‹ Iconographie photographique des centres nerveuxChapitre 21 sur 90 · QUATRIÈME SECTION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME SECTION

DÉDUCTIONS PHYSIOLOGIQUES

En se reportant aux détails que nous avons donnés au sujet de ragencement des fibres nerveuses^ nous avons vu que les noyaux centraux de l’encéphale étaient rattachés à l’aide des fibres blanches à la substance grise des circonvolutions et que de la combinaison de ces différents éléments nerveux résultait un appareil harmonieusement équilibré dont toutes les pièces étaient strictement solidaires entre elles.

Cette disposition si simple et si remarquable à la fois^ qui fait de la Couche optique un noyau central placé au centre même du système dont il commande la marche et le groupement des fibres^ et dont les divers points sont par cela même en connexion avec toutes les régions de la périphérie corticale^ nous permet de jeter un jour nouveau sur les phénomènes encore si peu connus de la dynamique cérébrale, et d’étudier en quelque sorte la mise en action des différents apppareils dont l’ensemble constitue le système nerveux central. *

La couche Qu avons-nous vu en effet dans nos précédentes descriptions? La couche optique, Son'œn- ^^ 0 "®-^ous dit, est constituée essentiellement par des noyaux isolés et ' indépendants de gioméré. substance grise, recevant chacun des conducteurs nerveux isolés provenant des différents plexus sensoriels.

Chacun de ces petits centres est donc par cela même en rapport avec la réception d’impressions sensorielles de nature spécifique différente. Le noyau antérieur reçoit les impressions olfactives par le tœnia semi-circulaire ; — le moyen, les impressions optiques, — le médian, celles de la sensibilité générale; — le postérieur, les impressions acoustiques; et enfin, — la substance grise qui occupe la région centrale de la couche

DÉDUCTIONS PHYSIOLOGIQUES

optique et qui est le trait d’union naturel entre le cerveau et la moelle devient, par sa situation même, la voie de transmission sympathique pour les impressions irradiées de la périphérie, des plexus viscéraux.

La couche optique ainsi conçue est donc physiologiquement le véritable appareil récepteur dans lequel viennent se condenser toutes les impressions irradiées soit des plexus sensoriels, soit des plexus de la vie organique, et à ce double point de vue elle peut être légitimement considérée comme un véritable sensoriuni commune.

Nous nous sommes encore attachés à démontrer que la couche optique était reliée à La couche tous les points de la périphérie corticale par une série de fibres rayonnées qui établis- tement assosaient entre ces deux régions comme entre deux pôles opposés, une solidarité in- “nterré^'ont time : or, il est tout naturel d’admettre que ces fibres rayonnées qui plongent à la fois par une de leurs extrémités dans chacun des centres de la couche optique (pl. 45), et qui par l’autre, se perdent au milieu des réseaux de la substance corticale, transmettent au milieu de ces mêmes réseaux les ébranlements multiples dont elles sont animées; et qu’ainsi, les centres de la couche optique représentent les véritables 'portes ouvertes par lesquelles les impressions du dehors et les impressions viscérales passent, avant de remonter vers les circonvolutions qui sont le dernier terme de leurs évolutions successives.

Ceci étant admis, il résulte de cette conceptian nouvelle du centre nerveux, que les différentes catégories d’impressions sensorielles sont inégalement distribuées dans les divers départements de la périphérie corticale; — que les impressions olfactives, par exemple, sont disséminées plus particulièrement dans la substance grise de l’hippocampe ; — que les impressions optiques sont surtout localisées dans les régions antérieures du cerveau (pl. 4 et pl. 5); — les acoustiques, dans les circonvolutions postérieures (pl.5 et 6) — et que celles du centre médian (pl. 6 et pl. 7), qui est le point centrât par excellence du cerveau, sont disséminées dans toutes les régions de la périphérie.

D’une autre part, la physiologie expérimentale nous montre que les impressions centri- Achon métapètes qui passent à travers un ganglion sont' transformées par les éléments propres de impressions exce ganglion qu’elles traversent; or, les couches optiques représentent par leurs centres juxtaposés de véritables intumescences ganglionnaires conglomérées, pourvues à la fois d’un système de fibres afférentes et d’un système de fibres efférentes. Il est donc parfaitement naturel d’admettre que, l’identité de structure impliquant l’identité de fonctions, les cellules des centres des couches optiques jouent vis-à-vis des impressions sensorielles quelles reçoivent, le rôle d’appareils modificateurs; — qu’elles absorbent ces dernières, les travaillent en quelque sorte, et ne les irradient vers les réseaux de la périphérie qu’après leur avoir fait subir leur action métabolique qui, en leur donnant une forme nouvelle les rend en quelque sorte plus perfectionnées et plus assimilables pour les éléments de la substance corticale où elles vont se répartir.

Les impressions sensorielles de toutes sortes, irradiées soit des plexus de la périphérie

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