‹ Iconographie MolieresqueChapitre 134 sur 180 · Scène du Festin de pierre (acte n, scène 3). Tapisserie · texte numérisé non relu

Scène du Festin de pierre (acte n, scène 3). Tapisserie

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exposée par M. Choqueel. Gravé sur bois. Sans nom d'artiste. (ïr. in-8.

Cette gravure est à la page 540 de la Gazette de* Beaux- Art», 2« série, tome II, 1869.

1 rie, '|tii figurait à l'Exposition de l'Union centr

1869, avait été faite d'après le dessin de Brion; le cadre du sujet était de M. Chabal-Dussurgey,

6i7. L'Amour médecin ; gravé par Mathey. d'après Jacques

Courtin. Pièce en hauteur.

Le l>retat est avant la lettre.

Palaprat, qui avait été le commensal des Comédiens italiens et de Molière pendant plusieurs années, essaye de démontrer, dons le discours (pii précède sa comédie des Empiriques, que Molière respectait et honorait la vraie médecine et les vrais médecins : «Mille gens, qui ne se donnent guère la peine d'approfondir lo sens des plaisanteries, ont cru qu'il étoit du bel esprit de se moquer de la médecine, parce que Molière a joué les médecins ; comme de bannir la muscade généralement de tous les plats, parce que Despréaux dit fort plaisamment, dans son Repas ridicule, qu'on en avoit mis partout. Qui raisonne de la sorte conclut que Molière a déclaré la guerre à toutes les personnes de condition et à tous les gens de bien, parce qu'il a joué les marquis ridicules et les hypocrites. Il n'est point de plus grand panégyrique pour la vertu, que de démasquer ceux qui la falsifient, et rien ne relève davantage l'excellence d'un art aussi nécessaire que celui de la conservation des hommes, que d'exposer à la risée publique limpudence des ignorants qui en abusent. Molière n'a joue ni le médecin, ni les médecins, c'est-à-dire ceux qui méritent de porter ce beau nom; il n'a joué que les ânes bâtez, qui embrassent cette profession sans connoissances et sans lumières. »

Jean Bernier avait dit à peu près la même chose dans son // toire de la médecine : «M i partisans pourroienl être mis

nu nombre des ennemis de ls médecine, si ce comédien n'avoit luimême rétracté ou, si l'on veut, interprété en faveur de la i. cine tout ce qu'il avoit écrit de plus oui j'rofession.

Hais, pour ne laisser aucun doute sur cei article, il faut apprendre au peuple, aux demi-savants et aux ador iteurs de la comédie . «pie

Molière n'a lait monter la médecine eu spectacle de raillerie sur le

théâtre, que par mterest et pour se venger contre une famille de me. i se mettre en peine d tu théâtre et particu-

lièrement des régies d.' la vrayseml de toutes

dont ci' comédien a outré l< qui hrj est sou

arrive et qu'on ne voit guère dans l'ancienne comédie, celles ><n il ni les médecins sont incomparablement plus outrées que I

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les autres; mais, comme il faut être maistre pour s'en apercevoir, ceux qui cherchent à rire ne pensent qu'à rire, sans se mettre en peine s'ils rient à propos. De plus, comme il étoit encore meilleur acteur que bon auteur, il eut grand soin d'accorder ses sujets, ses caractères et ses personnages à son geste naturel et à son visage, qu'il avoit, comme on dit, dans ses mains. Ajoutez que, comme il vit que la médecine étoit fort décriée à Paris, il crut ne pouvoir mieux prendre son temps, qu'il le prit alors.»

Le célèbre Guy Patin, qui confond l'Hôtel de Bourgogne avec le théâtre du Palais-Royal, en défigurant le titre de V Amour médecin, ne semble pas savoir mauvais gré à Molière de ses attaques contre les médecins : « On joue présentement à l'Hôtel de Bourgogne Y Amour malade, dit-il dans une lettre du 25 sept. 1665. Tout Paris y va en foule pour voir représenter les médecins de la Cour et principalement Esprit et Guenaut, avec des masques faits tout exprès. On y a ajouté Des Fougerais, etc. Ainsi on se moque de ceux qui tuent le monde impunément. »

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