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Jean-François Sarrasin, conseiller du Roi, poète

français, né en 1603, mort en lfi.'it.

— Nantenil delin. 1649, ef sculp. 1656. ïn-i. — Joc.Lmbin sculp. [n-fol.

Sarrasin, qui él étaire du prime de Conti, aux Etats du

I témoigna beaucoup de sympathie à Molière, que le

prince de Conti avait mandé a cbâteaa de la

Pendant que cette Troupe se disposoit avenir sur ordres, raconte l'abbé Daniel de Cosnac dans ses Mémoires, îl en

arriva tine aut re a Pézéo •" celle de Cormier, a Le prince

roulait donner la préférence à Cormier, mais, ajoute Danie < ir Sarrasin, quej'arois intéressé à me servir, il

accorda qu'ils (les Comédiens de Molière) viendraient jouer une fois sur le théâtre de la Grange. » Avec l'aide de Sarrasin et de Cosnac, Molière rentra dans les bonnes grâces de son ancien condisciple. Les biographes de Molière rapportent que Sarrasin étant mort subitement (le prince de Conti fut accusé d'être cause de sa fin tragique), la place de secrétaire des commandements du prince aurait été offerte à Molière, qui la refusa. L'exemple du pauvre Sarrasin n'était pas fait pour décider Molière à lui succéder. Son Eloge en vers a été fait par Fr. de Callières, qui ne le connaissait que par ses œuvres et par le témoignage de Chapelle :

Par des attraits jusqu'alors inconnus, Sarrasin seul, de la belle Venus, Sembloit avoir emprunté la ceinture :

Il fut suivi des Grâces et des Ris, Lorsqu'il chanta l'amour et la souris, Mais quand il fit la Pompe de Voiture, Pur Castillan, Latin, Toscan, François, Nouvel Orphée, à toute la Nature, 11 fit sentir les charmes de sa voix.

Dans un Recueil de mélanges du xvne siècle (Bibl. de l'Arsenal, Mss., B. L.F., 364 ter), il est dit que Sarrasin, « mort en 1657 (sic), par la disgrâce de son maistre, qu'il encourut en se meslant d'une affaire qui luy déplut, écrivit en mourant une lettre à Ménage, une a MIlc de Scudéry, que M. de Conty retint. »

335. Armand de Bourbon, prince de Conti, né en 1629, mort à Pézénas en 1666.

— En costume d'abbé. Grég. Huret. In-fol. — Daret, 1646. In-i. — Daret, 1647, in-fol. Dans un ovale, porté par des anges. — Dans un ovale, porté par un ange. Fr. Chauveau. In-fol. Dans la Thèse de Louis-Albert de Ghaulnes.

Le prince de Conti, qui avait eu Molière pour condisciple quand il suivait le cours de philosophie de Gassendi , rendit certainement quelques services d'argent à Molière, comédien, mais il les lui fit p par de mauvais procédés, en diverses circonstances, quoiqu'il eut. appelé auprès de lui la Troupe dcsBéjart pendant les Etats à • Langui doc. Il se brouilla depuis avec Molière, quand il devint dévot, <•! l'on s'expliqua ainsi comment Molière ne lui a pas dédié un- ce. L'antipathie du prince et du comédien s'accusa

davantage, jusqu'à ce que le prince composa et lit imprimer son Traité de lu Comédie, où il n'épargnait paa plus le comédien que l'auteur dramatique. Ce traite ae parut qu'après la mort de l'auteur, et, si Molière n'y était pas nommé, il se trouvait clairement

désigné dans ce passage : « Si Ton veut regarder la simple Comédie dans sou • dans sa perfection, soit pour la matière et les

circonstances, soit pour Les effets, n'est -il pas vray qu'elle traite presque toujours des sujets peu honnestes ou accompagnés d'intrigues scandaleuses ? Les expressions même n'en sont-elles pas sales ou du moins immodestes? Peut-on nier ces vérités des plus belles comédies d'Aristophane et de celles de Plaute et de Térence? Les Italiens, qui s. Mit Les premiers comédiens du monde, n'en remplissent-ils pas Leurs pièces? Les farces françoiaes sont-elles pleines d'autre chose ? Et, mesme de nos jours, ne voyons-nous pas ces mesmes deffauts dans quelques-unes des comédies les plus nouvel!

Diblingr. moliér., n° 1519.

336. Loris de Bourbon, PRINCE de Condé, dit le Grand Condé, ne en 16*21, mort en 1686.

— J. Boulanger, 1651. In-fol. — Poilly, 1660. In-fol. — Nanteuildel. et se. 1662. In-fol.

Le grand Condé, qui avait tant d'admiration pour les tragédies du grand Corneille, fut amené tout naturellement à éprouver de la sympathie pour Molière qui les jouait, comme il les comprenait, avec beaucoup de passion e1 de grandeur. Condé, peu sympathique ;i l,i comédie el surtout a la farce, ne dut apprécier Molière qu'à partir du moment où celui-ci eut abordé la comédie aéri< alors surtout que La Troupe du Palais-Royal fut appelée, en visite, chez M. Le Prince, à Chantilly et au Raincy. Condé se déclara hautement pour Molière, dans les controverses religieuses que le Tartuffe avait fait naître, et il ne contribua pas peu à cbtenir du roi la permission de représenter cette pièce, malgré la cabale des faux demis ei des ennemis de l'auteur. On sait que ce prince pleura la mort de Molière.

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