KE RIO N
lacée, puis elle s’aplatit et se décolore, à moins que d’autres lésions semblables ne se développent dans son voisinage. Quelquefois, et surtout chez les enfants, elle s’agrandit à la périphérie, et se transforme en une plaque saillante, molle, aplatie, du volume d’un demi-dollar. Généralement plusieurs tumeurs se réunissent pour former une tumeur plus volumineuse, dont les signes sont les mêmes que ceux que nous venons de décrire, mais plus marqués.
Dans les cas typiques, comme le nôtre, le diagnostic est très simple. Dan? aucune autre maladie le cuir chevelu n’est parsemé de bosselures et dépourvu de cheveux. On pourrait peut-être se tromper assez facilement lorsque la maladie est à son début. Quand le cuir chevelu devient le siège de tubercules mous, rouges et plus ou moins fluctuants, on pourrait croire à l’existence de furoncles, d'abcès, ou d’une éruption syphilitique. Cette dernière maladie ne se développe pas ordinairement à l’Age où l’on observe le Kérion, à moins qu’elle ne soit héréditaire ; mais alors les tubercules ne sont pas limités au cuir chevelu. Les furoncles ont une forme conique; leur base est indurée, ils tendent a la suppuration. Un grand nombre de petits abcès ne se développent pas sur le cuir chevelu sans cause apparente. Lorsque les cheveux ont tombé et lorsque l’empâtement a diminué, on pourrait croire à l’existence d’une alopécie circonscrite commençante. Mais dans cette affection la peau est blanche, lisse, non saillante, et ne présente aucune trace d’inflammation récente ou ancienne. Lorsque la maladie débute subitement et qu’elle est accompagnée d’un suintement considérable de sérosité à la surface de la peau, on pourrait la confondre avec l’eczéma aigu. Mais il faut remarquer que les cheveux se laissent facilement arracher, ce qui n’arrive pas dans l’eczéma.
Comme traitement , il faut fortifier le malade et pratiquer l’épilation. Que l’affection soit de nature parasitaire ou non, l’état des cheveux exige l’épilation. Les cheveux, en effet, ne sont pas, comme dans le sycosis, brisés ; ils restent à l’état de corps étrangers dans les follicules et les enflamment. L’avulsion des cheveux fait donc disparaître une cause d’irritation. L’œdème et les phénomènes inflammatoires diminuent, lorsqu’il se produit un écoulement abondant de sérosité à la surface de la peau. Il ne faut pas croire que l’épilation puisse guérir rapidement la maladie, même lorsqu’elle est produite par le trichophyton. Dans ce cas, le champignon n’est pas la cause unique du Kérion ; c’est, pourquoi sa destruction ne sera pas suivie d’une amélioration aussi prononcée que lorsqu'il s’agit du Trichophyton capitis.
TRICHOPHYTOSIS corporis.
Les maladies de la i>eak.
Planche XLIL
TRICHOPHYTIE
La Trichophytie esl une affection qui résulte de la présence dans la peau d'un végétal microscopique appelé Trichophyton. C’est une des trois affections parasitaires île la peau.
C’est une affection contagieuse, et à un degré plus élevé que la chromophytose. Les enfants y sont plus sujets que les adultes. Lorsqu’elle s’introduit dans une famille ou dans une école, elle ne tarde pas à atteindre presque tout le monde.
Elle s’observe aussi chez les chevaux, les vaches, les chats et d’autres animaux domestiques.
Suivant que la Trichophytie se développe dans telle ou telle partie du corps, elle présente certaines particularités qui permettent d’en décrire cinq formes, qui, par ordre d importance, sont : T. de la tête ! Tinea trichophytina tonsurans) ; T. de la barbe ( Tinea sycosis ; Sycosis parasiticà) ; T. du corps ( Tinea trichophytina circinata) ; T. de la jambe ( Eczema maryinatum); T. des on y les ( Onychomycosis ).
La T. du corps est la plus facile à étudier. Elle débute, soit sous la forme de petites vésicules réunies en groupes, soit sous la forme d’une petite tache rouge, qui plus tard est entourée d’un bord circulaire, légèrement élevé au-dessus de la peau. L’éruption est rarement accompagnée d’accidents inflammatoires. La plaque s’étend à la périphérie; à mesure qu’elle grandit, le centre s’aplatit, perd ses squames et tend à reprendre les caractères de la peau saine; quelquefois il reste légèrement pigmenté. L’éruption présente alors une disposition circulaire caractéristique. La plaque est rarement unique, le champignon se développant sur plusieurs parties du corps a la fois. Lorsque les plaques sont très rapprochées, elles se réunissent pour en former de plus grandes, de forme irrégulière.
La T. du corps se développe indistinctement chez les deux sexes et à tous les âges. On l’a observée chez un enfant, six heures après la naissance.
Dans la région génito-crurale, la chaleur et l'humidité de la peau favorisent le développement du parasite. L’éruption s’étend sur les fesses et sur la partie interne des cuisses. Elle est accompagnée de phénomènes inflammatoires, et chez beaucoup de personnes, d’eczéma. Dans les pays chauds, celle forme de la maladie est commune et tenace.
Sur les parties de la peau garnies de poils, la maladie (T. de la tête et T. de la barbe) débute par une ou deux plaques recouvertes de squames. Peu à peu les cheveux perdent leur brillant, deviennent cassants; finalement ils se brisent près de leur base. La plaque parait alors être dépourvue de poils, mais si on E examine de plus [très, on voit qu’elle est recouverte de squames, traversées par des poils très courts. La T. de la tête ne se développe jamais chez les adultes; ils sont plus sujets à la T. de la barbe. On gagne souvent la T. delà barbe chez les barbiers ; aussi l’appelle-t-on la y (de des barbiers. Mais sous ce nom on comprend deux maladies; l’eczéma et le sycosis. On croit habituellement que la maladie se propage par l’intermédiaire du rasoir. C’est là une erreur. Très probablement la propagation se fait par l’intermédiaire des serviettes, qui, étant humides, conservent et favorisent le développement du champignon.
La T. des onyles est très rare. Elle peut se développer seule ou concurremment avec d’autres formes de la maladie. Les ongles deviennent épais, décolorés et cassants. Les ongles de la main sont plus souvent atteints que ceux du pied.
Fox.
T RICHOPHYTIE.
Le diagnostic de la Trichophytie est ordinairement très simple. Cependant lorsque la maladie est envoie de guérison, ou lorsque, par suite d’un traitement mal dirigé, elle est compliquée d’eczéma, le médecin ne doit poser son diagnostic qu’après avoir fait un examen microscopique. On peut confondre la Trichophytie avec le favus, le psoriasis et l’eczéma. Au début, et avant que les croûtes jaunes caractéristiques se soient développées, le favus ressemble à la T. ; le diagnostic repose sur l’examen microscopique des poils. Le psoriasis se présente quelquefois sous forme de plaques circulaires, rouges, légèrement squameuses, et ressemble à la T. surtout lorsque le centre de ses plaques tend à se cicatriser. La localisation et la disposition symétrique du psoriasis aident alors au diagnostic.
L’eczéma simule toutes les maladies de la peau. Lorsqu’il est sec, squameux, disposé en petites plaques circulaires, plus ou moins nombreuses, comme cela se voit sur le visage, les seins et les mains, il ressemble à la Trichophytie. Cependant l’éruption eczémateuse est rarement circulaire, et elle n’est jamais nettement circonscrite par un bord saillant. De plus le centre de la plaque d’eczéma ne se cicatrise jamais isolément. On confond souvent la T. de la tète avec l’eczéma; cependant la forme de l’éruption, l’absence d’humidité, les squames et l’état des cheveux, devraient révéler la nature de la maladie. Dans les cas douteux, lorsqu’on soupçonne la présence de la trichophytie, on doit toujours examiner les cheveux au microscope.
TRICHOPH YTOSIS capitis.
Les maladies de la peau.
Planche XLIII.
TRICHOPHYTIE
Observation. — Un enfant se présente avec une plaque de trichophytie très enflammée, sur le poignet. Les mouvements de la main avaient produit une ou deux fissures très douloureuses. La maladie s’était communiquée à l’avant-bras de la mère, où elle se présente sous forme de deux cercles typiques, recouverts de squames.
Puisque la trichophytie est essentiellement une inflammation plus ou moins vive de la peau, produite par la présence d’un parasite végétal, le traitement doit être presque exclusivement local. Comme le trichophyton peut s’implanter et se développer sur une peau parfaitement saine, il es( évident qu’un traitement interne ne peut exercer aucune influence sur lui. L’expérience nous apprend cependant que dans certaines conditions la peau se laisse plus facilement envahir par le parasite, L’évolution de la maladie est plus rapide, et celle-ci est plus tenace, lorsque les individus qui en sont atteints sont affaiblis ou placés dans de mauvaises conditions hygiéniques. Dans ces cas un traitement interne peut hâter la guérison. Mais le plus souvent il faut instituer un traitement à la fois général et local. L’huile de foie de morue et les bains sont 1res utiles, surtout chez les individus lymphatiques, dont la peau fonctionne mal.
Le traitement local doit avoir pour but : 1° de calmer les accidents inflammatoires, s’il en existe; 2° de détruire le parasite. Le succès dépend de la manière dont on applique les remèdes. Dans un grand nombre de cas, on peut, dès le début, instituer un traitement énergique; mais chez les enfants et même chez l’adulte, quand la maladie atteint certaines régions dont la peau est susceptible, il est préférable d’employer des parasilicides plus doux, quitte à les continuer plus longtemps, que de s’exposer à produire des accidents imflammatoires ou de l’eczéma. Pour détruire le parasite, il est généralement nécessaire de détruire la peau et les cheveux où il est logé. Sur les surfaces non recouvertes de poils, la maladie est ordinairement superficielle et facile à guérir. Puisque les spores et le mycellium se développent entre les cellules de la couche cornée de l’épiderme, il est évident que tout ce qui peut détruire cette couche détruit le parasite. Lorsque celui-ci a envahi les follicules pileux et pénétré dans l’intérieur des cheveux, la guérison est moins facile. Quelquefois même la maladie est tenace, et récidive facilement.
A la surface du corps, là où les poils sont très lins ou font défaut, on peut se contenter de frictionner fortement la peau avec du savon noir. Pour hâter la guérison, on peut, entre chaque friction, faire des lotions avec une solution de thymol (3 à 5 °/0), d’acide phénique (10 à 15 °/o) 011 (* hyposulfite de soude (20 °/n). Si ces remèdes ne détruisent pas le parasite, ils en arrêtent le développement. Mais pour qu’ils soient efficaces, il faut les répéter à de courts intervalles; car le parasite se développe et se multiplie avec une très grande rapidité. La plupart des médicaments dits parasiticides sont simplement astringents ou légèrement caustiques. On devrait les appeler des épidermicides. L’encre ordinaire, des pièces en cuivre trempées dans du vinaigre, jouissent, et non sans raison, d une certaine réputation; mais le médecin ferait bien d'appliquer l’acide acétique ou la teinture d’iode. Cette dernière tache la peau et ne peut, par conséquent, guère être employée quand la trichophytie siège sur le visage. La teinture d’iode décolorée est peu utile. Le meilleur remède est une pommade à Fox. — 85 — 43
TRICHOPHYTIE.
l’acide chrysophanique à 5 °/0. Une vésication obtenue à l’aide de collodion cantharidé ou d’autres épispastiques est très efficace; mais on a rarement besoin d’avoir recours à ce moyen.
La T. de la jambe est difficile à guérir et pour deux raisons : les remèdes doivent être appliqués avec précaution; souvent la maladie se complique d’eczéma érythémateux. La peau devient rouge, épaisse et est le siège de démangeaisons; souvent, même lorsque le parasite a été détruit, l’eczéma persiste.
Le traitement de la T . de la tète est le même que celui du favus; après que les croûtes ont été enlevées, il faut avoir recours à l’épilation. Dans la Trichophytie, les cheveux sont plus difficiles à arracher que dans le favus, car le champignon pénètre dans l’intérieur du cheveu et celui-ci se brise lorsqu'on l’arrache. Il faut donc répéter Dépilation assez souvent.
Le pronostic de la Trichophytie est plus favorable que celui du favus, puisque le bulbe des cheveux ne se détruit pas si facilement ; la calvitie et l’altération des cheveux que l’on observe dans le favus ne se produisent pas. Après la Trichophytie, les cheveux peuvent reprendre, avec le temps, leurs caractères normaux.
Il y a différentes manières de pratiquer l’épilation. Je me suis servi d’une [tâte épilatoire composée de résine, de cire et de baume de Tolu. On mélange à chaud, et on en fail des bâtons d’environ 25 millimètres de diamètre. On chauffe légèrement l’extrémité de ce bâton, puis on la presse sur la partie malade. On enlève le bâton rapidement, en lui imprimant un léger mouvement de rotation. Les cheveux qui y adhèrent se laissent facilement arracher. Je préfère cependant une pince. — Celle-ci doit être fabriquée avec soin ; il faut que ses branches soient larges, rugueuses et s’adaptent exactement. Il ne faut pas qu’elle fatigue les doigts de l’opérateur. Lorsque le cuir chevelu ou la barbe sont malades depuis peu de temps, l’épilation est inutile. Il faut raser les parties et y appliquer des parasiticides. Si après cette opération le microscope ne décèle plus la présence de parasites dans les cheveux et les squames, il est inutile de raser de nouveau, mais il faut surveiller les malades pendant un mois ou deux, de crainte de récidive.
OHROMOPH YTOSIS
Les maladies de la peau.
Planche XL1V.
CHROMOPHYTOSE
Synonymie. — Chloasrna hcpaiicum, Pannvs hepaticiis, Tinea versicolor , Pityriasis versicolor, Pityriasis nigra.
Observation. — D. M.,2o ans. Le malade est au Dispensaire do New- York. La tumeur fongueuse était très volurni lieuse, mais quoiqu'elle ne fût pas aussi étendue que d’habitude, les plaques étaient plus saillantes et présentaient un aspect plus frappant que dans tous les autres cas, que j'ai observés jusqu’à présent. Tous les deux jours on appliqua de la teinture d’iode sur le côté gauche du tronc. Celle-ci communiqua aux parties malades, en outre de sa coloration jaune brunâtre caractéristique, une teinte plus foncée, qui rendit le contraste encore plus frappant qu'auparavant, entre la coloration de la tumeur et celle de la peau normale. Sur le côté droit on appliqua une solution d’acide phénique au quart. Celle-ci ne produisit d’abord aucune amélioration, mais plus tard elle fut appliquée trois fois par jour et lit alors disparaître l’éruption beaucoup plus rapidement que l’iode. On recommanda de pratiquer sur le dos des frictions quotidiennes avec du kérosène ordinaire; le résultat démontra l’efficacité de ce remède.
Le Pityriasis versicolor est une des trois principales affections parasitaires de la peau. Les deux autres sont la Trichophytie et le Favus. 11 est, peut-être, contagieux, mais rarement les malades savent comment ils l’ont contracté.
Il siège surtout et presque exclusivement sur le tronc et les extrémités supérieures, et s’étend quelquefois sur le cou, les joues et même sur les cuisses.
11 débute habituellement sur la partie supérieure de la poitrine et se développe souvent d’une manière symétrique. Cependant, au commencement, l’éruption peut être unilatérale, mais lorsqu’elle est ancienne et qu’elle a envahi plus ou moins complètement tout le tronc, la symétrie est très marquée. L’affection débute sous forme de taches jaunâtres, squameuses, du volume d’une tête d’épingle, qui augmentent graduellement en nombre et en grosseur. Généralement, lorsque pour la première fois, l’attention du malade est appelée sur l’éruption, les taches sont petites, isolées, au nombre de 20 ou plus; d’une teinte jaune brunâtre, qui tranche nettement sur la coloration générale de la peau; d’autres fois il existe une petite plaque irrégulière entourée de petites taches isolées et circulaires. A mesure que l’éruption s’étend, elle envahit la portion supérieure de la poitrine, et descend le long de la ligne médiane dans la direction du pubis. Elle envahit également quelquefois le dos, mais à un degré moindre. La région sternale, généralement envahie dès le début, reprend son aspect normal à mesure que la maladie progresse. Habituellement l’éruption n’atteint pas les aines, et elle est moins marquée dans l’aisselle et sur les côtés du thorax, que sur la poitrine et le dos.
Les taches circulaires sont habituellement saillantes; mais les plaques diffuses le sont moins; c’est à peine quelquefois si elles se soulèvent au-dessus de la peau normale. Leur bord peut être nettement limité; quelquefois, au contraire, leur teinte se confond insensiblement avec celle des parties saines, à tel point qu’il est difficile de dire où commence et où finit la tache.
L’éruption est quelquefois accompagnée de légères démangeaisons, mais généralement pas assez vives pour attirer l’attention du malade. Chez ceux qui sont plus soigneux de leur personne, on ne découvre souvent l’éruption que par accident. Quoiqu’elle se rencontre chez des personnes qui prennent des soins de propreté, elle est beaucoup plus commune chez ceux qui transpirent
beaucoup et dont la propreté laisse à désirer. Ou la rencontre rarement dans les dispensaires, à moins que les malades ne se croient atteints de syphilis, et c’est souvent en cherchant l’éruption syphilitique que l’on découvre le pityriasis.
La maladie peut persister pendant très longtemps, si l’on ne fait rien pour la faire disparaître. Quelquefois les plaques restent stationnaires, d’autres fois elles s’étendent rapidement et ont une tendance à récidiver. Elle atteint également les deux sexes ; elle est assez commune au commencement de l’àge adulte et rare chez les vieillards.
Le diagnostic est facile à cause de la coloration et de la configuration particulière des taches et de la desquamation. Dans les cas où le malade est très soigneux de sa personne, l’éruption peut être étendue, et cependant n’être reconnue que grâce à la teinte légèrement jaunâtre qu’elle imprime à la peau. Dans les cas douteux le microscope pourra aider à établir le diagnostic.
La maladie étant une affection locale, le traitement doit être local. 11 faut tenir compte de deux faits importants : 1° que l’affection est limitée à l’épiderme et que tout ce qui détruit les couches externes de celui-ci détruira la maladie ; 2° il faut guérir la maladie complètement , nettoyer et désinfecter le linge du malade; autrement l’éruption reparaîtrait.
Des frictions au savon, répétées tous les jours, suffisent souvent pour faire disparaître le pityriasis : elles devront être énergiques; on laissera le savon sur la peau pendant huit jours. Un bain suffira alors pour détacher l’épiderme détruit par les frictions, ainsi que les spores et le mycélium du parasite. On peut se servir du savon noir, quand ou ne peut pas se procurer du savon vert. Les badigeonnages de teinture d’iode atteignent le même résultat. Ce dernier remède a cet avantage, qu’il communique aux parties malades une teinte beaucoup plus foncée qu’à la peau saine. Une pommade à l’acide chrysophanique guérit rapidement l’affection, mais elle irrite la peau et tache les vêtements. Lorsque l’éruption parait guérie, il est utile d’appliquer sur la peau, et pendant plusieurs semaines de suite, une lotion à l’acide phénique à 5 °/0, ou la suivante qui est plus agréable :
^ Hjpophosphite de chaux . . . . . 8 gr.
Eau distillée de roses . . . 192 gr.
SCABIES, SCABIES.
Les maladies de la peau.
Planche XLY.