race ou variété constante qui me paraît être, aux environs de Cannes et d’Hyères, presque aussi commune que le type, a les ailes supérieures carnées ou d’un vineux clair. Chez cette race, qui fournit des sous-variétés, le thorax est toujours de la couleur des supérieures. Il est, aux environs de Barcelone (Espagne^ une variété constante à^Ilunnaris, trèssombre, cependant le tyqie est le même qu’en Provence. Une chenille de cette variété s’est transformée chez moi, à la fin d’aoùt 1871, et n’est éclose que le 22 juillet 1872.
L’ Ilhinaris, qui est essentiellement méridionale, dont la chenille n’a jamais été rencontrée que sur le Tamariœ gaUica, est commune à Cannes, partout où, au bord de la mer et dans les ravins humides, croît le Tamaris. Elle est particulièrement abondante au Golfe-Jouan et dans le lit du torrent qui descend de Yallauris.
Orohena? Isatî<lsslîs, Dup.
VIII, pl. 233, f. 3, p. 3.36. — H. -S. Il0-lll,p. 36. — Gn. VIII, p. .379. — Stgr. et AVocke, 245.
(Pl. 127, fig. 1 à 3.}
Il est vrai que les chenilles du genre Orobena, de M. Guenée, sont mal connues ; cependant, on sait aujourd’hui que trois des
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