IX. -LJ (). 20, Acrol-e-pia. Citri-. MïU.ei- Roffonet
X , 21, Jf-e-mmcitopliora. Cor.fUxzILs', Duy . Gn .
XL 22 e,i 23, Ste-ni-a. Cti.rn.e.alue , Tr.
lmp. JIouij't& Parue.
Mi^nemur- coL .
Butalis Ossianella
Le genre Butalis est composé d’un grand nombre d’espèces, tel toutefois (jue l’a compris M. Wocke, collaborateur du Catalogue allemand Stgr. et Wocke. Ce nombre, qui s’élève à plus de soixante-dix, va être augmenté de deux nouvelles espèces : Ossianella et Asmodella. Cette dernière a déjà été décrite dans la Revue de Zoologie) je rappellerai sa description. Aujourd’bui je fais représenter ces deux jolies Butalis reconnues nouvelles par notre savant M. Stainton.
La But. Ossianella a beaucoup de rapports avec sa congénère Asmodella, à tel point que, si l’on n’avait sous les yeux qu’un sujet de chaque espèce, on pourrait penser que l’une n’est qu’une variété de l’autre. Cependant, comme l’an passé il m’a été possible de rassembler un bon nombre d’exemplaires de chacune de ces Tinéides, j’ai pu m’assurer que la But. Ossianella est tout-à-fait distincte de la But. Asmodella, sans trop insister sur l’habitat si différent des deux espèces et sur l’époque de leur éclosion respective.
Butalis Ossianella, Mill.
( Species nova )
(PL 150, fig. Il
Envergure : 14 à 15 millimètres. — Elle ressemble, en plus grand, à la Butalis Asmodella, mais voici où elle en diffère : Ailes sensiblement plus développées, fond des supérieures non pas noir comme chez Asmodella, mais entièrement d’un cuivré obscur très-luisant. Enfin, la strie des ailes supérieures est relativement plus grande, plus large, et le point qui la suit n’a plus la forme rectangulaire, mais il a colle d’un croissant bien développé et bien dessiné ayant les pointes tournées en dehors.
CHENILLES ET LÊLIUÜPTÈUES INÉLITS
Ajoiiterai-je que la strie et le croissant précités sont toujours d’un blanc jaunâtre et non pas blanc? La 9 ne diffère du J que par son abdomen plus développé.
Cette charmante Butalis vole assez abondamment dans nos Alpes-Maritimes, à une altitude de 1,000 à 1,200 mètres, notamment à Berthemont-les-Bains, sur les terrains incultes qui touchent à l’hôtel, non plus en mai, comme Asmodella à Cannes, mais à partir du 20 juillet jusqu’au 10 août environ. Je n’ai rien su encore de la chenille, mais je ne serais pas surpris qu’elle se nourrisse sur l’Origan ( Origanum vulgare), car c’est toujours parmi les nombreux pieds de ces plantes sauvages et sur les fleurs mêmes que l’été dernier (1873) je capturais VOssianella soit au vol, soit blottie parmi les fleurs de la plante.
L'Oss/anella se montre en compagnie de la Pempelia Origanella, Schl. Crambide, particulièrement commune sur ces hauteurs, et dont la chenille lie en juin le sommet des tiges de l’Origan, mais où elle ne se transforme jamais. Je crois que jusqu’à ce jour cette Pem dia a été considérée comme étrangère à la France.
Itutalis i^smoclella , Mill.
Petites Noiiv. Entom., 1873, n” 77 (PI. 150, flg. 2)
Elle est voisine, mais distincte, suivant M. Stainton, de la Knochella et de la Punctivittella, Costa. Les quatre ailes sont très-allongées et garnies de longues franges. Tout l’insecte serait en dessus d’un noir profond, si les ailes supérieures ne présentaient une strie longitudinale fine, droite, blanche, allant de la base de l’aile à son milieu. Cette strie est suivie d’un point de forme rectangulaire également d’un blanc vif. Les
Tinea Nigricanlella
.palpes sont de moyenne longueur, mais très- relevés ; les antennes sont fines et présentent à la base une légère nodosité. Les pattes inférieures sont munies de deux paires de tarses.
A la description qui précède, je crois devoir ajouter que l’habitat réel de V Asmoddla n’est pas seulement le bas de la terrasse de mon jardin à Cannes, où, comme je l’ai dit précédemment, elle a été prise pour la première fois, mais plutôt une localité inculte de mon voisinage exposée à l’Est et où, du 15 au 25 mai, l’insecte vole lourdement au soleil du matin ainsi qu’à la tombée de la nuit.
Tinea IVigricaiitclIa , Mill.
Petites Nouv. Entom., 1872, n" 43
,(P1. 150, fig. 3 et 4)
Envergure : ÿ 15 millimètres; 9 12 millimètres.
Cette intéressante rmm que j’ai signalée, il y a trois ans, dans les Petites Nouvelles Entomologiques, d’après un seul individu 9, a été, depuis cette époque, retrouvée en plusieurs exemplaires des deux sexes, notamment à Pile Sainte-Marguerite.
Je rappellerai ici la description de la Nigricantella 9, à laquelle j’ajouterai quelques détails.
Ailes très-étroites, très-allongées; les supérieures sont rectangulaires, d’un noir profond, avec un seul point blanc central. Les ailes inférieures sont grises, avec de longues franges concolores. Les supérieures sont noires en dessous, et la tache cellulaire hlanche est plus visible qu’en dessus. Tète laineuse, d’un fauve très-chaud, avec les yeux très-développés et entièrement noirs; les antennes sont filiformes et brunes.
Le dui m’a paru beaucoup plus rare que la 9» est plus
grand que cette dernière, mais il présente les mêmes caractères spécifiques et la même coloration. La tache cellulaire blanche des ailes supérieures est tout aussi visible en dessus et en dessous que chez l’autre sexe.
Cette espèce tranchée est, d’après l’avis de M. Stainton, « voisine des Tinea Imella, Hb., et Ferruginella, Hb. » Elle prendra place après cette dernière.
Obs. — La Tinea Nigricantella doit être un de nos ennemis domestiques; en effet, bien souvent, c’est dans mon habitation, à Cannes, que, à deux époques de l’année, en mai et septembre, je la remarque appliquée contre les parois du bas-office, ou contre les murailles extérieures de la maison. Elle vient au réflecteur.
ISupithecia I*rovîiiciata , Mill. et de Peye.
Revue de Zoologie, 1871-72, n" 2, p. 61. — Gat. Lép. des Alpes-Mar., p. 204.
(PI. 150, fig. 5à8)
Cette Eupithécie, ainsi que j’en ai fait l’observation en la publiant dans la Revue Zoologique, est très-voisine des Eupü. Phoeniceata et Oxycedrata, tellement voisine de cette dernière surtout, que, sans la connaissance de la chenille, il me paraît bien difficile de la distinguer de VOxxjcedrata, d’autant plus, qu’après de nouvelles éducations j’ai reconnu que les différences cessaient d’exister chez quelques individus de l’insecte parfait. Mais ce qui doit suffire à reconnaître la Provinciala espèce indépendante, est la forme et la couleur de la chenille qui s’éloignent complètement de celles des Phoeniceata et Oxycedrata.
Eupithecia Provinciata
Elle est cylindrique, médiocrement longue, nullement carénée et à peine atténuée antérieurement. La tête est petite, globuleuse et brune. Sur un fond verdâtre ou vineux se montrent distinctement, sur chaque anneau, des taches rectangulaires disposées à peu près en forme de damier, entourant chacun des segments, sauf le ventre, qui est d’une couleur livide, et où règne un liseré fin et géminé. Aucune des lignes ordinaires n’est bien écrite, cependant la stigmatale se montre en blanc sur les trois derniers anneaux.
Il existe une variété d’un jaune vif (fig. 6) avec dessins d’un ochreux rougeâtre. Cette variété, qu’on rencontre en même temps et sur le même arbrisseau, est peut-être plus répandue que la Provinciata type. Dans la 25"’® liv., p. 94, il a été dit quelques mots de cette variété constante pressentie alors espèce distincte.
Cette nouvelle Eupitliécie vit en hiver vingt-cinq ou trente jours plus tard que VOxycedrata, c’est-à-dire du 15 décembre au 15 janvier, sur le Juniperus oxycedrus presque partout aux environs de Cannes, où croît cet arbrisseau.
Je fais observer que les deux chenilles en question, bien que figurées sur le Juniperus phoenicea ? n’ont été rencontrées, par M. de Peyerimoff et moi, que sur le Junip. oxycedrus fleuri en hiver, dont elle ronge les fleurs, n’attaquant les feuilles récentes qu’à défaut de celles-là. C’est en mars que se montre la Phalénite.
INSECTE PAHFAIÏ
M. de Peyerimoff est le premier qui ait obtenu cette Eupithecia de chenille à Cannes; depuis lors, je l’ai retrouvée assez abon-
(lamment. La Provinciata est voisine des Eupit. Phoeniceala, Rb. et Oxycedrata, Rb , avec lesqueRes on a pu la confondre jusqu’à ce jour; mais elle est plus grande et ordinairement lavée de roussâtre sur la surface des quatre ailes.
Il est possible que la Provinciaia n’ait qu’une génération ; je n’ai toutefois jamais remarqué sa chenille en mai ou juin, époque où on retrouve celle de la seconde éclosion de VOxycedrata.
IVoîhrîs Sentieetella , Stgr.
Stett. e. Z. 1859^ p. 238. — Stgr. et Wocke, 2146.
(PI. 150, fig. 9 à 11)
Bien avant que M. Staudinger n’eùt découvert cette Nolhris, je la possédais en collection après l’avoir obtenue ex larvù en certain nombre. La Senticetella , qui n’avait été représentée sous aucune de ses formes, a été indiquée comme habitant l’Andalousie; cependant elle appartient à notre faune française.
La chenille n’est pas rare en hiver sur les petites collines des environs de Marseille, et au bord de la mer à Hyères, en face des îles, où croît abondamment le Juniperus jdiœnicea. Lette petite larve doit éclore à la fin de décembre et dans les premiers jours de janvier. Si, à cette époque, on examine avec attention le Juniperus précité, on ne tarde pas à voir certaines feuilles de l’arbrisseau devenues jaunâtres ou d’un vert pâle. En détachant ces feuilleé malades, on remarque à leur base une très -petite larve d’un vert blanchâtre qui, rongeant le parenchyme de la feuille récemment formée, la fera bientôt périr.
La Senticetella a dù déposer ses œufs au sommet des tiges du genévrier et, lors de l’éclosion des petites chenilles, leur œuvre de destriudion commence ainsi que je viens de l’indi-
Eupithecia Lantoscata
quer. Dès la seconde ou la troisième mue, l’insecte rongeur lie les feuilles déliées de l’arbuste, vit à leurs dépens et acquiert toute sa grosseur à la fin d’avril. A ce moment, elle est fusi-
forme, d’un vert clair, avec seize pattes. Pas de ligne vasculaire ; les sous-dorsales sont indiquées en vert foncé, et la stigmatale est fine, continue et blanchâtre Cette chenille demeure en rbrysalide pendant près de quatre mois. C’est donc pendant la première quinzaine de juillet que se montre 1’
INSECTE PARFAIT
Envergure : 12 millimètres. — Les quatre ailes sont allongées, rectangulaires, arrondies à l’apex des supérieures, de couleur argileuse, aspergées de brun et marquées de trois petits traits noirs qui se suivent longitudinalement, et qui sont éclairés de blanchâtre en dessus. Les franges qui sont longues et concolores, sont précédées par une série de quatre petits traits noirs. Les antennes sont concolores et présentent une légère nodosité à la base; le vertex est blanc; les yeux sont gros et noirs. Mais ce qui distingue particulièrement cette petite espèce, sont les palpes dont le second article est hérissé de longs poils soyeux.
Kupitliecia Lantoscata, Mill.
Catal. des Lépid. des Alpes- Mar., 2*’ par. page 201 .
(PL 150, fig. 12)
C’est avec la Seootiata qu’elle a le plus de rapports ; elle s’en
(1) Ma description et mon dessin peuvent ne pas être rigoureu- ■sement exacts, parce que c’est presque de souvenir que je les fais; mes notes et croquis qui datent de près de quinze ans n’étant pas très-complets.
distingue cependant par plusieurs caractères sérieux, indépendamment de l’envergure plus grande et de la question des mœurs toujours importante chez les insectes, mais plus particulièrement chez les Eupithécies.
La Lantoscata, qui porte 22 millimètres d’envergure, a le fond des quatre ailes relativement très-clair et lavé de roussâtre au bord interne des supérieures, avec les lignes transverses nettes et bien écrites, lesquelles différent des lignes de la Sextiata en ce que la coudée est moins sinueuse, moins oblique, et en ce que l’angle de l’extrabasilaire et celui de la ligne centrale sont très-aigus. Le point cellulaire existe aux quatre ailes, ce qui n’a pas lieu chez l’espèce voisine. Le tliorax participe de la couleur des supérieures. L’abdomen est concolore; il est cerclé de deux anneaux noirs placés, l’un à sa naissance, l’autre aux deux tiers de sa longueur.
Cette Eupithecia éclot au mois d’août et vole assez communément dans la vallée de Lantosque sur des terrains recouverts à'Artemisia chamaemeli folia; ce qui peut faire penser que sa chenille doit vivre sur cette plante.
On sait que la Sextiata, à laquelle je compare la Lantoscata, éclot invariablement au mois d’avril, que sa chenille vit en mai sur le Thymus vulgaris, et qu’elle demeure dix mois en chrysalide.
Eupithecia Siibciliata, Gn.
Il, p. 343. — Stgr. et Wocke, 2798.
(PL 150, fig. 13 et 14)
M. Guenée, en décrivant cette petite Eupithécie d’Angleterre « découverte dans le Gambridgeshire par M. Doubleday, » paraît ne pas avoir eu connaissance de sa chenille. Ce même
Acrolepia Citri
M. Doubleday, avec son obligeance habituelle, a bien voulu , au commencement de juin 1873, me faire tenir quelques chenilles de cette espèce fort peu connue encore des entomologistes.
Parvenue à sa taille vers le 12 ou le 15 juin, la chenille de la Subciliata est relativement très-courte , atténuée antérieurement , très-carénée sur les côtés , d’un vert un peu jaunâtre, avec les lignes ainsi disposées : vasculaire large , continue, brune et présentant un chevron sur chaque anneau du milieu ; sous-dorsale fine et d’un vert foncé ; stigmatale blanchâtre et continue. Tête globuleuse et de couleur testacée. Stigmates invisibles à l’œil nu; pattes cou colores. Cette larve, qui rappelle la Pumilata pour la forme, semble vivre uniquement sur l’érable (Acer campcstre). L’insecte parfait se montre à la mijuillet; il n’a probablement qu’une seule éclosion. On ne l’a pas encore rencontré en France , et il paraît assez rare en Angleterre. M. Staudinger lui donne encore pour patrie l’Allemagne centrale et occidentale, mais sa citation est accompagnée d’un point de doute.
Acrolepia Oïl ri , Mill. et Ragonot.
Petites Nouvelles Entom. 1873, n" 77.
(PI. 150, fig. 17 à 20)
Je transcris textuellement la description de la chenille de VAcrol. Citri, que m’envoie M. Ragonot, ainsi que la relation de ses mœurs.
« Larve : longueur, 9 millimètres, cylindrique, un peu atténuée postérieurement. Gris brunâtre obscur avec les lignes dorsale et sous-dorsales plus foncées, mais peu distinctes ; ligne stigmatale plus pâle. Sur chaque anneau, on voit six petits tuber-
cules blanchâtres avec un point central noir, lesquels sont surmontés de poils pâles assez longs. La tète est d’un noir luisant, avec la bouche brune. Le premier anneau, d’un noir luisant, est partagé au milieu par une ligne mince, blanchâtre. Pattes écailleuses d’un brun foncé; dix pattes membraneuses brunes. Cette chenille file un cocon de soie blanche ressemblant à de la mousseline.
« La chrysalide est courte, d’un jaune rougeâtre teinté de verdâtre; la place des yeux est marquée par une tache brune assez grande.
« La chenille vit dans l’écorce du fruit du cédratier. L’œul est probablement pondu à la surface et la petite chenille pénètre dans l’écorce, faisant des galeries en se dirigeant vers le centre, quelquefois parallèlement avec la surface, Elle ne reste pas toute sa vie dans la même mine; après avoir été un certain temps à l’intérieur, elle sort de la galerie et en pratique une autre dans un autre endroit, surtout entre les rugosités de l’écorce. Le petit trou et les excréments qui s’amassent autour, à la surface, décèlent la présence de la chenille. Le même fruit est attaqué par plusieurs chenilles à la fois.
« Dans son jeune âge, la chenille est d’un blanc verdâtre, la tète est brune et écbancrée par derrière. Sur le premier anneau, on voit un petit et étroit écusson noirâtre partagé au centre par une ligne pâle.
« Plus tard elle devient d’un janne rougeâtre teinté de verdâtre avec les lignes dorsale et sous -dorsales d’un brun rougeâtre. La partie dorsale est en outre tachetée de la même couleur, mais plus pâle entre lesdites lignes. La tête est couleur d’ombre foncé avec la bouche rougeâtre et les ocelles noirs. Sur le premier anneau, on voit un écusson noirâtre avec le bord antérieur pâle, et au milieu une ligne blanchâtre. Sur l’anneau anal, il y a une plaque carrée, noirâtre. Les pattes
Nola Squalida
écailleuses sont d’un brun foncé. La chenille se trouve au mois d’octobre, et le papillon est éclos au mois de novembre.
« Les fruits attaqués ont été envoyés de Corse au Muséum de Paris, à M. Alphonse Milne- Edwards, et M. Poujade a eu l’obligeance de me communiquer le papillon et la chenille de celte intéressante esi)èce.
« E. P. Raoonot. b
INSECTE PARFAIT
Envergure : 12 millimètres. — Très -voisin pour la coupe d’ailes de V Asscctdla, Z, et de la Vesperella, Z. (SmilaxeUa, Mill.) Les ailes sont allongées, d’un aspect gris foncé et luisant. Les supérieures sont rectangulaires,, à fond blanchâtre, aspergées d’atomes noirs et traversées [lar une bande diagonale trèsobscure, laquelle présente vers son milieu un signe noir, en forme de couché, dont la pointe se projète extérieurement. La côte est maculée de noir et le bord interne marqué de deux taches oblongues également noires. Les ailes inférieures sont unicolores. Le dessous est gris, cependant les nervures sont bien indiquées en noir. Thorax et abdomen concolores.
I^ola ^qtialida, Stgr.
Berl. e. Z. 1870, p. 102. — Stgr. et Wocke, 071.
(PI. 1.50, fig. 1.5 et 16)
Cette Lithoside vient enriidhr le genre Nola composé de seize espèces européennes. Si la nouvelle venue ne se distingue pas par sa riche parure, elle n’esl. pas pour cela déplacée parmi ses congénères qui sont presque toutes de jolis insectes. Le ^ de la
Squalicla mesure 14 millimètres, et la Ç 17 millimètres. Sur un fond blanc les lignes des ailes supérieures sont fines et se détachent en brun. La base des ailes, l’espace médian, le bord externe en comprenant les franges, sont d’un argileux chaud. Les inférieures sont blanches et, sur les quatre ailes, le point cellulaire existe. On voit encore, au bord de ces mêmes ailes, une série non interrompue de points noirs. Chez la $, la teinte des supérieures est plus accusée que chez l’autre sexe, mais les ailes inférieures sont également très-blanches.
La Nola Squalida (jui est une très-grande rareté a pour patrie les environs de Malaga d’où M. Staudinger l’a reçue. Il est regrettable qu’on ne sache rien de la chenille qui peut bien, ainsi que celles des Nola Chlamydulalis^'^ et Thymula, vivre exclusivement de fleurs de plantes herbacées ou de celles de plantes sous-ligneuses et non de cryptogames comme le pensent encore plusieurs entomologistes.
(1) Je rappellerai à ce propos que la chenille de la Chlamydulalis vit en automne sur rOdoniùcs dont les tiges grêles ne peuvent jamais être envahies par de petits cryptogames puisque ces tiges se dessèchent entièrement chaque année, après s’être développées en juillet sur les collines les plus chaudes de la Provence. Cependant cette Nola se montre encore très-abondamment en juin et juillet sur les fleurs de Scabieuses de mon jardin, dans la corolle desquelles la chenille se tient sans cesse, pour donner son papillon trois semaines après tout au plus. L’espèce a plusieurs générations, ce qu’on ne savait pas.
Dirai-je encore que ramassant très-petites les cheniles de la Nola Thymula sur le Thym, j’achève de les élever en ne leur donnant que ce dont elles vivent dans la nature , des fleurs de Thymus vulgaris ? Les plantes cryptogames n’ont donc jamais été, je voudrais bien qu’on le sache, la nourriture des Nola Chlamydulalis et Thymula comme cela a été affirmé, contrairement à ce que j’ai dit auparavant.
Stemmatopliora Corsicalis
Stemmatophora Corsicalis, Dup.
p. 3ü6, pl. 230, f. 6 et 7. — Gn. VIII, p. 131. — Mill. Gat, des Lépid. des Alpes-Mar., p, 223.
(Pl. 150, fig. 21.)
Cette petite Pyralide a été mal figurée par Duponchel, tellement que MM. Staudinger et Wocke ne l’ont point reconnue chez l’auteur français. Je crois devoir la figurer à nouveau et cela avec d’autant plus de raisons qu’elle est mal nommée dans la plupart des collections. A ce propos, M. Guenée m’envoie une rectification de la description de la Stemmat. Corsicalis « qui avait été faite sur un individu unique. «
« Ailes supérieures étroites, oblongues, prolongées à, l’apex et coupées obliquement au bord terminal, d’un gris carné saupoudré d’atomes noirs, avec la côte entrecoupée de points de la même couleur jusqu’à la ligne coudée. Les deux lignes médianes également noires, très-écartées , plus ou moins distinctes, tremblées, mais peu sinuées. Un point noir arrondi entr’ elles. Point de subterminale ; frange concolore, précédée d’atomes noirs. Ailes inférieures plus claires, tantôt unies, tantôt marquées d’une faible ligne discoïdale avec une série de points noirs précédant la frange, qui est étagée, avec un filet clair à la racine. Antennes du ÿ à cils courts et égaux, mais bien visibles ; celles de la $ filiformes. Elle ressemble du reste au ÿ. »
La Corsicalis a deux générations ; elle est particulièrement commune en juin et août dans les lieux ombragés et frais de la vallée du Gannet. Sa chenille qui n’est pas connue doit, selon toute apparence, vivre sur quelque plante annuelle. L’insecte parfait pour échapper aux regards du chasseur a l’habitude de se poser sur la terre nue avec laquelle sa livrée, de couleur argi-
CHENILLES Eï LÉPIUÜPTÈHES INÉDITS
leuse, se confond le plus souvent. Chaque soirée propice, le réflecteur attire en grand nombre la Stem. Corsicalis.
M. Guenée a reçu la Corsicalis de Hyères, et l’a depuis retrouvée au Vernet (Pyrénées-Orientales';.
Obs. — Cette espèce, la plus petite des Stemmatophora, est-elle bien la Corsicalis Dup.? M. Guenée n’en a pas la certitude ne Payant pas vue dans la collection Duponchel, mais la figure et la description de ce dernier quoique très-incomplètes lui ont paru s’y rapporter.
Tel n’est pas l’avis de M. Staudinger qui croit reconnaître la Corsicalis Dup. dans la Carnealis de M. Herrich-Schœffer, qui paraît pourtant bien être la vraie Carnealis de Treitschke.
Sans trop s’appesantir sur cette synonymie qui est maintenant bien difficile à établir d’une manière certaine, M. Guenée me fait observer que Duponchel dit dans sa courte description que les antennes sont légèrement ciliées dans le mâle, ce qui ne peut en aucune manière convenir à la Carnealis, tandis que la Corsicalis présente ce caractère d’une manière manifeste.
Au reste, jamais un entomologiste ne confondra désormais ces deux espèces qui n’appartiennent même pas à la même famille. (Voir le Species.)
t^teiiia Oai'iiealii^ ? Tr.
p. 91. — Herr.-Sch. f. 39-4U, p. 13. — Gn. VIII, p. m
non Dup.)
( PI. 150, lig. 22 et 23. (
Les deux figures (jue M. Herrich-Schaefî'er a données de cette Stenia me paraissent différer d’une manière assez sensible des Carnealis du littoral ; je donne à mon tour deux dessins de cette Pyralite .
35 5 LboraL^on.
Année' IBllf,. F U5Ï.
E. MiUüre et Eouiade pt. M”?" Mei/er pLp f Eehr'iai