PI. LT K
(1) Dio, LXXtX, 9.
FAMILLE D’ELAGABALE.
igi
Eassus, qu’il avoit fait mourir parcequ’il trouvoit clans la vie de ce consulaire, exempte de reproches, une censure de la sienne, ou plutôt parceque ses sollicitations n’avoient pu ébranler la sagesse de son épouse1. L’ayant rendue veuve, il la contraignit de cacher ses larmes, et de lui donner la main l’an 0.0.1. Arrierepetite-fdle de Marc-Aurel e , elle n’ajouta point à ses noms patronimiques ( Annia Faustina) le surnom de Julia, comme le faisoient les femmes de la famille d’Elagabale. Ses vertus 11e la préservèrent point du sort commun à toutes les épouses de cet empereur; il la répudia.
La fabrique des médailles qui portent pour légende autour d’une tête de femme ANNIA • FAVSTINA ■ AVGVSTA, la coiffure de cette tête, et la conformité des types de ces médailles avec ceux des médailles qui représentent les épouses d’Elagabale, les ont fait attribuer à sa troisième femme. Elles nous ont appris son nom. On en voit ici, sous le n° 6, une de grand bronze extrêmement rare : la légende, CONCORDIA, entoure les ligures d’Elagabale et d’Annia Faustina, qui se donnent la main; à l’exergue, S. C. , et dans le champ , l’étoile d’Elagabale.
§. 2. JULIA SOEMIAS,
MERE D’ÉLAGABALE,
Elle porte sur les médailles ces deux noms, dont le second (sou nom propre) y est écrit de plusieurs maniérés. Une inscription grecque, expliquée par Oderici, ajoute celui de Bassiana \ Julia Domna, sa tante maternelle, l’introduisit, vers l’an 204,
(1) Dio, LXX1X, 5, g; Herod. , V, (a) Dissertât, et Adnot. , 199. Eckhel,
i4- D.N. F., VII, 245.
Chat. IX.
Élagabale et sa famille.