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HIPPOLAIS ICTÉRINE.
» ment beaucoup plus répandue et plus commune que ne le faisaient supposer les deux » seules indications d’habitat fournies par Vieillot et le Docteur Degland. Vieillot » nous a appris que l’un des deux Individus dont il a donné la description fut tué en
». Lorraine, et le Docteur Degland, le seul après Vieillot qui ait fait mention de l’Icté-
» rine avec Connaissance de cause, indique cet Oiseau, dans son Catalogue et dans une
» communication écrite qu’il a eu l’obligeance de m'adresser, comme se trouvant
» dans les environs de Lille. J’ajouterai que cette Espèce se rencontre non-seulement
» en France, mais qu’elle habite également la Belgique, l'Autriche, les États Sardes, » la Ligurie, et probablement aussi une grande partie de l'Italie et peut-être de la » Sicile. Jai recueilli des preuves certaines de l'étendue de cet habitat. Ainsi, Jai vu » deux sujets d’Hippolaïs Ictérine capturés dans les environs de Licee, et envoyés par » M. de Sélys-Longchamps, l’un à M. Lefèvre, naturaliste-préparateur, à Paris, et » l’autre à M. Baillon, naturaliste, à Abheville, D’un autre côté, J'ai pu constater que » les Galeries du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris renferment deux autres In- » dividus de l’Éspèce en question, et que l’un de ces [ndividus, donné par M. Schrei- » bers, provient des environs de Vienne (Autriche); l’autre est sans indications de la » localité. En outre, une Hippolaïs Ictérine, prise à Gênes, où l’Espèce paraît ne pas » être très-rare, n’a été donnée par M. Buchillot, Enfin, j’ai rencontré moi-même » cet Oiseau en quantité prodigieuse non-seulement à Nice, mais encore dans les » vallées qui s’ouvrent sur le littoral de la Méditerranée, et qui se succèdent depuis le » Var jusqu’à Saint-Tropez.
» Je suis-tres porté à croire que dans nos pays méridionaux, lPHippolaïs Ictérine » n’habite pas seulement les contrées voisines de la mer, mais qu'elle doit se répandre » assez avant dans l’intérieur; car J’ai vu dans la Collection de mon ami l'Abbé Caire » un Individu de cette Espèce tué, au printemps, dans les environs de Moustiers » (Basses-Alpes). L’habitat de l’Ictérine aurait donc, d’après ces faits, des limites » assez étendues. Ellés s’agrandiront encore, j’en ai la conviction, lorsque cet Oiseau
» Sera MIEUX CONnU. »
À ces laits de mœurs et d'habitat, nous joindrons ceux fournis (Revue Zoolosique, avril 1847, p. 122) par l’honorable M. Edm. de Sélys-Longchamps dans une Notice additionnelle au Mémoire de M. Gerbes, dans laquelle, en se rangeant à l'opinion de cet habile observateur, 1] s'empresse de reconnaitre loyalement s'être trompé en regardant, en 1842, comme identiques les Æippolais Icterina et Polygloita, ajoutant que tout ce qu'il a dit de lÆippolais Polyglotta dans la Faune Belge (page 99) se rapporte à l'Zcterina.
HIPPOLAIS ICTÉRINE.
« Get Oiseau, dit le Savant Membre de l’Académie Royale de Bruxelles, est trèscommun dans les plaines de la Belgique, notamment dans les provinces de Liége et de Brabant. C’est parmi les Oiseaux d’été qui nichent en Belgique, celui qui nous arrive le plus tard, car le Martinet (Cypselus) paraît en moyenne le 3 Mai, et au plus tard le 8, tandis que, sur six années d'observations, l’Ictérine est arrivée en moyenne le 11 Mai, au plus tard le 17, et au plus tôt le 4; savoir :
» En 1841, le 4 Mai.— 1842, le 12.— 1843, le 17.—1844, le 15.—1845, le 14.— 1846, le 11.
» Son voyage se fait donc très-régulièrement, comme celui de la plupart des Oiseaux qui arrivent tardivement, l’écart n'étant que de 12 Jours.
» L’Ictérine aime les bosquets humides, rapprochés de l’eau, et notamment les saussaies. Cependant elle est aussi très-commune sur les collines sèches et rapides des environs de Liége, qui sont plantées de vignobles et d'arbres fruitiers. Les plus petits Jardins de l’intérieur de Liége en possèdent un nid chaque année, et pendant les mois de Mai, Juin et Juillet, le mâle fait entendre continuellement un chant trésvarié et assez fort, qui a quelque rapport avec celui de la Verderolle (Calamoherpe Palustris), mais qui en diffère surtout en ce qu’il est plus vif et plus gai. Il imite aussi celui du Verdier (Zoxia Chloris), le cri d'appel de lHirondelle de cheminée (Æir. Rustica), et un peu ceux du Loriot (Oriolus Galbula) et de la Pie-grièche rousse (Lanias Ruficolis). Le cri de rappel ressemble un peu au tuit des Pouillots (Philopneuste). |
» Get Oiseau aime la chaleur, et passe sans doute l’hiver dans des contrées très-méridionales, car le départ a lieu de fort bonne heure, en Août, et ceux que l’on conserve en captivité se montrent frileux. J’ai remarqué en effet qu’on ne le trouve pas ou presque pas dans les parties boisées et montagneuses, situées entre la Meuse et la Prusse, dont le climat, à cause de l'élévation du sol, est plus froid. Il n’existe pas non plus en Angleterre, quoiqu il se trouve dans les Flandres et l’Artois.
» M. Sundevall, Directeur du Musée de Stockholm, a recu l’Ictérine de l’'Égypte:
» L’Ictérine saisit les insectes au vol à la manière des Gobe-Mouches (Muscicapa). C’est un Oiseau querelleur, courageux, sans cesse en mouvement, excepté lorsqu'il chante, et alors il choisit une branche élevée au-dessus de l’endroit où se trouve le nid. Ce nid a la forme de celui de la Fauvette à tête noire (Matacilla Atricapilla) ; mais 1l est beaucoup mieux fait, et garni d’une grande quantité de plumes. Il est le plus souvent placé dans des buissons de lilas ou sur des arbres fruitiers de peu d’élévation. Les œufs, au nombre de quatre, cinq, sont d’un rouge lilas, parsemés de points noirs assez espacés. »
Maintenant, pour compléter autant qu’il dépend de nous tous les
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documents relatifs à cette Espèce, nous allons reproduire textuelle-
ment ce qu'en a dit Vieillot :
« Jusqu'à présent, dit notre célèbre Ornithologiste français, je n’ai encore vu que » deux Individus de cette Espèce, dont l’un est au Muséum d'Histoire Naturelle, et » l’autre à Nancy, dans la Collection de M. le Comte de Riocourt. Cette Fauvette a beaucoup de rapport, dans son plumage, avec les Fauvettes Lusciniole et Flavéole (1); mais elle présente d’ailleurs des dissemblances qui nv’ont paru spécifiques, et que
DA
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Lea
j'indiquerai ci-après.
» Toutes les parties supérieures sont d’un gris-olivatre; les sourcils, les paupières, la gorge et le dessous du corps jaunes; les couvertures inférieures des ailes d’un blanc
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un peu lavé de jaune, avec quelques taches brunes vers le pli de l'aile; les pennes