‹ Iconographie romaine (volume 2)Chapitre 12 sur 45 · II · texte numérisé non relu

II

(1) Vit. M. Aurel., XXVII.

(2) Orat. , (X.

FAMILLE D’ANTONIN-PIE

là il fit prendre à ses soldats l’habit civil, la toge; et jamais, dit c„ap. v. Capitolin1, les soldats, sous son resue, ne portèrent le costume Antonin-Pie

1 7 7 » 7 1 et sa famille

militaire (en Italie sans doute): hommage que les bons princes adoptive, rendirent toujours à la majesté du peuple. Arrivé à Rome, il r' xu c' x"' triompha des Germains et des Sarmates avec son fils Commode, qu’il nomma consul l’année suivante, 177, quoiqu’il n’eût que seize ans, et que jamais on n’eût vu de consul si jeune. Cette même année il remit au peuple tout ce qui pouvoit être dû au domaine impérial et au trésor public depuis quarante-six ans1, époque de la derniere remise de cette espece sous Hadrien; et il fit brûler les créances dans le forum. Mais cette opération fut faite avec négligence; car son indigne fils et successeur trouva assez de titres pour rendre ce bienfait inutile. «Marc-Aurele, dit « l’historien Dion , donna des sommes considérables à plusieurs « villes, et entre autres à Smyrue , qui avoit été renversée par un «tremblement de terre; et il chargea un sénateur, qui avoit été «préteur, de présider à ce rétablissement. De là vient que je «vois avec étonnement ceux qui blâment Marc-Aurele, et qui «nient que ce prince ait été libéral. A la vérité il menoitune vie «extrêmement modeste et frugale, mais jamais il ne se refusa à « de dépenses nécessaires, quoiqu’il ne persécutât personne pour «en obtenir de l’argent, et qu’il fît même de grandes dépenses «au-delà de celles qui étoient fixées pour chaque année.»

La guerre s’étant rallumée dans la Germanie avec une fureur nouvelle, l’an 178 (g3i de Rome), Marc-Aurele se bâta de faire épouser à Commode Crispine, et de partir avec lui pour cette contrée. Avantson départ, il jura, sur l’autel de Jupiter Capitolin, que depuis son avènement au trône aucun sénateur n’avoit été

(1) M. Aur., XXVII. (2) Dio , LXXI , 3a.

94 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

Ca,vp. v. tué par son ordre, ni même à sa connoissance, et qu’il auroit Aitonm-p.e pardonné aux rebelles s’il eût pu prévoir qu’on leur ôteroit la vie adopte. avant le jugement '. Il demanda au sénat la permission de puiser h xi.i " xi.ii. tjans je tr^sor pUbRc les sommes nécessaires pour la guerre de Germanie', disant que tout appartenoit au sénat et au peuple, même le palais impérial. Enfin il se rendit au désir que lui témoignoient les philosophes de toutes les sectes de leur expliquer ce qu’il y avoit de plus profond dans leurs doctrines; l’entretien qu’il eut avec eux à ce sujet dura trois jours3.

Les craintes que sembloit annoncer la demande des philosophes, et que la foiblesse de l’empereur pouvoit faire naître, se réalisèrent. En effet Marc-Aurele , après avoir remporté, l’an 1 79, une grande victoire sur les Marcomans, les Hermundures, les Quades, et les Sarmates réunis, et les avoir affoiblis au point d’espérer qu’ils 11e pourroient se défendre encore une année, mourut, le 17 de mars 180, âgé de près de cinquante-neuf ans , après dix-neuf ans de régné. Dion4, qui avoit vécu avec des contemporains de ce prince, dit : «Il ne mourut pas de la maladie «dont il étoit attaqué, mais, ainsi que je l’ai appris comme une «chose certaine, du poison que lui donnèrent des médecins, «pour plaire à Commode. Lorsqu’il sentit sa fin approcher, il «recommanda son fils aux soldats (ne voulant pas laisser croire «qu’il avoit été précipité dans la tombe par cet enfant dénaturé) ; « et il répondit au tribun qui lui demandoit le mot d’ordre : Allez «au soleil levant, car pour moi je décline vers mon couchant.» Zonare etCeclrenus ont adopté le récit de Dion; mais Capitolin, Eutrope, les deux Victors, et Hérodien, disent qu’il mourut de maladie. Au reste je ne sais quelle fatalité s’est attachée a cet

(1) Capitol. , XXIX.

(2) Dio. LXXI, 33.

(3) Vict., Cœs., XVI.

(4) Lib. LXXI , 33, 34-

FAMILLE D’ANTONIN-PIE

évènement, car les historiens varient non seulement sur le genre de mort, mais encore sur le lieu où il arriva; Tertullien ' dit que ce fut à Syrmium (Sirmich, dans l’Esclavonie) ; et les deux Victors, à Vindobona (Vienne), autre ville de la Pannonie. On ne peut mieux peindre la douleur générale que causa la mort de Marc-Aurele , et l'opinion presque universelle de sa ressemblance avec les dieux, qu’en transcrivant le texte de Capitolin1 2. « Ce ne fut pas assez des honneurs divins que rendirent à «sa mémoire les citoyens de tout âge, de tout sexe, et de toute «condition; on regarda même comme un sacrilege celui qui «n’avoit pas dans sa maison le portrait de ce prince, lorsque sa «fortune lui permettoit ou lui imposoit ce devoir. «

Des neuf enfants dont Eaustine le rendit père , les monuments n’ont conservé la mémoire que de Commode, son successeur; d’Annius Verus, qui mourut à l’age de sept ans; et de Lucille, qui, après avoir été l’épouse de Lucius Verus, devint celle de Claudius Pompeianus, dont Capitolin ’ fait le plus grand éloge. C’est de lui qu’a voulu parler l’empereur Julien4, lorsqu’il a reproché à Marc-Aurele d’avoir laissé l’empire à un fils aussi vicieux, «tandis qu’il avoit un gendre très capable de biengou- «verner, et qui même auroit travaillé plus attentivement à « corriger les défauts de son fils que celui-ci ne l’auroit fait lui- « même, j)

J’ai parlé de l’obligation où se virent, après la mort de Marc- Aurele, tous les citoyens opulents d’avoir le portrait de ce bon empereur; c’est la cause pour laquelle il nous en est parvenu un si grand nombre. Aussi leur a-t-on consacré ici une planche entière, la X.LP. Les n° i et i présentent la face et le profil de ce

Ch ap. V.

Antonin-Pie et sa famille adoptive.

!. XLI et XLII.

NJ i et a.

(1) Apolog. , XXV.

(2) M. Aurel. j XVIII.

(3) In L. Ver 0 , X.

(4) Cœsar.

q6 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

Dim v. prince dans sa jeunesse. Ce buste, de marbre de Paros, qui est Antomn-Pie pjacé dans le musée royal, sous le n° 3i6, a été trouvé dans les adoptive. fouilles que le prince Marc-Antoine Borghese fit faire, en 1792, xu M xi. 11. (jans jes rujnes Jg l’antique Gabie'. Il est très précieux, parcequ’il présente Marc-Aurele plus jeune encore que les deux bustes de ce prince jeune conservés au Capitole.

N» 6 et 7. C’est aussi au Capitole, devant le palais du Sénateur (gouverneur de R.ome), qu’est placée la statue équestre du même empereur, un peu plus grande que nature; on voit ici, sous les n° 6 et 7, la face et le profil de cette statue , le plus beau monument de bronze antique qui soit parvenu jusqu’à nous, x 4 L-t 5. Pour justifier la ressemblance des têtes gravées ci-dessus, on a choisi deux des plus beaux médaillons de bronze de Marc- Aurele. O11 voit sur l’un, frappé l’an 1 4<G , sa tète jeune, nue, avec la légende AVRELIVS CAESAPt AV Gustus PII FiliusTRibunitiâ POT estate II. COS. ( consul ) II. Revers: Hercule tenant sa massue, et portant un trophée, monté sur un char que traînent quatre centaures : ils tiennent chacun un attribut relatif à l’une des saisons ; un chevreau (le Printemps) , une faux (l’Eté), un panier de raisin (l’Automne), un lievre (l’Hiver); avec la légende TEMPOR.YM FELICITAS, «le bonheur des temps.» Le revers du second médaillon, qui est sans légende, présente un type analogue au précédent; une femme debout près d’un navire, versant une corne d’abondance dans un boisseau, rappelle les distributions des blés d’Egypte au peuple romain , distributions que Marc-Aurele surveilla toujours avec un soin particulier. Le buste de ce médaillon porte une couronne de laurier, le haut d’une cuirasse et du paludamentum. Légende :

(1) Monum. Gab., tav. XV.

FAMILLE D’ANTONIN-PIE

Marcus AVRELükf ANTONINVS AM G us lus ARMENIACVa P ontifex M aximus IMP erator IL TKibunitia Voteslale XIX. CO S. ( consul ) III. La dix-neuvieme puissance tribunitienne de Marc- Aurele répond à l’an i65.

Une des plus belles têtes de Marc-Aurele jeune est celle de la médaille de bronze du n° 3 , autour de laquelle on lit AYRELIYS CAESAR. AYG ustus PII Pilius COS. [consul) Se7iatus Consulto ; et de 1 autre côté, la tète d’Antonin couronnée de laurier, avec la légende ANTONINYS KVGustus PIVS Pater P atriceTRib unifia P otestas COS ( consul ) III.

Faustine jeune, épouse de Marc-Aurele, reçut, la première des impératrices, le titre de Mere des soldats {Mater castrorum ), après la victoire de Marc-Aurele sur les Marcomans. Des médailles et un texte de Dion 1 en font foi; mais on ne peut découvrir le motif de cette basse flatterie. Si on l’eût surnommée la femme des soldats , ou Messaline , on eût peint d’un seul mot les débauches effrénées qui seules lui ont fait accorder une place dans 1 histoire, et dont sa mere, Faustine, lui avoit donné le honteux exemple.

On ignore l’année de sa naissance. Hadrien, en adoptant Antonin , son pere, lui ordonna de la marier à Lucius Verus, quand celui- ci auroit atteint l’âge prescrit par les lois; mais Hadrien étant mort bientôt après , et Lucius Verus se trouvant trop jeune, Antomn proposa la main de Faustine à Marc-Aurele. On ne sait pourquoi leur mariage ne fut célébré qu’un an après, l’an i3g, ou, selon d autres, une des années suivantes, jusqu’en 146. Il sembleroit même quil faudroit s’attacher à la derniere, 146, si

(1) Dio, LXXI, jo.

Ch a p. V.

Antonin-Pie et sa famille adoptive- *1. XLI et XLII.

ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

Chap. V.

Anlonin-Pie et sa famille adoptive.

PI. XLI et XL1I

l’on devoit prendre à la lettre le texte un peu vague de l’historien de Marc-Aurele1 2 : «Après cela, dit Capitolin, il épousa Faus- «tine; et celle-ci l’ayant rendu pere d’une fille, Autonin lui ac- « corda les honneurs de la puissance trihunitienne : » or c’est l’année 147 qui fut la première de ses puissances.

Faustine porta le surnom d’Auguste avant même que son époux fût devenu empereur1.

La naissance de Commode, l’an 161, dans les premiers mois du régné de Marc-Aurele, auroit dû le combler de joie; mais on disoit publiquement dans Rome que ce prince étoit fils d’un gladiateur3. Capitolin ajoute, «Il n’est que trop certain que Faus- « tine,étantà Cajeta( aujourd’hui Gaëte, dans le royaume de Na- « pies ), choisissoit les complices de ses débauches parmi les gladia- « leurs et les matelots.» Victor4 rapporte des détails auxquels notre langue se refuse. Telle fut donc l’épouse et la fdle de deux empereurs que tous les siècles ont appelés la Vertu personnifiée !

Une conduite si blâmable sembloit autoriser tous les soupçons. On accusa Faustine d’avoir empoisonné sou gendre, collègue de Marc-Aurele, l’empereur Lucius Verus, et d’avoir employé pour ce crime le secours de sa fille, Lucille , que ce prince avoit épousée l’an 164. Capitolin ’ rapporte ces bruits populaires, que je discuterai dans la vie de Lucius Verus. Un autre soupçon aussi grave plane sur la tète de Faustine ; on l’accuse d’avoir favorisé la révolte d’Avidius Cassius. Dionb dit, sans employer aucune expression de doute , « Cassius se rendit coupable de ce «crime, trompé par Faustine, qui, voyant son mari d’une santé « languissante , et le croyant près de mourir, craignit d’être ré-

(1) Capitol, VI.

(2) Mabill., Annal . , IV, 5oo.

(3) Capitol., XIX.

(4) Cœsar. , XV.

(5) In Ver o, X.

(6' Lib.LXXI, 22, 23.

FAMILLE D’ANTONIN-PIE

« duite (elle qui avoit eu pour pere Autonin) à l’état de simple «citoyenne, parceque Commode étoit encore fort jeune et d’un «caractère foible. De sorte quelle lui persuada en secret de se «préparer, dans le cas où la santé de Marc-Aurele s’affoibliroit «sensiblement, à devenir empereur, et à l’épouser. Le bruit de «la mort de Marc-Aurele se répandit bientôt après ( car les bruits «fâcheux circulent avec le plus de rapidité). C’est pourquoi il prit «le titre d’empereur, avant d’avoir reçu des renseignements plus «certains.» Capitolin' s’exprime de même ; il ajoute seulement « que plusieurs personnes le disoient ut quidam dicunt. » C’est aussi avec la même restriction que l’auteur de la vie d’Avidius Cassius reproduit cette accusation contre Faustine2, dans un endroit où il donne à entendre que le bruit de la mort de Marc- Aurele étoit une ruse de Cassius, qui craignoit de trouver un obstacle à ses desseins dans l’amour des peuples pour ce prince, tant qu’ils le croiroient encore vivant. Ailleurs le même historien , Vulcatius Gallicanus, rapporte deux lettres de Faustine à son époux, par lesquelles elle le presse de punir sévèrement Cassius ; et il en conclut qu’elle n’avoit eu aucune participation à sa révolte. Mais seroit-ce la première fois que l’on auroit vu un criminel chercher à anéantir les preuves de son crime en bâtant la mort de ses complices? D’ailleurs on révoque en doute l’authenticité de ces lettres de Faustine3.

On la vit quelquefois s’intéresser publiquement au sort des malheureux, soit que ce fût par ostentation, soit que la pitié puisse conserver une place dans un cœur corrompu. par des débauches habituelles. Dans le démêlé d’Hérode Atticus et des Athéniens4, l’impératrice prit ouvertement le parti des derniers;

Cil A P. V.

Antonin-Pie et sa famille adoptive.

PI. XLI et XI, II.

( i ) In Marco , XXIV.

(2) In Avid. Cassio, VII, IX.

(3) Dio, Reimari , I[, p. 1190, note 83.

(4) Phil., Soph., Il, 1, 11.

xoo

ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

chip. v. elle sollicita l’empereur en leur faveur; et sa fille, âgée seule-

Antomn-p.e ment qe trois ans, joignit ses caresses aux prières de sa mère.

et sa famille ' J ° A

adoptive. Enfin l’an 175 mit un terme à une vie aussi licencieuse. Fausn xn et xlii. gU; avo;t suivi son époux en Orient, mourut au pied du

mont Taui’us', dans le bourg d’Halala, que Marc-Aurele éleva depuis au rang de colonie, sous le nom de Fauslinople. Dion dit «qu’on ignoroit si elle étoit morte de la goutte, ou par un « suicide, de peur d’être convaincue de complicité avec Cassius. » L’empereur agit ainsi probablement d’après le dessein qu’il avoit formé de paroitre ignorer les dérèglements de son épouse, et de ne voir seulement en elle que la fille d’Antonin, de qui il avoit reçu l’empire. Quoiqu’il ne fit pour honorer sa mémoire que ce qui avoit été pratiqué pour les autres impératrices, cependant elle le méritoit si peu par elle-même, que cette conduite rendit Marc-Aurele l’objet des railleries de ses concitoyens, et, plus tard, de Julien l’Apostat ’.

k ’ i et 2. La planche XLII présente , sous les n» i et 2,1a face et le profil d’un buste de Faustine jeune, conservé au Capitole, dont le travail est admirable. La ressemblance de ce buste est prouvée .v 3, 4, m 5. par les têtes des trois médailles, gravées sous les n° 3, 4, et 5.

Sur la première on voit la tête de Faustine, avec la légende DIVAE • FAYSTTNAE • PIAE; au revers, une femme assise portant un phénix, symbole de l’immortalité , posé sur un globe; vis-à-vis d’elle , trois enseignes militaires ; légende , MATRl CASTRORUM. Le voile dont est coiffée Faustine, avec l’épitbete DIYA, qui annonce l’apothéose de l’impératrice, ne se voient ensemble que sur cette médaille d’or du cabinet du roi3. Le second, de moyen bronze, présente la tête de Faustine, avec

(i) Dio,LXXI,29. (2) Cœsar. (3) Mionnet, Médailles romaines , 146.

FAMILLE D’ANTONIN-PIE

IOI

la légende FAVSTINAE AYG ustce PII AY Gusti FILôe. Au revers, Vénus tenant une pomme, son symbole ordinaire, et le gouvernail, symbole de la Fortune; légende, VENVS • S ■ C. Un texte de Dion ', expliqué par la troisième, la rend précieuse. Il dit qu’entre autres honneurs décernés par le sénat à la mémoire de Faustine on devoit lui élever un autel sur lequel viendroicnt sacrifier tous les nouveaux mariés; au revers de cette médaille de bronze paroit Faustine assise, tenant une haste, comme une divinité, avec deux jeunes épouses qui portent le jlammeum (voile des filles qui se marioient), et la légende AETER1NITAS • S • O On lit autour de la tête DIVAFAVSTINAPIA.

Annius Verus, fils de Marc-Aurele et de Faustine jeune, mourut, âgé de sept ans, l’an 170 (923 de Rome). Il trouve place dans l’iconographie ancienne, parceque l’on conserve de lui au Capitole un beau buste de marbre gravé ici sous les n° 7 et 8, et que l’on a quelques médailles fort rares qui en prouvent la ressemblance: tel est le grand bronze du n° 6, sur lequel on voit d’un côté la tête nue du jeune prince, avec la légende ANNIYS YERUS CAESar ANTON1NI AYGusti FlUus; et au revers, celle de son frere Commode, avec la légende COMMODYS CAESar ANTONINI AVG usti FIL ius. Celui-ci étoit plus âgé de deux ans; ils avoientété nommés Césars ensemble le 12 octobre 166 ". La mort d’Annius Yerus fut causée par l’amputation trop tôt laite d’une tumeur qui s’étoit formée sous son oreille. Marc- Aurele en lut très affligé; cependant il eut le courage de consoler les médecins, et il fit rendre à la mémoire de cet enfant de grands honneurs. Hérodien3 lui donne le surnom de Verissimus, qu’avoit eu sonpere.

(1) Lib. LXXI, 3t. (2) Capitol., M. Aurel , XXI. (3) Lib. I, n° 1.

Chap. V. Antonin-Pie adoptive.

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