‹ Iconographie romaine (volume 3)Chapitre 15 sur 40 · ET ANTQNIA SON ÉPOUSE · texte numérisé non relu

ET ANTQNIA SON ÉPOUSE

Nero Claudius Drcsus est le seul prince de la famille de César et d’Auguste dont l’histoire ait conservé les regrets en faveur d e l’antique liberté. «libéré, dit Suétone1, dirigea ses «manœuvres odieuses pour perdre ses parents , et d’abord contre «son frere. Il remit à Auguste une lettre qu’il avoit reçue de «Drusus, dans laquelle il lui parloit des moyens de forcer l’em- «pereur a rétablir la liberté.» Tacite dit' : «Le peuple romain «conserva pour la mémoire de Drusus un grand respect; et l’on «croyoit que, s’il fût parvenu à l’empire, il lui auroit rendu la «liberté.» Mais il rapporte, au sujet de Germanicus, l’observation suivante3: «L’attachement du peuple n’avoit pas procuré «à Drusus une heureuse destinée; Marcellus, l’espoir de la na- «tion, avoit été enlevé dans l’âge de l’adolescence; les objets «de l’amour du peuple romain avoient peu vécu et avoient été «malheureux. »

Drusus l’ancien naquit l’an de Rome 716 (38 ans avant l’ere vulgaire), non dans la maison de Tiberius Claudius Nero, époux de sa mereLivie, mais dans celle d’Octave, qui avoit forcé celui-ci à la répudier pour l’épouser lui-même. Livie étoit déjà mere du prince qui succéda à Auguste sous le nom de Tibere; et elle étoit alors enceinte de Drusus4. Il vit le jour trois mois après ce

(1) Siiet.. L.

(a) Annal. I, 33.

(3) Ibid. , It, 41.

(4) Suet., cap. i.

mariage; ce qui fut consigné dans un vers grec qui devint proverbe , et dont voici le sens : «Heureux les peres dont les enfants « naissent à trois mois ! » Il fut d’abord nommé Decimus; ensuite, Nero : il porte sur les médailles trois noms ; ceux de Nero Clauclius , qui désignent la famille de son pere, et celui de Drusus , qui appartenoit à la famille Livia, de laquelle sa mere tiroit son origine.

Auguste , en 735 , autorisa Drusus à postuler les honneurs de la préture, et lui accorda ensuite les magistratures cinq ans plus tôt que les lois ne le permettoient. Il en exerça les fonctions, en 738, pour Tibere, qui avoit suivi l’empereur dans les Gaules'. L’année 73g, Auguste lui confia le commandement des légions qui combattoient contre les Germains. Il le conserva pendant les cinq années qui suivirent celle-ci, et qui terminèrent sa vie. Il réprima les courses que faisoient sur le territoire de l’empire les Sueves, les Sicambres, les Chérusques, et les Frisons, et força quelques uns de ces peuples à subir le joug des Romains.

Ces succès militaires le rendirent célébré; mais il l’est devenu avec plus de raison pour avoir fait creuser, douze ans avant l’ere vulgaire, le canal qui porte son nom, Fossa Drusiana ’. Pour transporter plus facilement les troupes et les munitions de guerre, il l’ésolut de joindre le PJiin à la riviere d’Issel, et de rendre cette riviere navigable jusqu’à l’Océan septentrional. Quelques uns pensent que le canal commençoit à Arnheim, passoit à Leyde, et de là tomboit dans l’Océan; mais l’opinion qui a le plus de partisans est qu’il alloit d’Arnheim à Doësbourg, ou depuis le Rhin jusqu’à l’Issel. Des deux hras du Rhin qui formoient l’üe des Bataves, l’un, appelé le Y allai, se joint à la

(1) Dio.LIV, 19. (2) Tacit., II, 8.

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Famille des Césars.

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Chat-, J.

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Meuse; l’autre, appelé simplement le Rhin, est celui où aboutissoit le canal de Drusus, long d’environ onze mille pas (àpeu près trente-trois lieues moyennes) , et commençant à l’Issel. Tacite ' l’appelle aussi Flumen Nabolia , c’est-à-dire le Nouveau- Valial. Ce bel ouvrage de Drusus subsiste encore ; il conduit les eaux du Rhin dans le Zuyderzée.

La même année Auguste le nomma édile et préteur (iln’avoit encore été ([ue préteur honoraire). Après avoir pacifié la Germanie , Drusus revint à Rome, en 744? avec Auguste et Tibere. Tacite1 2 3 dit que l’empereur lui avoit donné, ainsi qu’à Tibere, le surnom d 'imperator. Dion3 attribue ce fait aux soldats, qui proclamèrent imperator l’un el l’autre; mais il ajoute qu’ Auguste ne ratifia pas ces choix , quoiqu’il augmentât, d’après cet événement, le nombre de fois qu’il avoit pris ce titre pour lui-même. Il n’en fut pas ainsi du petit triomphe ou de l’ovation, ni de la dignité de proconsul (après l’expiration du temps de la préture), que le sénat décréta en l’honneur de Drusus.

Auguste permit aussi , en 7 4 5 , que ce prince fût nommé consul. Mais Drusus n’acheva pas l’année de son consulat. Retourné dans la Germanie pour apaiser de nouveaux troubles , il porta les aigles triomphantes jusqu’à l’Elbe et l’Océan. Comme il se préparoit à passer le fleuve , «une femme, d’une stature plus qu’bute maine, se présenta sur son passage,* et lui dit: Où veux-tu «aller, insatiable Drusus? Les destins ne te permettent pas de «voir tant de choses : retire-toi; car le terme de tes travaux et «de ta vie est prochain. » Tel est le récit de Dion et de Zonare4, ,sou copiste littéral dans cet endroit. Suétone5 y ajoute seule-

(1) Ilistor., Y, 6. (4) Dio, LV, i; Zonar., Ann., II.

(2) Annal., I, 3. (5) In Cl and. , 1, 4-

(3) Dio, LIV, 33.

ment que cette femme avoit les formes d’une barbare, et qu’elle s’exprima en latin. Si ce fait est vrai, on peut conjecturer que

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ce fut une ruse des Germains, ou de quelques uns des parents de Drusus , intéressés à voir finir ses jours ; Dion, qui du moins le trouve étonnant , croit cependant devoir y ajouter foi, à cause de l’accomplissement de la prophétie. Drusus, en effet, commença aussitôt sa retraite, et mourut avant d’être parvenu jusqu’au Rhin.

A la nouvelle de sa maladie , Auguste envoya Tibere , qui , malgré une diligence presque incroyable, n’arriva que pour recevoir les derniers soupirs de son frere. Cette mort date de l’an 745, le 14e jour de septembre, selon le calendrier trouvé à Antium. De tous les historiens qui en parlent, un seul en fait connoître la cause, c’est Tile-Live. O11 lit dans l’un des abrégés des livres perdus (abrégés que l’on croit lui être postérieurs de deux siècles au plus, s’il n’en est pas l’auteur), dans celui du 140e, que Drusus mourut trente jours après qu’un cheval, en tombant, lui eut brisé la cuisse. Ne pourroit-on pas croire que la chute de cet animal avoit eu pour cause l’apparition de cette espece de fantôme? Le corps de Drusus fut transporté à Rome, d’abord par les tribuns et les centurions, jusqu’aux quartiers d’hiver;

ensuite par les premiers magistrats des colonies et des municipes; et Tibere précédoit, à pied, cette pompe funebre1. Dans chaque ville on allumoit des bûchers, comme si le corps devoit y être consumé3. Auguste et Livie allèrent au-devant du convoi à Ravie ( Ticmum ), et Raccompagnèrent jusqu’à Rome3. Cette pompe ressembloit à un triomphe. Les restes de Drusus furent déposés dans le forum , entourés des portraits des citoyens qui

(1) Senec., Cons. ad Marc., 3. (3) Tacit., TU, 5.

(2) Suet. , Tiber.j g.

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avoient illustré les familles Claudia et Livia ; et Tibere y prononça l’oraison funebre. Auguste en prononça une seconde dans le cirque de Flaminius. Enfin le corps fut brûlé dans le champ de Mars , et les cendres furent déposées dans le mausolée d’Auguste. Le sénat donna à Drusus et à sa postérité le surnom de Germanicus , ordonna qu’on lui élevât un arc de triomphe en marbre sur la voie Appienne, des statues dans le forum , et un tombeau sur les bords du Rhin.

Auguste, en le louant, dit : «Je souhaite que les Césars mes «fils lui ressemblent, et que les dieux m’accordent un trépas «aussi glorieux. 3) Séneque fait observer qu’à peine le corps de Drusus fut déposé dans le tombeau , que Livie déposa aussi toutes les marques de deuil, «pour ne pas, disoit-elle , prolonger la «douleur de l'empereur.»

Velleius Paterculus a tracé ainsi le portrait de Drusus: «Ce «jeune homme possédoit toutes les belles qualités que la nature «humaine peut produire, et que le travail perfectionne. On ne «sait s’il eût été plus propre à conduire les armées que les affaires «civiles. La douceur de ses mœurs , son attachement à ses amis, «sa modestie, étoient dignes d’admiration. Il égaloit en beauté «son frere Tibere.... La rigueur des destins l’enleva dans sa tren- «tieme année, celle de son consulat. »

Drusus , appelé X ancien par opposition avec Drusus , fils de Tibere, son neveu, ne fut point adopté par Auguste, et ne reçut point le nom de César (qui se trouve sur les médailles de Drusus jeune seul); du moins aucun historien ne parle de ces deux faits. Il avoit épousé Antonia, de qui il eut plusieurs enfants : Germanicus, Liville, et Claude, lui survécurent.

Antonia. On ne peut mieux achever le portrait de Drusus,

et faire celui d’Antonia son épouse, qu’en reproduisant un passage de Valere Maxime

«On ne le vit jamais, dit-il, chercher les plaisirs hors du «mariage, ce Drusus Germanicus, le plus bel ornement de la «famille Claudia, de sa patrie, et, ce qui est encore plus digne «d’admiration, égalant par la grandeur de ses exploits, si on «les compare à son âge, ces*leux flambeaux divins, son pere «et son frere. Antonia, de son côté, cette femme d’un mérite «supérieur à celui de sa famille paternelle, se montra digne «d’un tel amour par une fidélité à toute épreuve. Après la mort «de son époux, brillante de jeunesse et de beauté, elle se ren- « ferma dans le palais de sa belle-rnere; c’est là quelle passa les «jours de son adolescence, et ceux de son veuvage.»

Elle étoit hile du triumvir Marc-Antoine, et d’Octavie, sœur puînée d’une autre Antonia qui fut mariée à Lucius Domitius Ahenoharbus , et grancl’mere de l’empereur Néron. Cette conformité de nom a jeté quelque incertitude dans les récits des écrivains; Suétone et Plutarque appellent celle-ci minor, ou la jeune , parcequ’elle étoit puînée 2 ; mais Tacite lui donne toujours le surnom de major, ou l’ancienne. Auguste la maria , fort jeune , avec son beau-fils Drusus, (rere de Tibere, que I on regardoit meme comme son fils, quoiquil eut ete conçu sept mois avant son mariage avec Livie. Elle le rendit pere de plusieurs enfants; trois vivoient encore en 745, année où elle le perdit.

L’un étoit ce Germanicus digne en tout point d’une mère aussi vertueuse; le troisième, Claude, qui fut empereur après Cahgula ; et le second, cette Livie, ou Liville, mariée d’abord au César Caïus, ensuite, après sa mort, à Drusus le jeune, fils de Tibere , quelle empoisonna dans le dessein d’épouser Séjan.

(i) 'Saler. Maxim., XLUI, 3. (2) Suet., cap. 1, 1; Plutarch., Ant.

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Ile des

sars.

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Antouia perdit, en 772, Germanicus. On remarqua avec surprise qu’elle 11e parut point à ses funérailles, «soit, dit Tacite', «qu’elle fût malade, soit qu’abattue par la douleur, elle ue «pût supporter le spectacle d’une perte aussi douloureuse. Je «croirois plutôt que Tibere et Livic , qui ne sortirent point «de leur palais (pour ne pas trahir leurs véritables sentiments, «malgré les apparences d’une cmuleur affectée), la contrai- «gnirent à s’abstenir de paroitre en public, afin qu’on pensât «qu’ils étoient aussi affligés quelle, et que la grand’mere et «l’oncle du prince mort n’avoient fait que suivre l’exemple de «sa mere.»

Gains Caligula, après l’exil de sa mere Agrippine, se retira dans la maison de sa bisaïeule Livie; et, après la mort de celle-ci, chez sa grand’mere Antouia. On apprend de Suétone2 que Drusille, une des sœurs de Caligula , fut élevée avec lui chez la veuve de Drusus, et que celle-ci eut la douleur d’être témoin d’un inceste entre ses deux petits-enfants. Ce fut elle qui instruisit Tibere, par une lettre que lui remit Pallas , des projets ambitieux de Séjan3; ce qui détermina ce prince indolent à secouer le joug de son affranchi. 11 apprit en même temps de sa veuve l’empoisonnement de son fds Drusus, et la part qu’y avoit prise Liville, épouse de ce prince. «J’ai su, dit l’historien Dion ' , que «Tibere ne punit pas Liville à cause de sa mere Antonia; mais « que celle-ci la fit mourir de faim. » Probablement pour lui éviter la lionte d’un supplice public.

Parvenu au trône après la mort de Tibere, Caïus parut avoir conservé le souvenir des soins qu’ Antonia avoit pris de son enfance. Il fit décréter par le sénat que Ton rendroit à son aïeule

(1) Annal, 111,3. (3) Joseph., XVIII, 8.

(2) Suet., cap. x, 24. (4) Dio,LVIII, 11.

les honneurs et les prérogatives dont avoit joui Livie1, épouse d’Auguste. Antonia crut devoir lui en témoigner sa reconnoissance, en lui donnant, quelques mois après , des avis salutaires ; mais le caractère inconstant et cruel de ce prince étoit changé; il lui répondit : «Souvenez-vous que tout m’est permis, comme «empereur et comme homme.» Ayant demandé un entretien secret , le barbare le lui refusa , à moins que Macron , préfet du prétoire , n’y fût présent. «Par ces mauvais traitements, dit Sué- «tone1, et par le chagrin qu’elle en conçut, il fut la cause de sa «mort; quelques uns croient même qu’il l’empoisonna. Au «reste, il ne lui lit rendre aucun honneur funebre, et il contem- «pla même de son palais le bûcher qui consumoit les restes de «son aïeule.» Dion dit aussi expressément, qu’irrité de ses représentations, il la contraignit à se donner la mort.

Ainsi périt, l’an 37 de l’ere vulgaire, âgée d’environ soixante et quinze ans, Antonia, veuve du vertueux Drusus, mere du grand Germanicus ; digne elle-même, par ses brillantes qualités et par sa conduite irréprochable , de voir son nom passer à la postérité. Claude, devenu empereur, rétablit la mémoire de sa mere, et les honneurs qui lui avoient été accordés. Si l’on en croit Séneque, il la plaça même au rang des divinités3.

(1) Suet., cap. xxix; Dio, LIX, 3.

(2) Suet., cap. xxiii.

(3) Ipse deam esse jussit. (Apocolo.) On trouve clans Gruter (336, 9) l'inscription suivante :

ANTONIAI A VGVSTAI DRVSI.

SACERDOTI Dlil AVGVSTI

MATRI • TI • CLAVDI CAISARI S • AVG - P P.

Autoniae Auguslae Drusi (conjugi ) saccrdoti divi Augusti , tnatri Tiberii Claudii Caesaris Augusti pat ri s palriae.

Elle est remarquable parcequ’elle nous apprend que, de même que Livie, Antonia étoit prêtresse d'Auguste; et ensuite parcequ’on y trouve le digamma des Eoliens, que Claude vouloit substituer à l v consonne, et la vieille orthographe, qu’il affectoit d’employer.

CnAP. I.

Famille de Césars.

PI. XXL

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ClIAP. I

Famille îles Césars.

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N® i et 2.

-, 3 cl i .

N" 9 et ro.

D nus es. Les médailles de Drusus ont été frappées sous Claude, ou restituées par ses successeurs. On en voit ici deux qui serviront a faire connoitre les portraits de ce prince. La première, dessinée sous le n" 6, est d’or: d’un côté, une tète couronnée de lauriers, avec la légende NERO CLAVDIVS DRVSVS GERMANIGVS IMPERATOR ; au revers, un trophée composé d’armes enlevées aux Germains , avec la légende DE GERMAN1S. La seconde est de grand bronze: d’un côté, une tête nue, avec la légende de l’autre médaille; au revers, une figure revêtue de la toge, tenant un rameau d’olivier, assise sur un siégé entouré d’armes et d’armures: c’est une de ces statues assises, en habit civil, que l’on élevoit en l’honneur des triomphateurs. C’est ainsi que Macrin' voulut que l’on élevât, en l’honneur de Caracalla, k deux statues équestres, deux statues pédestres, en habit milice taire, et deux statues assises en habit civil.»

Le buste de bronze des n° i et i a été transporté de Fontainebleau au Musée Royal, ou il est placé avec le n" 25. H est d’un beau travail. Les cheveux sont traités avec beaucoup d’art, et coupés sur le front, de la maniéré dont ils le sont a toutes les têtes de la famille d’Auguste, que nous connoissons. C’est ce que l’on observe aussi aux bustes des n” 3 et 4 du précieux camée qui fait partie de la collection de Al. de laTurbie, a Turin.

Nous devons à l’intérêt qu’a pris M. le comte François d’Lrbaeh aux travaux de Al. Visconti, la connoissance et un plâtre de la belle tète des 11” 9 et 10, de sa collection. La ressemblance avec les médailles de Drusus est incontestable. O11 croyoit que le casque étoit couvert d’une fourrure; mais j’ai reconnu que le haut et le derrière de la tète et du casque ont été brisés et restaurés; de maniéré que des cheveux, mai travaillés, ont

(1) Capitol, in Macrino , VI.

remplacé le haut du casque brisé, et ont fait penser qu’une ch.«. i. fourrure le recouvroit. Il reste de cette armure la visiere mobile, 1 ^er,de* relevée sur le front, ou du moins la partie fixe du casque qui la r xxr. fi q u roit ; et , sur la nuque, ce léger prolongement du casque qui défendoit le cou. On voit, sous ce prolongement et sur les tempes, des cheveux antiques, si mal imités par l’artiste moderne qui a remplacé le dessus du casque par des cheveux, et par des cheveux du plus mauvais travail. Tout le reste du buste est d’une conservation et d’un travail parfaits.

Antonia. C’est aussi à la jfiété filiale de Claude que nous de- te 7 et 8. vous les médailles latines d’ Antonia. Le n° 7 en présente une de moyen bronze, que l’on a choisie de préférence, parcequ’étant incuse, on y trouve deux fois le portrait de la mere de Claude, avec la légende ANTONIA AVGVSTA. Sa tète est couronnée d’épis sur la médaille d’argent du n° 8 , où elle est représentée en Cérès , comme l’ont été Livie et Agrippine jeune. Légende, ANTONIA AVGVSTA. Deux grandes torches, ornées de guirlandes, forment le type, avec la légende SACERDOS DIVI AVGVSTI. Entre les honneurs que lui fit rendre son petit-fils Caligula, Dion parle du titre d’Auguste et du sacerdoce d’Auguste '. Le récit de l’historien est confirmé par cette médaille.

On ne connoît aucun portrait d’ Antonia en ronde-bosse.

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