L'Amour médecin; gravé par Lepetit, d'après Destouches
Cette estampe a figuré à l'Exposition de 1837.
649. L'Amour médecin; gravé à la manière noire par Maile, d'après Destouches. 1840. Rittner et Goupil. (H. 210mm. L. 290.)
650. Scène au Misanthrope (acte icr, se. lre) : Alceste et Philinte, en riches costumes, dans un bel appartement. In-4.
Cette pièce anonyme, qui ne porte aucune inscription, parait avoir été gravée vers 1730.
Une note de Brossette, citée par Cizeron Rival, dans ses Récréations littéraires (s. n., 1765, in-12), nous apprend que Molière avait voulu se dépeindre dans le personnage d'Alceste : « Molière s'étoit copié lui-même, en quelques endroits de sa comédie du Misanthrope, surtout dans la scène où Oronte fait des protestations d'amitié et de grandes offres de service à Alceste et où Alceste répond, à chaque fois, d'un air froid et embarrassé : Monsieur
« Dans la même comédie, il y a aussi un trait de M. Despréaux. Molière vouloit le détourner de l'acharnement qu'il faisoit paroitre dans ses satires contre Chapelain ; disant que Chapelain étoit en grande considération dans le monde ; qu'il étoit particulièrement aimé de M. Colbert, et que ces railleries outrées pourroient lui taire des affaires auprès de ce ministre et du Roi même. Ces
réflexions trop sérieuses ayant mis notre poète en mauvaise humeur : « Oh ! le Roi et M. Colbert feront ce qu'il leur plaira, «lit-il brusquement, mais, à moins que le Roi ne m'ordonne expressément de trouver bons les vers de M. Chapelain, je soutiendrai toujours qu'un homme, après avoir fait la Pucclle, mérite d'être pendu. » Molière se mit à rire de cette saillie et l'employa ensuite fort à propos (acte ii , scène dernière) :
Hors qu'un commandement exprès du Roi me vienne De trouver bons les vers dont on se met en peine. Je soutiendrai toujours, morbleu ! qu'ils sont mauvais Et qu'un homme est pendable après les avoir faits. •
651 . Deux gravures coloriées, pour le Misanthrope, et deux, pour Y Avare; estampes anonymes gravées en Italie.
Ces quatre figures accompagnent la traduction italienne du Misanthrope et de l'Avare, clans le second volume du Repertorio scelto aduso dei Thcntri itnliani, compilato del Prof. Gaetano Barbieri (Milano, 1823-24, in-18). Ces deux traductions du professeur Gaetano Barbieri ont été omises dans la Bibliographie inoliércst/ur.
652. Le Médecin malgré lui. Sans aucune lettre. Copie en contre-partie de la gravure de Cars, d'après Boucher, pour l'édition de 1734, et de la même grandeur. In-i.
Le Médecin malgré lui est la seule pièce où Molière ait représenté un ivrogne, et, quoiqu'il n'ait peut-être pas joué lui-même le rôle de Sganarelle (on pense qu'il s'était réservé le rôle de Géronte), on a lieu de croire qu'il s'en serait acquitté mieux que personne. Voici ce que rapporte Palaprat, dans le discours sur sa comédie du Secret révélé :
« L'incomparable acteur (Molière), avec qui nous passions notre vie (chez les Comédiens de la Troupe italienne), qui contuit dans le particulier aussi gracieusement qu'il JOUOil en publie. QOUi fit un jour le conte d'un roulier ou charretier, qui conduisoit une voiture de vin d'un grand prix. Les cerceaux d'un de ses tonneaux cassèrent, le vin s'enfuyoit de toutes parts : il y porta d'abord avec empressement tous les remèdes dont il put s'aviser, déchirant son mouchoir et sa cravate pour boucher les fentes du tonneau; le vin ne cessoit point de s'enfuir, quelque! grandi mouvements qu'il se donnât. L'agitation causa la soif ; il s'en sentit pressé, e< pendant qu'il avoit envoyé un garçon chercher du secours, il s'avisa de profiter au moins de son malheur pour se désaltérer. Il commença par nécessité, il continua par plaisir, il y prit L-"ùt et tant procéda, qu'il en pi il trop. <>r, cet excellent acteur le rendoil a\ec une grâôS infinie, dans tous 1rs degrés de L'éloignemenl 'le sa raison; commençant a ItTC en pointe de vin, afflige de la perte qu'il laisoit et réjoui
par la liqueur qu'il avoit avalée, pleurant et riant à la fois, chantant et s'arrachant les cheveux en même temps. »
653. Le Médecinmalgré lui, scène de Sganarelle avec Valère et Lucas (ier acte). Louis Boulanger ciel. Lith. de Frey. On lit en haut : l'Artiste. Lithogr. In-4. (H. 217mm. L. 162.) Cette estampe a paru dans Y Artiste, tome XI, en 1836.
65-4. Une scène du Médecin malgré lut, d'après Horace Vernet, gravé par Burdet. In-4.
Cette estampe, qui a figuré à l'Exposition de 1827, n° 1579 du Catalogue, avait paru dans l'édition de Desoer (1819-25), mais l'artiste a retouché et terminé sa planche, en vue de l'Exposition.
655. Le Médecin malgré lui; dessiné par Granville, gravé par Tavemier. (H. 217mm. L. 176.)
Cette estampe a été publiée dans Y Artiste.