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gQ DE L’AXE SPINAL.
Ges deux noyaux si caractéristiques sont situés de chaque côté du raphé médian et en arrière de k substance grise centrale (PI. 59-5 et 5'et PI. 58-6 ets'). Ils reçoivent par leur circonférence antéro-externe la série des fibres nerveuses qui viennent successivement s’y distribuer et qui s’y comportent comme leurs homologues des régions sous-jacentes. Il est encore à noter que ces mêmes noyaux, de même que leurs congénères antérieurs de la moelle, donnent, dans la portion interne, naissance à une série de fibres entre-croisées sur la ligne médiane (PL 60 — fig. 2 3.). Ces fibres effé¬
rentes représentent donc ici les analogues des faisceaux spinaux antérieurs dont elles constituent, au point de vue du mode d’émergence et d’entre-croisement, les véritables équivalents morphologiques.
Substance grise centrale .— (PL 61, fig. 1. 5 — 5' et fig. 2, 6 et 6' et PL 62, fig. 1 •
4 et 4' ) La substance grise centrale acquiert dans la région bulbaire un développement considérable. Elle ne forme plus comme à la moelle des intumescences bilatérales et espacées de distance en distance. Il y a ici fusion sur la ligne médiane des éléments nerveux, la coalescence est complète et les commissures grises ont par cela même cessé d’exister. Néanmoins topographiquement, la substance grise centrale occupe toujours les mêmes points et elle est toujours satellite de la cavité du canal central. — On voit sur ces mêmes figures comment elle est véritablement interposée entre les points d’imr plantation des racines postérieures et celui des racines antérieures', et comment elle est le trait d’union indispensable qui relie entre eux ces deux foyers conjugués d’activité nerveuse.
A mesure que l’on s’élève, on constate que ces réseaux de substance grise occupent toujours la ligne médiane sous forme d’intumescences ; que leur masse s’étale de plus en plus à droite et à gauche et finit par se trouver en quelque sorte à nu.au niveau de la partie inférieure du quatrième ventricule, où nous la suivrons ultérieurement. (PL 59
Ip) Substance blanche.
Faisceaux postérieurs. — L’ensemble des faisceaux postérieurs de la moelle épinière forme au niveau de la région bulbaire une agglomération considérable de fibres nerveuses qui par sa présence déjette en dehors les noyaux d’implantation des racines postérieures de la région.
A ce moment ils présentent deux particularités remarquables : d’une part, leurs éléments fibrillaires continuant à s’élever dans le sens vertical, s’incurvent en dedans et en avant, et passent du côté opposé après s’être entre-croisés sur la ligne médiane, sans
qu’il soit jusqu’ici possible de les poursuivre dans leur direction ultérieure ; (PI, 23
4 et PL 59), dune autre part, ils subissent aussi au milieu de leurs éléments, l’intervention des plexus cérébelleux périphériques.
DE L’AXE SPrXAL.
De même que nous ayons yu, à propos des faisceaux spinaux antérieurs^ les fibres terminales des pédoncules cérébelleux transformées en réseau de substance grise, opérer successiyement la dissociation de leurs éléments par leur présence, de même ici nous voyons les mêmes éléments cérébelleux affecter une disposition analogue, et ce sont encore les fibres pédonculaires cérébelleuses inférieures qui jouent le rôle d’éléments dissocialeurs.
On les voit en effet sur les bords inférieurs du quatrième ventricule plonger obliquement en bas et en avant et se faufiler insensiblement au milieu des fibres des faisceaux postérieurs. (PL 23 i et r et PL 47 fig 2. — lo).
Ces fibres pédonculaires descendantes s’éparpillent insensiblement en suivant une direction tourbillonnée, et se disséminent dans les diverses intumescences gangliformes auxquelles elles sont tout particulièrement affectées.
Ainsi,— tandis qu’une partie d’entre elles sous forme de lignés concentriques se dirige vers les réseaux de substance grise qui forment les corps olivaires antérieurs (PL 57 et
5 g 6 et 6' ) — les autres, se dirigeant directement en arrière et en bas se confondent peu
à peuensecombinant avec deux amas gris spéciaux très-nettement limités de chaque côté du bec du calamus et qui déterminent la saillie des pyramides postérieures. Ces deux amas bilatéraux sont les corps olivaires postérieurs du bulbe (PL 23 3 et 3' PL 47. fig.
2 11. PL 59— 8 et 8'). . , ,
Ces deux intumescences postérieures qui jusqu’à présent ne me paraissent pas avoir ete nettement décrites par les anatomistes dans leurs rapports avec les fibres pédonculaires cérébelleuses, sont constituées par un tissu nerveux sui generis, très dense, de coloration jaune sombre dont les éléments histologiques jusqu’ici bien difficiles à isoler, se rapprochent néanmoins par leurs caractères généraux de ceux des olives anterieures du
bulbe. 1-0 ■ 4 .
11 est encore bien difficile de déterminer quel rôle ces deux amas gangliformes jouen
au milieu des fibrilles postérieures de l’axe au milieu desquelles ils sont plongés — faut-il les considérer comme un substratum de substance nerveuse dans lequel une partie d’entre elles viendrait s’amortir ?—Et d’autre part, quel rôle ces appareils condensateurs de l’innervation cérébelleuse sont-ils appelés à jouer dans les diverses mani estations
enchaînées des phénomènes de la motricité? . . j •
Ce sont encore là, autant de problèmes d’anatomie et de physiologie dont nous ne taisons que de poser les données et dont la solution ultérieure attend encore de patientes et sérieuses recherches.
Faüceaua, amérienn et faüeea«a> latéraux. - Les faisceaux anlérieys de la moelle arrivés à la région bulbaire, s’entrecroisent par groupes isolés ainsi que les Èusceaitt latéraux avec lesquels ils sont confondus. (PL 61 fig. 1 2 et PL 62 fio- 1 •)
Après cet entre croisement ils se reconstituent bientôt d’une.façon bien nette (Pi. 5b et 59- 1 et 1'). On peut les suivre ainsi à travers l’épaisseur de la protubérance jusqu au moment où ils pénètrent dans le corps strié (PL à6 et 47).
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Il n'en est pas de même des faisceaux latéraux qui, une fois entrecroisés sont perdusde Tue au milieu de l’intrication générale des éléments nerveux, et leur distributiou; ultime est encore à déterminer. -
(c) Pacines nerveuses.
Le groupe des racines postérieures de la région bulbaire est représenté par les fibres du pneumo-gastrique et du glosso-pharyngien. On peut en comparant le mode d’immersion dans la substance gélatineuse de ces divers groupes de racines constater les analogies qu’elles présentent avec leurs homologues delà moelle épinière (PL 61 —62 et 63).
Le groupe des racines antérieures présente des caractères plus tranchés ; à ce groupe appartiennent les fibres de l’hypoglosse et les fibres supérieures du nerf spinal.
Les fibres des hypoglosses (PL 58— 4 et k! et 59 — 5 et 5') abordent la moelle épinière sur le prolongement de la ligne des racines antérieures ; elles pénètrent directement d’avant en arrière à travers tous les éléments nerveux ambiants et vont toutes se perdre dans les noyaux que nous avons précédemment indiqués. Elles s’y comportent comme les racines antérieures des autres nerfs spinaux (1).
Le tronc du nerf spinal est constitué par des éléments de provenance distincte. — Par ses fibres les plus inférieures, il émerge de différents dépôts de substance gélatineuse de l’axe (PL 62 fig. 1 et fig. 2 — 5 et 5'), par ses fibres supérieures il émerge des régions antérieures (PL 61 fig. 1 fig, 2 — 2 et 2 '), Le nerf spinal représente donc un nerf mixte, un arc nerveux isolé formé par les éléments propres d’une racine postérieure et d’une racine antérieure combinés (2).