‹ Iconographie photographique de la SalpêtrièreChapitre 7 sur 23 · CD · texte numérisé non relu

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2 octobre. — Trois accès d'épilepsie. — Le 3, agitation. — Dans la nuit du 3 au 4, folie : P... se levait, s'habillait, allait d'un lit à un autre, bavardait. — Le 5, apparition des règles. — Le 6, la folie persiste; l'écoulement menstruel est peu abondant.

La malade rit sans motif. — Pourquoi riez-vous? — Rien, dit-elle, en riant plus fort ; ma mère est venue et vous

souhaite le bonjour Ce

qu'elle répète plusieurs fois.

Elle gesticule, fait aller trèsbien le bras et la jambe gauches. Elle était maintenuepar un lien sur un fauteuil. Déli-

vrée, elle saute, danse, rit.

Maigre les mouvements spontanés ou provoqués, la contracture n'envahit pas les membres du côté gauche.

P... se promène dans la salle.

Bientôt on s'aperçoit qu'elle urine tout debout dans la ruelle d'un lit. On le lui reproche, elle saute et rit aux éclats.

7 octobre. — L'agitation a continué jusqu'au soir. Quand on a voulu la coucher, P... a essayé de battre sa voisine et l'infirmière. A 7 heures, accès épileptique très-violent. — A partir de là, elle a été calme, mais elle n'a pas dormi.

Ce matin, elle est abattue ; la physionomie est hébétée. — P... a mangé seule, ce qu'elle ne faisait pas depuis quelques jours.— Elle gâte. T. V. 38°,5.

9 octobre. — Hier soir, elle a encore essayé de battre ses compagnes et la fille de service. Les règles ont fini cette nuit.

Du 11 au 21 octobre, elle a été calme. Son appétit est devenu exagéré. Interrogée à diverses repi'ises, elle a répondu qu'elle souffrait de la tète, au niveau du front, des tempes et de la partie antérieure des pariétaux ; parfois, elle précise davantage et mon-

tre la moitié antérieure du pariétal droit.

22 octobre. — Hallucinations de la vtie. P... voyait sa mère, lui souriait. — Elle se plaint de sa tête et de tremblements dans tout le côté gauche.

1876. P... n'a rien offert de spécial durant les neuf premiers mois.

Octobre. — Les règles ont paru hier. Du 2o au 30 septembre, pas d'accès. Le 1'^'' et le 2 octobre, secousses. — Le 3, trois accès. — Le 4, deux accès. — Le 5 et le 6, rien. — Le 7, folie furie^tse sans accès; P... voulait étrangler une de ses compagnes. — Le 8, excitation violente pendant une heure. — Le 9, un accès.

— Le 1 0, trois accès. — Le 1 1 , sept accès nocturnes. Délire ; hallucinations : elle voit des rats, court après eux. — Le 12, nuit agitée. — Le 14, secousses, tiraillements, sueurs.

— Le 15, grimace, tire la langue; attitudes singulières, changeant à chaque instant, des membres inférieurs. P...

ne veut parler que par signes.

— Le 16, pas d'accès.

Ce matin, 17 octobre, elle est calme. La physionomie est obtuse. La parole est lente, hésitante; on ne peut obtenir

aucune réponse sérieuse. Le plus souvent, elle ne paraît pas être à ce qu'on lui dit. — Contracture habituelle des membres du côté gauche. Les mouvements provoqués, la flexion du pied sur la jambe ne déterminent pas aujourd'hui de trépidation.

Après avoir été assez tranquille jusqu'au 12 novembre, P... a été prise, le 13, de rires convulsifs, puis d'agitation ; elle essayait de battre ses compagnes et on a dû la camisoler. Le soir, quand on l'a mise en cellule, elle a cherché à mordre l'infirmière. Le 14, bain et 2/4 de lavement avec 3 grammes de bromure de camphre. — Le 15, elle était plus calme ; elle a poussé de?, mugissements pendant des heures. Elle divague, ricane, mais reste dans son lit. Le traitement a été continué durant trois jours et l'agitation a cessé.

17 novembre. — P... refuse de parler. Elle a l'air renfrogné, mécontent. Elle ne veut pas allonger la langue, serre les dents. — Pas de contracture des membres. — La malade gâte toujours dans ses accès de délire.

28 novembre. — La flexion

dorsale du pied détermine les phénomènes suivants :

La tête se penche sur l'épaule droite et se porte en arrière; — la face regarde à gauche et en haut; — les yeux sont déviés dans le même sens ; — les paupières sont ouvertes ; le front est fortement plissé; — les sillons naso-labiaux sont très-accusés, le gauche plus que le droit; — la houche est tirée vers la gauche.

Le cou est vigoureusement tendu, comme gonflé.

Le membre supérieur ganclie^ soulevé à demi, est légèrement écarté du ti'onc et tordu en pronation ; — la main est fléchie à angle droit sur le poignet; le pouce et les deux premiers doigts sont allongés et appliqués les uns contre les autres; les deux autres doigts sont fléchis. — Toutes les jointures sont rigides, sauf celles des doigts qui ne sont que roides.

Le membre supérieur droit demeure, tout le temps, appliqué contre le lit, allongé, sans roideur. Les doigts sont fléchis; le pouce est placé entre l'index et le médius.

Le tronc se fléchit à demi.

Le membre inférieur gauche, très-rigide dans toutes SCS

articulations, le pied en varus équin, est d'abord immobile, pais envahi par des secousses tétaniformes.

Le membre inférieur droit est rigide, mais notablement moins que le gauche et n'offre que de rares secousses.

Ensuite, l'état de la face, du cou, des membres restant le même, il survient des convulsions cloniques qui soulèvent les deux membres inférieurs au-dessus du lit de telle façon que, durant la période clonique, la malade ne repose plus que sur les fesses. Ces convulsions sont assez fortes; elles durent 30 secondes.

Cet accès provoqué finit sans startor, sans écume.

1877. Septembre. — Accès assez nombreux le l'^"' et rien le 2. — Le 3, à 9 heures du matin, accès qui se succèdent avec un repos d'une ou deux minutes. On ne les a malheureusement pas comptés. A 10 heures, P. petit, régulier, à 96 ; T. V. 38°.

Description des accès. — Début : la tète quitte l'oreiller, se soulève, se porte en avant, puis se penche en arrière ; le front se plisse; la face rougit légèrement, regarde d'abord directement eu avant, puis à

gauche; les paupières sont écartées ; les globes oculaires sont fixes ; les pupilles normales; il n'y a pas de nystagmus. Les arcades dentaires frottent l'une sur l'autre; les lèvres se contractent; la bouche est tirée à gauche (Pl.

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