Æ 3, Orobanu ? LŸLibzlalis, .Dup
IL ^ et 5 ffppsopi/pw Egregi/i/ùr ? ES.
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Orobena? Isatidalis
quatre espèces européennes qui composent ce genre, Sophialls, Frumenlalis et Isatidalis, ont été observées, et que, de plus, ces trois larves vivent sur les Isatis, crucifères assez abondamment répandues dans les Alpes-Maritimes. Pourtant, jusqu’à ce jour, aucune de ces larves n’a encore été représentée. La reproduction de celle de V Isatidalis devra donc présenter de l’intérêt aux entomologistes qui s’occupent des mœurs des insectes.
Elle m’a été envoyée de Corse, par M. Mabille, vers le milieu d’avril 1866, aux trois-quarts de son développement. Le 25 du même mois, elle était à son entière grosseur; elle est alors assez courte, épaisse, cylindrique, atténuée postérieurement, verdâtre, lavée de vineux en dessus et de vert jaunâtre en dessous, avec seize pattes concolores. La ligne vasculaire seule existe ; elle est üne, brune et interrompue. La tête est petite, cordiforme et roussâtre. Le 1" anneau, avec plaque étroite et concolore ; les 2® et 3® sont marqués de quatre gros points noirs, placés transversalement sur chacun d’eux.
Cette chenille, qui varie en jaune Isabelle, lavé de verdâtre, est remarquablement lourde et paresseuse. Elle paraît avoir les mœurs de la Pionea Margaritalis, vit comme celle-ci en société sur VIsatis iinctoria, par petits groupes, sous une toile commune entre les rameaux, ne quittant sa retraite que la nuit pour manger, et ne descendant de la plante que pour se transformer. « Lorsque la plante est entièrement dépouillée, elle perce la tige dans l’intérieur de laquelle elle se loge pour en ronger la moelle. » Ram h.
La métamorphose a eu lieu, dans l’appartement, vers la fin d’avril ou les premiers jours de mai. La chenille a tissé dans la mousse une coque papyracée (fig. 4), blanchâtre, mince, de
CHENILLES ET LEPIDOPTERES INEDITS
texture solide et paraissant impénétrable à riiiimidité. Les éclosions n’ont eu lieu (|u’à la lin de décembre et dans le courant de janvier.
L’insecte n’a, selon toute probabilité, qu’une génération ; il se répand lentement dans les collections.
Vlsatidalis n’a été prise qu’une fois dans les Alpes-Maritimes, mais elle ne doit pas être rare sur les hauteurs de Vallauris où croît abondamment la plante cjui nourrit la chenille.
B^ypsopygia (1) •Egi'eg'ialls? H. -S.
Deutschl. Ins. 163, f. 3. — H.-S., f. 55, IV, 120.— Gn. VIII, p. 133. — Stgr. 28.
(Yar? Medusalis)
(PL 127, fig. 4 et 5.)
Cette jolie Pyralite, nouvelle pour la faune française, n’est pas inédite ainsi qu’on aurait pu le penser d’abord. Jusqu’à ce jour elle est demeurée tellement rare, que je crois être le seul qui la possède en France.
Plusieurs caractères sérieux éloignent du type les divers sujets que j’ai capturés à Cannes, soit ali réflecteur, soit dans les garigues de mon voisinage. L’un de ces caractères constants est, chez l’insecte vivant, l’abdomen entièrement noir dans les deux derniers tiers de sa longueur, alors que ce caractère n’est nullement indiqué sur l’insecte qu’a figuré M. Schaeffer.
Je pourrais encore citer l’envergure de cette variété constante de près de moitié plus petite que la figure précitée.
(1) Ulotricha, Led.
(2) On peut-être bien espèce distincte.
Llihostege Griseata
Je ne (?onnais pas V Eqregialis, H. -S., en nature; je ne puis donc être absolument certain que mon insecte s’y rapporte authentiquement.
Llthoste^e Grisèàta, W.-V.
p. 116. — Tr. — Dup. — Gn. X, p. 502. — Stgr. 2534 = Àsinata, F. p. 109 = Incfniata, Hufn.= DupUcaria, Hb. 208, ab.
'PL 127, fig. 6 à 9.)
Aucune larve de ce genre , (îomposé de neuf à dix espèces européennes, n’est connue. Il n’est pas douteux qu’on apprenne avec intérêt ce qu’est la chenille de la Lilh . Griseata , ses mœurs, ainsi que le nom de la plante qui la nourrit. Cette larve n’est parvenue à toute sa grosseur qu’à la fin juillet ou dans les premiers jours d’août. C’est le 24 juillet dernier et le 8 août de l’année précédente, que je recevais deM. Doubleday quelques sujets adultes de cette rare espèce.
La chenille est cylindrique, à peine carénée sur les côtés, avec le clapet anal assez bien formé, et les anneaux distincts. Le type est d’un vert pomme et les lignes ordinaires sont ainsi disposées ; la vasculaire est tiiie, d’un vert foncé et interrompue sur les incisions ; la sous-dorsale est double, et du même vert que la précédente ligne; la stigmatale est large, blanchâtre et continue. Le ventre ne présente pas de lignes, mais il est marbré de blanchâtre. La tête est cordiforme et maculée de points vineux ; les stigmates sont d’un pourpre obscur et cerclés de noir. Les dix pattes concolores.
Cette chenille varie en gris foncé et gris brun, avec les deux premières lignes d’un vert glauqué ; mais la stigmate demeure blanchâtre (fig. 7). Elle vit en Angleterre, m’écrit M. Doubleday, sur le Sisymbrium sophia, L., mais je l’ai nourrie avec une plante de la même famille, V Isatis üncloria.
CHENILLES ET LEPIDOPTERES INEDITS
La transformation a eu lieu vers le 1.5 août clans une .coque formée parmi les feuilles sèches. La Phalénite n’a paru qu’en juin de l’année suivante; l’espèce n’a, on le conçoit, qu’nne éclosion.
INSECTE PARFAIT,
Bien que celte Litliostège passe pour aypir été prise en Provence, j’en cloute cependant; non- seulement je ne l’y ai jamais rencontrée, mais je n’ai pu obtenir sur son compte aucun renseignement certain des entomologistes du midi de la France.
La GriseatOj appartient à rAutriche, à la Bavière et à la Russie méridionale; elle ne paraît pas très-rare aux environs d’Epping.
Mon cabinet, huit exemp. cæ: /flft’d.
Eiiter'pîa Eaudeti, Bdv.
Gen. 1224. — Gn. Ess. p. 520 et Ind. p. 246. — Dup. pl.
82. — H.-S. f. 228-229. — Frey. pl. 395,— Gn. VI, ■ p. 172. — Stgr. 1849 = Cretacea, Ev. Bull. M. 1847, III, 80, pl. 6, fig. 2.
(PL 128, fig. 1 à 4.)
Pendant bien des années l’obscurité a entouré cette charmante espèce, dont un marchand naturaliste, M. Anderregg, de Gamsen, connaissait seul les mœurs et l’habitat, et dont il a su pendant longtemps tirer un fructueux parti (’L Le jour s’est fait, enfin.
(1) Pour que son secret fût mieux gardé, ce marchand a dû induire volontairement en erreur les entomologistes sur le nom réel de la plante qui nourrit la chenille de Laudeti. Ce qui le ferait supposer, c’est ce passage du Species général (VI, p. 171), en parlant de cette chenille : « Tout ce cjue j’en sais, c’est qu’elle vit sur des plantes du genre Hypericum. » — La chenille de Laudeti ne vit point sur un Hypericum^ ainsi que je le dirai dans un instant.
f ZipraJsoTV.
Jfinde'IST2.FU2R.
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ZMîia^re- et Foipfit^e. p ^
fnp.JIouù'le, 5 rMu/non .
M"!^Mùjne<wa> Cûl .
Eloterpia Laudeti
sur cette précieuse larve, et \sl Laudeti, espérons-le, devra bientôt ne plus être une rareté.*
C’est à feu le docteur Rambur qui, le premier, a retrouvé la chenille de Laudeti, et à un entomologiste distingué de Genève, feu J. -P. Poulin qui, sur les indications de Rambur, a su la découvrir. C’est, dis-je, à ces amis de notre chère science, que je dois les détails de mœurs qui se rattachent à cet intéressant insecte. Ce n’est pas, en effet, sur un Hypericum que vit cette larve, mais bien sur le Sileno otites, plante visqueuse, d’une conservation difficile, circonstance qui augmente l’embarras de l’éducation de la chenille en captivité.
Suivant l’avis de feu Rambur, exprimé dans sa lettre du 24 mai 1870, peu de temps avant sa mort, cette espèce, dit-il, n’a pas, jusqu’à ce jour, été mise à sa véritable place; elle doit suivre le genre Dianthaecia. « Quant à la chrysalide, elle présente un renflement qui fait saillie vers la base de l’abdomen, mais son extrémité abdominale forme une pointe plus saillante que chez les autres. »
Elle est médiocrement allongée, à peine atténuée, presque cylindrique, sans aucune ligne; cependant sur un fond jaune très-clair, presque blanc, tous les points pilifères, compris les trapézoïdaux, sont subverruqueux, gros , d’un noir profond, luisants et surmontés d’un poil très-court, raide et noir. La tête est petite, cordiforme, d’un jaune roux, marquée de noir sur chaque calotte, avec les ocelles et mandibules noirs. Le premier anneau est surmonté d’une petite plaque fauve, avec quatre gros points noirs rectangulaires placés en avant, et deux autres placés postérieurement et en travers; ceux-ci sont plus allongés. Le dernier segment présente aussi une petite plaque fauve,
CHENILLES ET LÉPlDOPTÈnES INÉDITS
limitée par uii gros point noir de chaque côté, et deux plus petits occupant le milieu. Les stigmates sont petits, ovales et noirs. Les seize pattes sont bien développées, concolores et marquées de noir à rextrémité.
Après la troisième mue, cette chenille se présente déjà avec les caractères que je viens d’indiquer; seulement le fond est alors d’un vert jaunâtre, les points noirs et les plaques sont relativement plus développés (lig. 3 .
C’est en juin « sur les collines et endroits sablonneux des environs de Sion et surtout de Sierre (Valais\ que vit la chenille de la Laiodeti, sur le Silene otites, assez répandu en ces lieux » et d’où J. -P. Poulin a bien voulu m’envoyer un certain nombre de chenilles à divers âges. C’est au pied de la plante qu’elle se transforme.
INSECTE PARFAIT
Les ailes, d’un blanc de lait pur, ornées de larges bandes dentelées, mêlées de rose, de brun et de noir, font de cette curieuse espèce une des plus jolies parmi toutes les noctuelles.
La Laudeti ne varie pas et sa parure, si on tient l’insecte dans de bonnes conditions, demeure, malgré le temps, sans s’altérer sensiblement. Je possède dans ma collection deux Laudeti, envoyées, il y a près de trente ans, par le chasseur Anderregg, et je les vois aussi bien conservées, et avec des nuances presque aussi vives que le jour de leur arrivée.
Non-seulement l’espèce appartient aux Alpes du Valais, mais elle a été retrouvée dans la Russie méridionale. Elle pourrait bien aussi faire partie de la faune des Alpes-Maritimes ; c’était l’avis de Rambur, car le Silene otites croît abondamment dans les lieux arides ; au-dessus de Menton, Nice, Antibes, Saint- Vallier, etc. (Arduino, p. 57.)
Anthoecia P urp u rascens
Anthoecia I*urpiii*aseens, Tauscher.
Led. — Qtgr. — Pulchra, Ev. — Tr. Fr. V, U. — Herr. Sch. — Gn. VI, p. 186.
(PI. 128, üg. 5 à 7.)
Voici une larve qui ressemble assez à celles de ses congénères connues, les Carclui et Cognata. Elle me paraît aussi se rapprocher de la chenille de la Laudeti. Au reste, les renseignements que j’ai obtenus sur cette chenille reçue de M. Standinger, sont, je l’avoue, assez incomplets, puisqu’il n’a pu me préciser ce qu’était la plante qui la nourrit dans la nature. En attendant de plus amples informations sur les premiers états de la Purpurascens, je représenterai la chenille telle que je la vois, et j’en donnerai la description suivante :
Elle est entièrement cylindrique, à tête petite, globuleuse et fauve, avec le premier anneau portant une plaque écailleuse, bien développée et également fauve. Les points trapézoïdaux et autres sont petits, un peu saillants, noirs, et se détachent sur le fond, qui est d’un jaune serin. Il n’existe aucune ligne, soit en dessus, soit en dessous. Les stigmates sont ovales et noirs ; à la troisième mue, ils sont blancs et cerclés de noir. La plaque du cou, qui est entourée de points noirs au troisième âge, s’en trouve dépourvue au quatrième. Les pattes écailleuses sont ambrées; les dix autres sont d’un jaune blanchâtre.
Lors de la troisième mue, le fond est d’un jaune moins clair qu’il ne- le sera à la quatrième, et tous les points pilifères sont plus gros, et, pour la plupart, reposent par groupes de deux sur
une tache d’uii gris foncé. De plus^ les second et troisième segments sont entourés d’un cercle de points noirs assez serrés.
INSECTE PARKAIÏ
Cette brillante noctuide, qui semble ne pas varier, appartient à la faune de la Russie méridionale. Elle vole en juin et juillet « sur le sommet des montagnes de l’Oural , nues et pierreuses. I) On.
Toutes les grandes collections possèdent aujourd’hui VAnthoecia Purpurascens , qui conserve toujours son prix élevé.
Cannes, janvier 1872.
P. MILLIÈRE
EXPLICATION DES PLANCHES
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 1. Chenille du Chauliodus Daucellus, de Peyerimhofl'.