‹ Iconographie MolieresqueChapitre 57 sur 180 · Rue de la Tonnellerie (maison dite de Molière . Lalanm · texte numérisé non relu

Rue de la Tonnellerie (maison dite de Molière . Lalanm

'AV. et se. Imp. Delàtre. Gr. in-s.

i-forte a paru dans la Gnzrttr des BeatUCOrt*, tome XV, 18G3.

Il y ri des épreuves avant la lettre, sur papier de Chine.

une eau-forte pittoresque, où il n'est pas facile de reconnaître, au milieu de deux rues, ce que l'artiste appelle la Maison des Poquelin.

« La maison qu'habitait le père de Molière, au moment de la naissance fie celui-ci, dit Sainte-Beuve, se trouvait à l'angle des rue-; Saint-Honoré et des Vieilles-Etuves. Cette maison, entièrement reconstruite, porte le n° 96 de la rue Saint-Honoré et le n° 2 sur la rue des Vieilles-Etuves. » Cette vieille maison d>\s Poquelin, qui fut démolie au commencement de ce siècle, s'appelait la Maùon '1rs tmga, a cause du poteau sculpté qui en faisait l'encoignure. Voy. l'article précédent.

On sait aujourd'hui, grâce aux Recherches wr Molière et tut ta famille, par M. Eudore Soulié, que la maison de la rue de la Jonnellerie n'est pas celle où naquit Molière. Jean Poquelin, aprèfl son second mariage avec Catherine Fleurette, en 1633, acheta cette maison, située sous les piliers des Halles, devant le Pilori, et ayant pour enseigne l'image de saint Christophe. En 1668, Molière, apprenant que son père était gêné et ne pouvait taire face aux dépenses exigées pour la réparation de sa maison, lui fît prêter une somme de 8,000 livres, par Jacques Rohault, à charge de payer 400 livres de rente annuelle, qu'il ne paya jamais. Voy. l'ouvrage de M. Budi Soulié, page 216. Cette maison a disparu, lors du percement de la rue de Rambuteau.

2-21. Maison de Molière. Piliers des Halle-, u" S. Repuer ilrl. Champiv litli. In-N.

lithographie eal dans le tome I de Paru historique f promenades dans les rues de Pari*, par Ch. Nodier [Paris, Levroutt, 1837, 9 roi. in-8).

Ch. Nodier soutient que la maison où naquit Molière était bien la deuxième maison, a gauche de la Vieille-Friperie, en quittant la rue Saint-Honoré, et cela, contre L'opinion de Beflara. Cette maison

té démolie eu 1839, tandis que celle, qui fut bien réellement la •u natale de Molière, av.ul disparu depuis 1800.

Bibliogr. moliér., n" 1062.

Maùon de Wolière (rue de Richelieu, û grutier

del. Champin lilh. In-s.

lithographie a paru dans le tome il de Paris historique,

promenades dans les rues de Paris, par Charles Nodier, Auglc Régnier et Champin (Paris, F.-G. Levrault, 1837, 2 vol. in-8).

C'est la maison que Molière habitait rue de Richelieu et dans laquelle il est mort. Elle porte aujourd'hui le n° 42, et non 34. Dans le dessin de Régnier, on voit à droite la fontaine telle qu'elle existait, au coin de la rue Traversière-Saint-Honoré, avant l'érection du Monument de Molière.

Voy. le bail fait à Molière, par René Baudellet, « tailleur et valet de chambre ordinaire de la Reine et bourgeois de Paris, » en date du 26 juillet 1672, dans les Recherches sur Molière et sur sa famille, par Eud. Soulié (Paris, Hachette, 1863, in-8, pp. 258 et suiv.).

223. Maison de Molière, à Auteuil. Constant Bourgeois del. Felice Cardano sculp. In-8.

Cette estampe, qui fait partie de la pi. 118 contenant 4 sujets, a été gravée pour le grand ouvrage d'Alexandre de Laborde : Description des nouveaux Jardins de la France et de ses anciens Châteaux (Paris, impr. Delalance, 1808, in-fol. raax.). Une gravure sur bois dans le texte représente, en outre, l'entrée du temple, qu'on avait fait élever sur l'emplacement même de la maison de Molière.

Cette maison de Molière, qui a subsisté, presque intacte, jusqu'à la Révolution, derrière la vieille église d' Auteuil, avait complètement changé d'aspect, depuis que le peintre Hubert Robert en devint propriétaire, et la fit reconstruire à la moderne. Elle fut acquise ensuite par le comte de Choiseul-Praslin, qui avait fait bâtir une nouvelle maison de campagne et qui l'habitait en 1821. Voy. Mes Voyages aux environs de Paris, par J. Delort (Paris, Picard-Dubois, 1821, 2 vol. in-8, tome II, p, 297).

« Plein de respect pour la mémoire du grand homme qui y a séjourné, dit A. Girault de Saint-Fargeau dans son grand Dictionnaire géographique et historique de toutes les Communes de la France (Paris, Dutertre, 1851, impr. Firmin Didot, 3 vol. in-4, tome Ier, p. 199), les propriétaires de cet hôtel ont fait transformer en temple la maison qu'il occupait. On arrive à ce temple par les jardins : quatre marches conduisent à une rotonde en briques, précédée d'un péristyle formé par quatre colonnes d'ordre dorique, qui soutiennent un fronton, au-dessus duquel on lit : Ici fut la maison de Molière. Dans ce fronton, on a représenté en relief une figure de Thalie éplorée laissant tomber son masque. Dans l'intérieur de la rotonde est un beau buste de Molière, qu'accompagnent ceux do La Fontaine, de Boileau, de Corneille -et de Racine. »

M. Eudore Soulié fait remarquer, dans ses Recherches sur Molière et sur sa famille (p. 282), que Molière louait sa maison d'Auteuil,appartenant à un sieur de Beaufort, au prix de 430 livres par an, et que la tradition a mal indiqué s;ms doute L'emplacement de cette maison. « Les héritiers du sieur de Beaufort, dit-il, possédaient encore

cotte propriété en 1789, et il est très-douteux que la tradition soit exacte, en plaçant la maison de Molière, dans une propriété, ée autrefois par le duc de Praslin et qui appartient aujourd'hui (1863) à M. Baraud. •

S24. Fauteuil rie Molière, chez M. François Astruc, à Péténas. Vu de ti"i- quart-, tourné à gauche. Lith. de Boehm, t'i Montpellier, ln-8.

Cette lithographie, sans nom d'artiste, a été faite pour accompagner la Notice sur le Fauteuil de Molière (Pézénas, impr. Gabriel Bonnet, 1836, in-8).

Bibliorjr. moliér., n» 1088.

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