‹ Iconographie photographique de la SalpêtrièreChapitre 16 sur 23 · X... se plaint de tiraillements dans la tempe droite et dans · texte numérisé non relu

X... se plaint de tiraillements dans la tempe droite et dans

gion sternale ; le tronc s'incline en avant, est vertical.

la moitié correspondante du cou. Après un court arrêù, survient un second temps.

puis s'infléchit de telle laçon que le front arrive à quelques centimètres des genoux. Si-

multanément le bras et la jambe, du côté droit, s'allongent; le bras et la jambe du côte gauche demeurent tranquilles. {Fig. 6). La figure 7 donne une idée générale des deux temps (1).

A six heures du soir, X...

prend une potion avec 0 gr. 05 de chlorhydrate de morphine ; elle s'endort vers neuf heures

a voulu exécuter un mouvement.

9, 10 nov. — La chorée ne cesse que durant le sommeil.

Dans le jour, on compte 80 à 90 mouvements par minute.

Il nov. — 30 à 40 mouvements par minute.

Sous l'influence de la cmpressiov de la région ova-

et, pendant la nuit, on observe une immobilité complète.

8 nov. — Les mouvements choréiques n'ont pas reparu au moment même du réveil, mais aussitôt que la malade

(l) Ces trois figures, ainsi que les figures 4 et S, sont dues à M. P. Richer, interne du service.

Henné droite, les mouvements désordonnés cessent ; on note quelques plaintes, une tuméfaction de la région antérieure du cou, plusieurs mouvements bruyants de déglutition, la protrusion de la langue, et les membres du côté droit sont envahis par une contracture très-intense. Dès que « la compression est sus-

pendue, la contracture disparaît et les mouvements rhythmés du tronc et des membres tout à l'heure étendus et rigides recommencent de plus belle (1). »

12 nov. — La chorée rhythmique persiste. P. 108; T- R. 37°,9. Inhalation d'élher.

Cet agent détermine un délire semblable à celui qu'on observe durant les séries d'attaques : loquacité, confidences involontaires, hallucinations, modifications variées de la physionomie, etc. Ce délire a persisté pendant deux heures environ; les mouvements choréiques étaient alors suspendus. T. V. 38«. Puis, X...

a eu trois attaques qui ont laissé après elles une contracture des memires du côté droit.

Enfin, après avoir eu quelques secousses, X... a été reprise de sa chorée rliythmique jusqu'à huit heures et demie, moment où elle s'est endormie.—^yoîV : T. R. 37»,5.

13 nov. — Nous retrouvons la jeune malade avec les mouvements que nous avons décrits. Le nilrite d'ample

(l) Charcot. Leçon sur la chorée liystéiique rbythmique. {Progrès hiifJU-al, 1378, p. 03 et 1 1 1],

est administré à son tour.

Toute agitation cesse jusqu'à deux heures de l'aprèsmidi. Depuis lors, jusqu'à trois heures, X... a trois petites attaques après lesquelles la chorée rbythmique est revenue. Une nouvelle inhalation de nitrite d'amyle la suspend encore une fois.

La malade conserve une contracture des membres du côté droit. — La chorée reparait à six heures et demie et continue jusqu'à neuf heures, moment où la malade s'endort. Ce matin, T. R. 38°,2.

Aucun renseignement précis sur la nuit. Peu après son réveil, c'est-à-dire dès qu'elle a voulu s'asseoir, X... a été reprise de sa chorée et d'un bavardage incessant. — Inhalations répétées de nitrite d'amyle ; les mouvements choréiques s'arrêtent à onze heures et demie.

De deux heures à trois heures, trois petites attaques.

Après la dernière, les mouvements choréiques ont reparu dans les membres du côté droit. Nouvelle inhalation de nitrite d'amyle. La malade s'endort jusqu'à six heures. Elle prend un potage, se lève, est tranquille et se couche à huit heures.

U nov. — Le sommeil est venu lenlemenl et a été souvent interrompu. Ce matin, en se réveillant, X... avait une contracture du memire inférieur droit, dans l'extension, une co7itracture des mâchoires et de la langue. La compression ovarienne droite fait cesser la coutracture des mâchoires et de la jambe, mais le bras droit se contracture et la langue reste contructurée, recourbée, la pointe reportée vers la luette. — La compression étant abandonnée, la contracture disparait au bras et revient à la jambe.

Les mâchoires conservent leur liberté.

Inhalations successives de nitrile d'amyle. Les diverses contractures disparaissent , puis reviennent, et enfin cessent tout à fait et définitivement à onze heures.

'15 uov. — Hier, pendant toute la journée, X... a été calme, n'a offert aucun accident. Ce matin, elle a quelques mouvements incoordonnés se rapportant non plus à la chorée hystérique fhythniqiie, mais à la chorée mlgaire ; sa nouvelle chorée ressemble à celle de V...

(Obs. I, p. \ 18).

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