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I 2 janvier. — Règles assez abondantes

24 janvier. — 54 attaques ; X... n'en avait pas eu depuis le 6.

7 février. — Les règles ont paru le 4; elles ont coulé assez bien jusqu'à ce matin.

Durant la période menstruelle, X... est énervée, plus

(l; En présence des phénomènes obtenus par lapjjlicatiou des métalli(jues., nuus nous sommes demandé si les effets observés n'étaient pas dus à l'électricité. Notre ami, M. A. Joffroy, auquel nous fiir.ps part de notre hypothèse, eut l'obligeance de nous prêter la pelite pile que nous avons appliquée dans re cas. Les résultats de l'expérience, non-seulement chez G..., mais encore chez toutes les autres hystériques, sont venus coiilirmer notre hypothèse. Plus tard, les expériences ont été reprises minutieusement par notre ami P. Regnard.

capricieuse que d'habitude, colérique. Hier, la pluie tombant, elle est allée s'asseoir sur une pierre, à nu, les pieds également découverts.

De 8 heures à minuit, i9 attaques : arrêt définitif par le nitrite d'amyle.

Le 17 février, de 7 heures du soir à minuit, 53 attaques.

— Le 18, de 9 heures du matin à 2 heures de l'après-midi, 51 attaques. L... s'est levée et s'est promenée dans la cour.

De 9 heures du soir jusqu'à 2 heures du matin, 19 février, 31 attaques. Elle a senti des douleurs au niveau du basventre, de la vulve et de la hanche droite. On s'est aperçu qu'elle avait une contracture des deux membres inférieurs.

Le membre inférieur droit est dans l'extension; la cuisse est en outre dans l'adduction tandis que la jambe est un peu écartée ; le pied est en équin.

Le membre inférieur gauche est contracturé dans la flexion forcée, à un degré tel que le talon vient s'appliquer contre le périnée.

Inhalation à.'éiher, puis de chloroforme : la contracture disparaît, mais pour revenir, an réveil, rapidement à droite, lentement à gauche. — Nous

avons ensuite noté 3 attaques avortées.

h'anesthésie est totale et affecte la peau et les muqueuses ; le goût et l'odorat sont abolis des deux côtés ; l'ouïe est très-affaiblie : L .. prétend qu'on parle bas pour la taquiner : la notion des couleurs est conservée à gauche ; même état de l'œil droit. — Il y a une réte?itioii d'urine qui nécessite le cathétérisme, lequel s'opère, d'ailleurs, sans la moindre difficulté.

20 février. — De minuit à 2 heures, dix attaques durant lesquelles la contracture de la jambe gauche s'est dissipée.

— Constipation depuis quatre jours ; vomissements dus probablement au chloroforme et à des injections de morphine.

Anesthésie générale ; — rétention d'urine ; — perte de la notion déposition des deux jambes.

21 février. — Les vomissements ont cessé: garde-robes après purgatif; miction normale.

22 février. — L... s'est réveillée en sursaut plusieurs fois. — A 5 heures, secousses du tronc qui se fléchissait en

avant; — de la jambe et surtout du bras droit. Ces secousses étaient accompagnées de rives et d'une protraction de la langue dont la pointe venait loucher le menton.

De 6 à 9 heures, 21 attaques. Dans les premières attaques, le bras droit s'est placé en travers du dos et la langue s'est contracturée : elle était dure, recourbée, la pointe était collée contre la partie postérieure du palais. Dans les intervalles des attaques, la langue restait contracturée et la malade ne pouvait pas parler. A la suite de cinq attaques qui se sont succédé sans interruption, la contracture de la langue a disparu et le bras droit s'est contracturé dans l'extension : toutes les jointures sont rigides; l'avant-bras est dans la pronation exagérée, les doigts sont énergiquement fléchis sur la paume de la main, le pouce placé entre l'annulaire et le médius. — Le membre inférieur droit est toujours contracturé. (Pl. XXIX, et XXX.)

24 fév. — Depuis le 22 jusqu'à 8 heures ce matin, même état; pas d'attaques. Les règles ont paru hier. — De 8 à onze heures, 30 attaques. Disparition de la contraciîire du

bras après la quatrième attaque et de la jambe après la cinquième.

Période de délire. — X...

crachotle, puis elle parle: « Cochon! Cochon!... Je le dirai à papa... Cochon! que tu es lourd!... Tu me fais mal.»

En même temps, elle a quelques petits mouvements du bassin.

Dans une autre attaque, elle s'asseoit, regarde de côté, sourit, donne des baisers. — Dans une autre, elle s'asseoit également, les mains sont jointes, elle est effrayée, suppliante : Pardon ! Pardon !

On voit que les halhicinations gaies et les halluœiations tristes se succèdent.

Après une période de délire, sa7is qu'il y ait eu de 'période épilepto'ide, L... a une attaque composée : a) de Xapériode clonique, avec les grands mouvements ; — de la période de délire (1).

Dans quelques attaques, mais non dans toutes, le bras droit exécute des mouve-

(l) Nous avons observé des attaques du même genre, c'esL-ù-Jire composées seulement des deux dernières périodes, chez Wit..,

ineuts d.e circuviditclion assez lents

26 fév. — Les règles continuent. L... est remise, n'a plus de contracture. — Hé- Diianeslhésie droite complète; — hémianalgésie gauche. — Les jambes sont solides ; toutefois, dans la marche, X... est obligée de regarder sou pied droit, sans cela, elle ne saurait s'il est par terre.

4 mars. — 35 attaques ; arrêt par le nitrite d'ami/le.

9 mars. — De 8 heures à midi, 36 attaques.

17 mars. — 43 attaques.

18 7nars. — 60 attaques. Insuccès des inhalations d'eY/ier; arrêt définitif par le nitrite d'a7nyle.

20 mars. — Les règles ont paru hier. — Accès de colère, à la suite d'une contrariété, L... est allée se promener en chemise, pieds nus, dans la cour, par une pluie battante.

On a dû la faire rentrer de force et lui mettre la camisole qu'elle a déchirée ; elle jetait à la tète des gens tout ce qui était à sa portée.

(l) Au début d'autres attaques nous avons vu les deux bras se retourner plusieurs fois eu devenant rigides.

— 39 attaques. Les règles marchent coiiveuablemeut.

9 avril. — 4 attaques avortées ; '25 complètes. Arrêt par le iiitrite d'amyle.

10 avril. — Attaques. — Période de délire : physionomie effrayée : « Oh la ! la !

{ter}... Cochon! » Je le dirai à papa ! Coquin ! Oh! la ! la !...

Papa ! à mon secours ! » La respiration est rapide, bruyante; puis L... pousse des cris aigus,se débat, se tortille comme pour échapper aux étreintes de quelqu'un.

Dans une attaque, après la période des grands mouvements, elle est restée, pendant quelques instants, les hras en croix {crucifiement). Puis délire : « Qu'est-ce que tu veux [Ins]... Rien? Rien?... » (Physionomie souriante). « A la bonne heure... » (Regarde à gauche, se soulève à demi, fait signe de la main, donne des baisers). « Non ! non ! Je ne le veux pas... » (Nouveaux baisers... Elle sourit, exécute des mouvements du ventre, des jambes). « Tu recommences... Ça n'y est pas [bii]... »

(Elle se plaint, puis rit). « Tu t'en vas ! » La physionomie exprime le regret; X... pleure.

— T. V. 38^ Sécrétion vaginale abondante.

2 1 avril. — Un examen complet montre que Vhémianesthésie est toujours absolue à droite (contact, piqûres, pincement, froid, chaleur, etc.), qu'elle intéresse la peau et les muqueuses (auriculaire, nasale, vulvaire, etc )., ainsi que les sens spéciaux. La notion de position est perdue pour le membre inférieur. — A gauche , la sensibilité est intacte.

Les fonctions de la respiration et de la circulation sont normales. — Le sommeil est toujours agité par des rêves pénibles, cela plus particulièrement avant ou après les attaques.— Les règles sont irrégulières ; parfois elles ne durent que quelques heures.

— Sauf le dégoût pour la viande et l'appétence pour les mets acidulés, épicés, les fonctions digestives s'accomplissent bien; le tympanisme est d'ordinaire très-léger.

Rachialgie au niveau des apophyses épineuses et des gouttières des 4<' et 5'^ vertèbres dorsales. La douleur est vive, énervante : « Ça me fait sauter, dit la malade ; un jour, j e me suis cognée à cet endroit, je suis tombée assise, toute étourdie. » La pression ne provoque pas les phénomènes

habituels de l'aura et partant d'altaque.

On a pratiqué, dans ces derniers temps, un certain nombre d'injections sous-cutanées de moi'phine et, depuis lors, X... présente des poussées à.'urticaire,(\vi\ se développent davantage à droite. Elle assure avoir des démangeaisons aussi intenses d'un côté que de l'autre.

1'='" mai. — Applications de l'or à l'extérieur ; chlorure d'or à l'intérieur.

5 mai. — Règles ; elles ont à peine coulé. X... passe la nuit dans le jardin.

6 mai. — 27 attaques.

22 mai. — Dans la journée,

13 attaques plus fortes que d'habitude; puis, attaques successives, sans retour de la connaissance, de 9 heures du soir à 1 heure et demie du matin. « Je croyais, dit la soussurveillante , qu'elle allait mourir. » La compression faite par plusieurs personnes a échoué. Arrêt définitif par le nitrite d'amyle.

29 mai. — De 8 à M heures,

14 attaques. — A 8 heures du soir, secousses très-fortes ; l'une d'elles l'a jetée à bas de son lit.

1'='" juin. — Secousses, puis

attaques de 8 heures du soir à 1 heure du matin.

2 juin. — Les attaques ont recommencé à 8 heures et continuent à 10 heures. Le corps est couvert de sueur ; la sécrétion vulvaire est abondante. T. V. 38°, 5. — Nitrite d'amyle. — Soir: T. R. 38°.

3 juin. — Ce malin, tremllemeiil de la jambe droite remplacé une demi - heure plus lard par une contracture.

A la suite de trois attaques épilepti/brmes, on note, en outre, une contracture du bras droit.

Membre inférieur droit : la hanche et le genou sont simplement roides, mais l'articulation du cou-de-pied est extrêmement rigide ; les orteils sont souvent animés de mouvements. — X prétend

« qu'on lui tire la jambe du talon à la fesse, comme avec un fil de fer. »

Membre supérieur droit : l'épaule et le coude sont roides, mais la flexion de l'avantbras sur le bras est possible ; le poignet est extrêmement rigide ; les doigts se roidissent dans la flexion et, de même que les orteils, sont agités de mouvements.

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