‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopt̀eres inédits (volume 3)Chapitre 32 sur 68 · VI. 6 CL fl. Caùil/iLmaht^ , Du.p · texte numérisé non relu

VI. 6 CL fl. Caùil/iLmaht^ , Du.p

V! P &t lO. FpOiV&nzià' Hospf^iS ^ JFr'ep.

Jmp. 'ffouLfte- ù r. Mianon. .

M^' Afùjne<Uiir- tu>Z .

Ephestia Polijà'cncUa

M. Staudiiiger ([ui a éUidié tout spécialement les Crambidae, me mande, à propos de cette espèce inédite, en date du 24 novembre 1871 ; (( Ce Crambus très-particulier m’est inconnu.»

Voici sa description :

Enverg. 25 mill. Les ailes supérieures, dont le fond est d'un blanc vif et luisant, sont recouvertes de lignes d’un brun pâle. Anes et serrées. Un trait brun très-tin, brusquement coudé à l’apex, précède la frange. Les ailes inférieures sont grandes, blanches, luisantes, finement liserées de brun et lavées de fauve au bord externe. Le thorax et l’abdomen sont d’un blanc parfait.

Le Cr. Oxybiellus vole sur les pentes liien exposéesde la vallée du Gannet, en juillet et août, en compagnie du rare Cr.Pallidellus, Dup. Il a été pris une fois au réflecteur.

Epliestin Polyxeiiella Mill. (^Sp.- nov.)

Revue de Zoologie, 1871-1872, n” 2. p, 63.

(PL 135, fig. 2 et 3.)

Enverg. 18 mill. Le fond des ailes est dans la première moitié d’un brun très-foncé presque noir ; la seconde moitié est d’un rougeâtre sombre. Les ailes inférieures sont entièrement d’un gris très-foncé, uniforme, et luisantes.

La $ ressemble au $•

J’ai pris en juillet 1871 et en septembre 1872, au réflecteur, .dans mon jardin à Cannes, plusieurs sujets semblables de cette Ephestia.

J’ai capturé, le 5 juillet dernier, un exemplaire de la Pob/renella à Saint-Martin-Lantosque (Alpes-Maritimes). Ce sujet était un pqu plus petit que le type.

Obs. — L’auteur du Catalogue des Microlépidoptères de^la faune

GUENILLES ET LÉPIDOPTÈRES INEDITS

européenne me mande à propos de cette espèce nouvelle : « un mauvais individu du Caucase dans la collection Lederer. »

ICbiilea Croce«lîs, Tr.

F. R. — Hb. — Herr.-S. — Gn. — Stgr. = Ochrealis Hb. — Verbasc(illsy\^ooà.— Nd.Y(Ti) Oxyblalis Mill. Rev. Zool. 1871-1872 n“ 2, p. 62

(PL 135, fig. 4 et 5.)

J’avais d’abord cru ce lépidoptère distinct de VàCrocealis ; mais M. Guenée, à qui je l’ai soumis , a pensé qu’il n’en est qu’une variété constante. L’opinion de notre collègue ne m’a pas, en cette circonstance , convaincu d’une manière absolue. Cette variété ou espèce , se distingue du type par les caractères suivants : 1” ailes plus allongées, avec l’apex plus aigu; 2“ taille sensiblement plus petite ; 3" teinte des supérieures d’un jaune d’ocrevif, et non pas d’un jaune pâle comme chez la Crocealis; 4" ailes inférieures , thorax et abdomen d’un ton chaud et non d’un jaune blanchâtre; 5“ enfin, deux générations chez la variété (?), alors que la Crocealis n’en a qu’une.

La Ç ne diffère pas du J.

Cette Var. Oxyblalis n’est pas. très-rare ; elle se montre une première fois en juin , puis en août. Elle se tient dans les lieux herhus et frais de la vallée du Cannet. La nuit elle vient au réflecteur.

Obs. — La Crocealis type ne paraît pas rare en juillet dans la vallée de Lantosque (Alpes-Maritimes) où je l’ai recueillie moimême en 1872.

Ebutea C'a la lau na l is

ISbuIeu Calalatinalis Dup.

VII, p. 330, pl. 23-2 f. 8. — H.-S. fig. 56-57, p. ,25. — Gn. VII, p. 361. — Stgr. et VVocke, Gat. 259.

(Pl. 135, fig. G à 8.)

Par ses habitudes elle s’éloigne des Ebiilea, qui ont été observées soTis leurs premiers états et, par ce fait , elle semblerait donner raison aux Allemands cpii l’ont isolée dans le genre Anligastra, Led.

Cette chenille ne lie ni n’attache les feuilles avec des fils de soie ; elle vit à la manière des mineuses, de l’époque de sa sortie de l’œuf à sa transformation , sur la Llnaria spuria dont elle ronge le parenchyme des feuilles épaisses et légèrement visqueuses. Elle s’éloigne encore des Ebulea par sa transformation qui n’a jamais lieu entre les feuilles de la plante qui l’a nourrie, et par la forme de sa chrysalide.

Celte Cala launa lis, qui est assez épaisse et légèrement atténuée aux extrémités , a seize pattes. Elle est d’un vert jaunâtre pâle , avec les lignes ordinaires fines , continues et rougeâtres. Les trapézoïdaux et autres points pilifères sont bien développés, noirs et luisants. La tête est petite , noire et luisante, avec le premier anneau surmonté de deux petites plaques cornées , rectangulaires et noires. Les pattes écailleuses sont noires, les autres concolores.

Je l’ai recueillie abondamment du 15 août à la mi-o.'tobre, dans toute la vallée du Cannet.

La chrysalide qui est d’un vert noirâtre , présente cette particularité que la gaine des ailes et celle des grandes antennes est très-

CHENILLÊS ET LEPIDOPTEUES INEDITS

longue puisqu’elle atteint l’extrémiLé delà pointe abdominale. La tête, sous son enveloppe, est aussi remarquable par son dégagement.

L’insecte parfait se montre le plus souvent après vingt ou vingt-cinq jours ; cependant il est à supposer que tous les sujets n’éclosent pas avant l’iiiver puisque dans le courant de juillet, époque où la Linaria spuria sort à peine de terre, on rencontre déjà quelques insectes parfaits.

Duponchel et M. Herricli-Schæffer nous donnent de cette espèce des figures relativement petites ; celle de Duponchel est méconnaissable par l’exagération de ses teintes , celles de l’iconopraphe de Ratisbonne sont bien dessinées, mais trop pâles. Les individus de nos environs sont généralement assez grands et la plupart assez vivement colorés.

Je signale une variété constante de la Catalaunalis chez laquelle les lignes longitudinales des supérieures et la surface des inférieures sont très-sombres.

L’espèce qui vient au réflecteur , appartient à toute la Provence , à l’Espagne , à la Sicile, etc. Elle a été rapportée de l’Inde centrale. (Gn., p. 361.)

ï*r<»xeiius Hospe» Frey.

Frey. 21-34 — Treits. Sup, 96, — Gn. Spec. 173 — = Ramb. Gat. Syst. pl. 15, lîg, 4. — Herr.-Sch., p. 240, fig. 366.

(PL 135, fig. 9 et 10.)

Voici une curieuse espèce appartenant à un genre qui se recommande parla singularité de ses caractères. Get insecte présente d’autant plus d’intérêt (^u’il est nouveau pour la faune française.

Proæenus Hospes

Les ailes supérieures sont médiocrement allongées , arrondies à l’apex , épaisses , d’une teinte très-obscure , presque noire où la tache réniforme et le point cellulaire noir se voient à peine. Cependant ces ailes sont parcourues par une double bande rougeâtre obscure partant de la base de l’aile sans atteindre la frange ; la bande supérieure traverse la tache réniforme. Les ailes inférieures sont très-développées , blanches , l’oussâtres à la base et légèrement enfumées à l’extrémité supérieure. En dessous les premières ailes sont très-luisantes , enfumées à la côte, à l’apex et sur les franges. Les inférieures sont la répétition de ce qu’elles sont en dessus. Les antennes sont filiformes et médiocrement courtes. Les palpes ô) ascendants , velus , coucolores. Corps grêle ; thorax globuleux , velu , hérissé ; l’abdomen est assez long, velu, enfumé, terminé en pointe. La Ç est semblable au ÿ ; elle a seulement l’abdomen un peu plus développé.

Cette rare espèce vient au réflecteur ; elle se montre au printemps , à Cannes, dans mon voisinage pendant deux ou trois semaines, à partir du 15 mai. Cependant le 26 août 1872 j’ai capturé une mauvaise Ç.

Obs. — L’article qui précède était rédigé et en partie imprimé lorsque notre très-obligeant collègue M. Guenée m’a fait parvenir d’importantes et savantes notes le concernant. Ces notes feront suite au sujet que je viens de traiter, sujet dont le titre devra alors être changé ; il prendra celui de : Prcœenus Hospes, Frey. .

« Mon cher collègue, la Noctuélide que vous me communiquez sous le nom d.'HydHila Lepigone et sur laquelle vous me demandez

(1) Ces palpes ascendants, au lieu d’être droits ou incombants, ne sembleraient-ils pas éloigner cette Lepigone des Hgdrilla Bdv. ?

CIlEXlLLKS ET LEPIDOPTERES INEDITS

mon avis n’est point la Lejiigone des Allemands, n’appartient point au genre Hydrilla^ et il est douteux pour moi qu’elle soit une Garadrinide.

« Elle a été publiée par Freyer, sous le nom de Ilospes, puis décrite, par Treitschke comme une Nonagria-, je l’ai moi-même mentionnée à ce genre dans mon Speeies^ mais sans l’avoir vue et sur la foi de ces auteurs. Depuis, elle a été figurée sans description et assez imparfaitement dans le Catalogue systématique de V Andalousie de M. Rambur ; enfin, M. Herrich-ScliœfTer en a donné une bonne figure dans son Supplément à Hubner, et, s’apercevant qu’elle n’appartenait point aux Nonagries, en a fait, avec raison, un genre à part sous le nom de Proxenus.

« Mais le difficile n'est pas de créer un genre, tout entomologiste un peu exercé est capable de cette tâche qui est même relativement plus facile que de rapporter exactement une espèce à un genre déjà connu, la véritable difficulté est de le mettre 'à sa place. Les auteurs allemands y sont-ils parvenus pour le genre proxenus d’une manière tout-à-fait satisfaisante? M. Herricli-Scliœffer l’a placé entre les genres Synia et Epimecia lesquels n’ont certainement aucun raqjport entreux. Comme cet auteur ne reconnaît pour ainsi dire pas de familles ni de tribus, il n’a rien pu décider à cet égard, mais il est facile de voir qu’il l’aurait rangée dans la famille des Leucanides. M. Lederer et après lui M. Staudinger qui suit sa méthode et qui n’établissent pas davantage de divisions, l’auraient évidemment mise dans les Garadrioides, autant qu’on peut l’affirmer toutefois, en les voyant faire suivre ces dernières des AniqAiiptyra !

«Pour moi, j’inclinerais autant qu’on peut le faire sans la connaissance des premiers états, à porter le genre Proxenus dans les Apamides. Il a des rapports très-marqués avec un groupe provisoire du g. Axylia qui contient une seule espèce africaine que j’ai nommée Plectdis et qui fera plus tard un genre séparé, mais il a surtout de nombreux points de contact avec les genres SqiodojAera^ Laphygma, Prodenia, dans le voisinage desquels il me paraît être assez bien colloqué ; la découverte des premiers états qui ne peut tarder, notre collègue M. Lafaury en ayant obtenu plusieurs individus ex larva, sera décisive, car les Caradriuides ont des chenilles tout-à-fait caractéristiques. Notons, eu attendant, les tarses épineux et cette touffe anale de poils squammeux ocracés, si remarquables dans Y Hosp)cs^ qui paraît la faire sortir à volonté et qui est peut-être uipe dépendance importante de

Proxenus Hospes 291

l’appareil générateur. Ces caractères ont échappé jusqu’ici aux observateurs.

«Voilà pour le genre; parlons maintenant de l’espèce. J’ai cru longtemps que cet insecte méridional n’était autre que la Caradrina Pygmœa de M. Rambur, qui n’a point été retrouvée, mais notre collègue, M. Paul Mabille, auquel je me suis adressé et qui possède l’unique exemplaire de cette Pygmœa^ me mande qu’elle est à peine variété de la C. Exigua dont elle ne diflère que par la taille d’un tiers plus petite et par la largeur de la tache jaunâtre des premières ailes qui s’étend jusqu’à la côte. Rayons donc définitivement cette Pygmœa de nos catalogues.

« Maintenant votre Hospes est-elle spécifiquement différente de la Lepigone? Si je consulte la description de M. Mœschler qui a créé cette dernière, je vois qu’elle ne lui convient pas parfaitement, surtout à cause du point cellulaire nok et de la ligne terminale continue qui sont, en effet, très-accusés dans la figure que M. Herrich-Schœffer en a donnée dans ses 7îene Schmetterlinge. De plus, ces deux auteurs donnent à leur Lepigone des secondes ailes entièrement lavées de gris fuligineux, tandis que notre Hospes les a d’un blanc mat et à peine salies de noirâtre à l'exti'émité de l’angle interne; mais surtout ils e.xigent pour la Lepigone un corps très-grèle^ et YHospes a, au contraire, le thorax particulièrement robuste et l’abdomen d’un volume normal, (ne vous fiez pas, pour ce dernier, à la figure de M. Rembur qui lui donne une bande dorsale noire qui n’existe que dans l’imagination du dessinateur).

« 'l’out ceci me porte à croire que Y Hospes et la Lepigone sont deux espèces séparées, et M. Mabille, qui possède un exemplaire de la seconde venant de Saratow, et envoyé par M. Mœschler lui-même, ajoute aux différences précitées : le dessous du corps rembruni et les nervures des ailes noires en dessus et en dessous. — Qui sait même si cette Lepigone à corps grêle comme la Palusiris et dont on ne connaît que le mâle, appartient au genre Proxemis et ne serait pas une véritable Hydrüla ?

«Faites donc figurer dans votre Iconograpliie l’insecte en question sous les noms suivants :

« Proxenus Hospes Frey.

«Frey. 21-34. —Treits. Siip. 96. — Gii. Spec. 173, - Ramb. Cat. Syst. pl. 15, flg. 4. — HeiT.-Sch. p. 240, üg. 366. »

« Puisque je vous communique ces notes de ma collection, c’est le cas de les faire suivre d’observations faites par moi, il y a cinq ans, sur une espèce qui se rapproche tou t-à-fait de notre et qui ne peut rester plus qu’elle dans la famille des Garadrinides.

« Il s’agit de l’ancienne Caradnna Cuhicularis avec la chenille de laquelle j’ai fait ample connaissance en 1867, après l’avoir cherchée longtemps inutilement. C’est, comme vous savez, une noctuelle des plus vulgaires à l’état parfait et dont on pouvait s’étonner de voir la chenille inconnue, (car la description qu’en donne Treitschke, pouvait la faire considérer comme telle.) Ce que je vais vous dire de ses mœurs, explique complètement cette rareté apparente.

« Celte chenille devra, sans doute, être rangée au nombre de nos ennemis agricoles, car elle vit dans les champs ensemencés et probablement aux dépens de nos céréales. Je conviens qu’il est bon d’y regarder à deux fois avant de lui donner cette mauvaise note. Ce qu’il y a de certain c’est que je l’ai trouvée, en 1867, sur Faire d’une grange où l’on déchargeait des bottes desséchées de vesce d’hiver mélangée de seigle, et cela en telle abondance que j’aurais pu en prendre 6 à 800 en un quart d’heure. J’en ramassai une vingtaine queje nourris en leur donnant du pissenlit dont elles s’accommodèrent parfaitement; mais il est plus que probable que, dans le champ d’où elles venaient et que j’avais fait ensemencer moi-même, elles avaient vécu aux dépens de la vesce ou du seigle. Quoi qu’il en soit, leur manière de vivre est absolument celle des Agrotis \ c’est-à-dire qu’elles restent constamment enterrées et qu’ elles ne quittent leur demeure souterreine que pendant la nuit, ce qui explique qu’on en trouve si peu quand la noctuelle quelle produit est si commune. Elle a atteint toute sa taille à la lin d’octobre et la première éclosion du papillon a lieu vers la fin de mai. La seconde génération arrive à l’état parfait en septembre et au commencement d’octobre. Voici, de cette chenille presque nouvelle, une description exacte :

« Elle est moniliforme, nullement aplatie, atténuée antérieurement avec la tête très-petite et noire, le onzième anneau est plutôtrenllé. Son corps est d’un gris testacé finement saupoudré de noir (vu à la loupe) avec la région dorsale un peu plus claire, ou plutôt renfermée entre

Proxenus Uospcs

des sous-dorsales dues à des accumulations d’atomes plus foncés. La stigmatale est tantôt semblable, tantôt tout-à-fait nulle. Dans tous les cas les stigmates sont très-visibles et entièrement noirs. Les deux points latéraux qui les surmontent sont, ainsi que les trapézoïdaux, extrêmement fins et visibles seulement à la loupe, mais ptacés sur un espace circulaire dépourvu d’atomes et luisants., tandis que le fond est mat. Le ventre et les pattes, même les écailleuses, sont concolores ou même plus clairs que le fond, l’écusson du cou est mêlé de gris et de brun.

« Je crois que cette description suffit pour que les entomologistes se représentent parfaitement cette clienille, et si l’on songe en même temps à ses mœurs, il est facile de voir combien elle s’éloigne du genre Caradrina où tous les auteurs l’ont placée jusqu’ici. Si maintenant on examine le papillon on ne tardera pas à saisir des différences analogues. Ce que j’en ai dit dans mon Sp)ecies (page 242) le faisait déjà soupçonner, et le passage aux Agrotis que j’y indiquais se trouve, comme vous le voyez, complètement confirmé par ces mœurs.

«En résumé, \ti Cuhicularis devient pour moi une véritable Lrtphygma et se place très-naturellement à côté de VExigua dont la chenille, décrite et figurée par vous, T. II, p. 222, pl. 75, a infiniment de rapports avec elle; seulement ses mœurs, d’après votre correspondant de Barcelone, seraient un peu différentes puisqu’elle vivrait surtout dans les lieu.x humides ; mais, comme d’autre part, les naturalistes du Midi la rencontrent dans les champs cultivés, ses mœurs ne seraient pas exclusives.

« La L. Macra qui se rapproche heaucoup de nos deux espèces indigènes a vraisemblalilement les mêmes habitudes.

« Ghàteaudun, le 15 août 1872.

« GUENÉE. »

I*Iusîa Cheîrantliî, Tausch.

Mém. Müsc. 1809, p. 322, II, 6. — Led. Noct. 41, 171.— Stgr. 1765. =: Eugenia, Ev. Bail. M. 1841 — H. -S. 267 — Frey. pl. 449, f. 2 - Gn. VI, p. 329.

( Pl. 136, fig. 1 à 3. )

Elle est cylindrique, atténuée antérieurement, à tête très-petite et n’a que deux paires de pattes ventrales. Sur chacun des anneaux qui précèdent, il existe deux mamelons, mais sans traces de pattes ; ce <pii rend ('.ette chenille semblable à certaines arpenteuses. Par sa forme et sa couleur elle se rapproche beaucoup des chenilles des Plusia C. Aureum, Moneta et Consona. Sur le fond qui est d’un vert jaunâtre, la ligne vasculaire n’est apparente que sur les deuxième, troisième et quatrième anneaux ; cette ligne est plus claire que le fond et finement liserée de vert foncé à droite et à gauche. La sous-dorsale n’existe pas, mais la stigmatale est large, d’un jaune de Naples et, sur tous les anneaux, sauf les trois premiers, cette ligne figure une tache cunéiforme chevronée finissant en pointe obtuse vers la région dorsale. La tête qui est d’un jaune clair, est marquée sur chaque joue, d’une ligne noire qui l’encadre de chaque côté. Les pattes écailleuses sont jaunes et annelées de noir ; les autres sont concolores. La première paire de trapézoïdaux est saillante sur les quatrième, cinquième, sixième, septième et huitième segments ; ceux-ci seulement sont marqués d’une ligne d’un jaune clair qui les parcourt en long. Les stigmates sont carnés et à peine cerclés de brun, partant très-peu visibles.

Cette chenille que j’ai reçue de M. Staudinger vit, me dit-il, sur

Anni^'e 1373. iPl.133.

31t Lwrüiso72^.

I^Mïmère- etFoi^'ade- Jbpuea- p7. pî Dehnjp ,?c-,

l. Z à 3, Fki<suz^ Ch^iraTZÛiz. ,

.[[■4/ Acontia^ Lu^ida,, Ai^n .

-ünp. ffouùtE', 5,r. Sügrwn .

M'^^'Mtpnf.nua: ccT.

Acontia Luckla

le Thalyctrum flavinn. Je l’ai vainement cherchée, à diverses époques, sur les ho rds de la Siagne, à l’ouest de Cannes, où le Thalycirum flavum croît en abondance.

INSECTE PARFAIT

Dans la description détaillée qu’en donne le Species général, VI, p. 329, il n’est rien dit d’une remarquable variété de cette charmante Plusie. .le fais représenter (PI. 136, fig; 3) cette variété qui doit être constante. Elle se distingue du type par le fond des ailes supérieures qui n’est plus d’un carné plus ou moins vif, car il a passé au brun verdâtre; cependant les lignes extrabasilaire et médiane ont conservé toute leur finesse et tout leur éclat. Le brun mordoré des taches basilaire et apicale est aussi plus obscur ainsi que les ailes inférieures devenues très-sombres. Cette variété a été obtenue ex larvcl.

La P. Cheiranthi, qii’Eversman nous dit voler en juin et juillet sur les P remontoirs méridionaux de l’Oural et de l’Altaï, a été retrouvée depuis en Allemagne, en Hongrie, en Arménie, etc.

Mon cabinet : 4 exemplaires.

Acontîa Lucida, Hufr.

Rolt.— Led. — S. V.— Esp. — Hb.— Tr.

— Gn. — Frey. = Gn. Ab. A Ibicollis, f. 6. = Insolatrix Hb. 684. 685.

(PL 136, fig. 4 )

Puisque, par le nombre de ses pattes ventrales et sa forme générale, ‘’cette larve se rapproche autant des Plusia, pourquoi les

auteurs modernes, qui la connaissent cependant, ont-ils placé si loin de ce genre l’insecte parfait ? Pourquoi, en d’autres termes, avoir mis entre les Acontia et les Plusia un si grand nombre de genres ?

La figure que Freyer a laissée de la chenille de la Solaris (Lucida), Tab. 345, est trop allongée et doit en donner une idée fausse. Elle est représentée sur un Convolvulus, ce qui me paraît êt’ e une erreur. Cette larve ne doit en réalité vivre que sur les Malvacées. Elle se montre assez abondamment à la fin de juin dans la vallée du Gannet sur une plante qui croît dans tout son parcours, la Malope malacoïdes . Elle ne touche jamais à ses belles fleurs roses. Après avoir rongé les jeunes feuilles de cette plante annuelle, elle attaque ses graines de récente formation.

La chenille de la Lucida est médiocrement allongée, très-bossue sur les quatrième, cinquième, sixième et onzième anneaux, très-carénée sur les côtés, verruqueuse sur les anneaux du milieu, avec ses douze pattes bien développées.

L’insecte parfait qui a plusieurs générations, vole à partir du milieu de mai, et reparaît vers la fin de juillet. Il vient au réflecteur. Les sujets qui se montrent en mai, ont passé l’hiver en chrysalide.

Mes éclosions m’ont donné à peu près deux tiers de Lucida type, et un tiers dClmolatriœ, Hb., sa variété constante à ailes supérieures presque blanches et où seulement la couleur noirâtre de l’apex a persisté.

Cannes, novembre 1872.

P. Millière.

EXPLICATION DES PLANCHES

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 1. Chenille (\e\di Melanargia Psyché, Hb.

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